Saint-Étienne-de-Montluc (prononcer ) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, et faisant partie de la Bretagne historique située au sud du Massif armoricain, qui s'étend sur les rives de la Loire, à de l'océan Atlantique.

Géographie vignette|droite|300px|Situation de la commune de Saint-Étienne-de-Montluc dans le département de la Loire-Atlantique. Situation Saint-Étienne-de-Montluc est située entre le sillon de Bretagne et l'estuaire de la Loire, à environ au nord-ouest de Nantes. De ce fait, de nombreuses îles existantes dans le fil d'eau vive du fleuve ont épousé son évolution. Certaines îles ont complètement disparu aujourd'hui ; certaines ont été raccordées à la rive drainée ; d'autres enfin, ont prospéré en taille, en forme ou ont été agglomérées au cours des siècles.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Loire, le Chézine au nord-est, l'étier du Port sur le flanc ouest, et divers autres petits cours d'eau..

La Loire, d'une longueur de , prend sa source sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif central dans le département de l’Ardèche, et se jette dans l’océan Atlantique par l'estuaire de Saint-Nazaire..

Le Chézine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Loire à Nantes..

Divers marais composés d’étiers et de douves en marais occupent le sud-ouest du territoire communal et complètent le réseau hydrographique : l'étier de Vair, l'étier des Prauds, le Canal de Ceinture, le Canal de la Jariais, le ruisseau du Berliquet, l'étier de la Giquelais, l'étier de la Musse, l'étier de la Peille, l'étier des Bas-cunauds, l'étier des Baudets, l'étier des Maillots, l'étier du Haut bois, l'étier du Petit Dareau.

vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Étienne-de-MontlucLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bouguenais à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Étienne-de-Montluc est catégorisée « petite ville », selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne-de-MontlucUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,5 %), zones agricoles hétérogènes (36 %), zones urbanisées (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6 %), forêts (1,7 %), terres arables (1,6 %), zones humides intérieures (0,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (de 1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits de la commune Les lieux-dits et écarts de la commune de Saint-Étienne-de-Montluc sont : Ar Mor, Beauregard, Beausoleil, Bellevue, La Bancalière, Chaugenet, Kerrado, La Baie, La Basse Roche, La Blandinière, La Caudelais, La Censive, La Chaussée, La Chauvelais, La Chevalerais, La Clunais, La Garotine, La Gâtais, La Gicquelais, La Grand Vigne, La Grande Noue, La Guerche, La Guillaumière, La Guittonais, La Haute Roche, La Jubinais, La Justice, La Marquellerais, La Petite Rouillonnais, La Quiételais, La Rivière, La Rouillonnais, La Rue Blanche, La Terrousais, La Villate, Le Bois Alix, Le Carrefour, Le Chêne Creux, Le Douet Renard, Le Moulin Neuf, Le Plessis, Le Pré-Cottereau, L'Étang Bernard, Saint-Thomas et Saint-Savin.

Toponymie La paroisse de Saint-Étienne n'apparaît pour la première fois sur les parchemins qu'en 1063. On pense que c'est entre les que le toponyme chrétien de Saint-Étienne remplaça celui de Montluc et que Montluc fut adjoint à Saint-Étienne après 1188.

Montluc vient de mons (colline) et lux (lumière). Selon les hypothèses, auraient été soit sensibles à la lumière des buttes du sillon de Bretagne ou des feux qu'on y allumait (Monte Lucis), soit attachés à un lieu de culte druidique (Monte Luci) situé au nord-ouest du bourg, « le bois des Bonnes-Dames », au-dessus de la Coletterie.

Durant la Révolution française, la commune porte le nom de Messidor.

La commune se situe dans la zone linguistique du Gallo. Langue dans laquelle le nom peut s'écrire Saint-Etiene selon la graphie ABCD ou Sint-t Étiènn de Monlu selon la graphie MOGA. La prononciation est comme en français ou .

En breton, son nom est depuis la fin du ..

Histoire Préhistoire et antiquité C'est sans doute aux Celtes que Saint Étienne doit son nom de « Mont-Luc ».

À l'époque gallo-romaine, un réseau très important de voies romaines fut créé. On l'emprunte partiellement aujourd'hui, sur de grands tronçons du GR3.

Moyen Âge La paroisse de Saint Étienne n'apparaît pour la première fois sur les parchemins qu'en 1063.

À la création de l'abbaye de Buzay — l'établissement cistercien de Buzay a été fondé en deux temps distinctssur l'histoire de Buzay, on peut lire les travaux des historiens J-L. Sarrazin et Pierrelee —, la plus grande partie des marais de Loire, tant au sud qu'au nord du fleuve, furent des dépendances de cette abbaye. Les hommes des moines vont pratiquer l'assèchement en particulier par endiguement en prenant appui sur les îles (par exemple l'île du Dareau). Ils s'appuieront sur un scénario sans failles pour transformer peu à peu les prés inondables en terres valorisables pour la culture et surtout l'élevage. Ils traversaient le fleuve très fréquemment pour visiter leurs propriétésc'est l'origine du lieu-dit la baie ou labbaie (l'abbaye) cf ALA H49 où on trouvait un petit port qui était d'abord sur une île. Après la guerre de Succession de Bretagne est apparu un personnage redoutable, l'honnête frère Gauguetcité entre autres par J-L. Sarrazin dans divers articles ALA H36. Ce moine achetait et vendait pour l'abbaye, mais aussi pour son propre patrimoine. Il a su créer un patrimoine gigantesque en quelques années. On suppose qu'il s'agissait du seigneur de Périer, une seigneurie en Sainte-Opportuneen Saint-Père en Retz. C'est à partir de ce moment que l'abbaye va céder des terres en longue durée à cens ou à rente à des fermiers. Plus tard les moines ont même vendu des terres non stratégiques, grâce à une astuce fondée sur les principes dits du mort-gage encore utilisés en Grande-Bretagne pour l'achat de propriétés à tempéramentles prêts sont interdits par l’Église à cette époque. Par le système de la commandite proposé par les rois de France, les abbés deviennent des courtisans qui profitent sans vergogne de la rente. À la Révolution française, il n'y a presque plus de moines. L'abbaye est supprimée et ses terres vendues et partagées entre les différentes communes concernées. À sa grande époque, avec son patrimoine de marais, d'îles de Loire et de salins, on peut dire que l'abbaye de Buzay a été immensément riche, même s'il n'y a que peu de traces visibles de cette richesse aujourd'hui.

Le travail des moines sur les basses terres