Le viaduc de la Recoumène (ou de Recoumène) est un pont à destination ferroviaire construit de 1921 à 1925 pour la ligne de chemin de fer dite « la transcévenole » qui devait relier le Puy (Haute-Loire) à Aubenas (Ardèche). Cette ligne n'ayant pas été achevée, le viaduc n'a jamais été mis en servicehistoire de la Transcévenole sur le site decouverte-estables.com et n'a jamais vu passer de trainViaduc de la Recoumène, Archives départementales 43, 2006.
Le viaduc de (la) Recoumène est situé dans la Haute-Loire, près du Monastier-sur-Gazeille, centre touristique rendu célèbre par Robert-Louis Stevenson. Il franchit la Gazeille, petit affluent de la Loire descendant du mont Mézenc, et la route départementale 535 qui relie le Puy à Privaslocalisation sur Google Maps ; le tracé de la ligne reste nettement visible sur cette vue aérienne. D'après le cadastre napoléonien la Gazeille s'appelait autrefois La RicomèneFeuilles cadastrales de Chadron. C'est ce nom qui a servi à l'époque, mais sous une forme légèrement modifiée, pour la désignation de ce viaduc.
Histoire Le viaduc a été conçu par l'ingénieur des ponts et chaussées Paul Séjourné, chef du service des constructions à la compagnie PLM et dernier grand spécialiste des constructions en maçonnerie pour les chemins de fer. Le chantier a été dirigé par les ingénieurs Ortigues et Ollanier et construit par l'entreprise Ch. Milliat.
Le viaduc, entièrement en basalte (la roche du pays), est long de , et comporte 8 arches en plein cintre de d'ouverture. Établi en rampe sévère de ‰ (21 mm pour mm) , il domine la rivière de 65,60m. Il est construit en courbe, d'un rayon horizontal de données du site structuraesans contreforts, ni piles de culées, ni chaînages. Grâce à l'emploi du mortier de ciment, les piles en sont très fines.
L'ouvrage est presque terminé quand arrive à la compagnie PLM, le , la décision ministérielle de ne réaliser que les interventions « strictement indispensables pour assurer la conservation des travaux exécutés à ce jour ». La section Le Monastier-Lavelade est déclassée en 1937, celle de Brives-le Monastier en 1941.
Pour reprendre les propos d'Auguste Jouret qui a participé à la construction du viaduc au début de sa carrière d'ingénieur : « Le viaduc de Recoumène est l'ultime morceau de bravoure de ce temps. Plaqué sur un paysage sévère, il s'offre dans son élégance racée et froide, hommage gratuit au basalte. Gratuit en effet car, authentique œuvre d'art, il ne sert finalement qu'à être regardé ».
Le pont a été inscrit au titre des monuments historiques le .
Loisirs Le viaduc, facile d'accès depuis la route à proximité, est intégré dans un parcours touristique pédestre, équestre et VTTla Transcévenole sur le site jeuneloiremezenc.com, et offre la possibilité d'effectuer un saut à l'élastique de Saut à l'élastique.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Bernard Marrey, Les ponts modernes. , 118, Picard éditeur, Paris, 1995 ; 279 Marc Giraud, Pascal Bejui, Paul Séjourné génie des grands viaducs, 160-161, La Régordane, La Roche-Blanche, 2010 ; 208
Articles connexes Liste des monuments historiques de la Haute-Loire (est) Le Monastier-sur-Gazeille
Liens externes
Histoire de la Transcévenole sur le site decouverte-estables.com (avec photos) Absence de barrières sur le viaduc, article de l'Éveil de la Haute-Loire, .
Recoumène Recoumène Recoumène Recoumène Recoumène Catégorie:Monument historique inscrit en 1989 Catégorie:Édifice labellisé « Patrimoine du XXe siècle » dans la Haute-Loire