Le Nice Jazz Festival, appelé à l'origine Le festival du jazz, est un festival de musique organisé à Nice en France une première fois en 1948, puis tous les ans depuis 1971. Il est parfois considéré comme Alan Axelrod, The complete idiot's guide to jazz, Alpha, 1999, p. 23 .
L'édition 2020, initialement prévue du 17 au , est annulée par les autorités locales le , en raison de la pandémie de coronavirus"C'est une décision lourde à prendre", l'édition 2020 du Nice Jazz Festival annulée, sur tendanceouest.com, 25 avril 2020 (consulté le 28 avril 2020)..
Histoire La première édition du festival international de jazz de Nice, organisée par Jacques Hebey (cocréateur en 1960 de Jazz à Juan) sous la direction artistique d’Hugues Panassié, président du Hot Club de France, a lieu du 22 au .Programme du festival sur le site http://chimeproject.eu. Louis Armstrong et son groupe The All Stars et Django Reinhardt en sont les vedettes principales.
Le festival se déroule à l'opéra de Nice, et au casino municipal de la place Masséna.
Pendant le festival, plusieurs artistes étaient présents : Louis Armstrong, Barney Bigard, Francis Burger, Sidney Catlett, Suzy Delair, Baby Dodds, , Stéphane Grappelli, Earl Hines, Jean Leclère, Claude Luter, Mezz Mezzrow, Velma Middleton, Yves Montand, Django Reinhardt, Joseph Reinhardt, , Jimmy Skidmore, Emmanuel Soudieux, Rex Stewart, Jack Teagarden et Louis Vola.
Le , Suzy Delair a chanté C'est si bon à l'Hôtel Negresco lors de ce Festival. Louis Armstrong était présent et a adoré la chanson. Le , il enregistre la version américaine de la chanson (paroles anglaise de Jerry Seelen) à New York avec l'orchestre de Sy Oliver. À sa sortie, le disque connut un succès mondial et la chanson fut ensuite reprise par les plus grands chanteurs internationaux.
Le festival ne reprendra qu'en 1971, organisé par la ville de Nice dans le jardin Albert- au Théâtre de verdure, à la suite de la suspension du festival de jazz d'Antibes - Juan-Les-Pins.
1974-1979 : La Grande Parade du Jazz En 1974, l'organisation du festival est confiée au producteur américain George Wein, créateur du Newport Jazz Festival en 1954, aux côtés de Jean-Louis et Simone Ginibre. Le festival est rebaptisé Grande Parade du Jazz, et trouve son lieu de prédilection aux arènes de Cimiez sur les hauteurs de Nice. Les concerts ont lieu simultanément sur trois scènes (arènes, Matisse, jardins) autour d'un grand parc d'oliviers consacré à la restauration, aux échoppes, qui se prête à l'accueil d'un public familial.
La configuration des lieux permet aux organisateurs d'accueillir simultanément plusieurs styles de musique (bebop, blues, jazz fusion, new orleans, etc.), avec différentes générations de musiciens, des artistes locaux et des stars internationales. Les spectateurs, dont beaucoup découvrent ainsi le jazz, déambulent d'une scène à l'autre en fonction des programmes, qui changent toutes les heures ; ils peuvent s'allonger sur les pelouses face à la scène des jardins, ils peuvent danser sur les planches devant la scène Matisse, ils croisent parfois les musiciens qui profitent aussi des spectacles. L'atmosphère festive et le concept scénique attirent un public à la fois local et international. Les rues de Nice participent également à la fête avec chaque jour des parades et des concerts improvisés. Les musiciens se retrouvent le soir à l'hôtel Beach Regency où le spectacle se prolonge en jam sessions tard dans la nuit.
La notoriété de la Grande Parade du Jazz se développe encore avec les enregistrements de Jean-Christophe Averty diffusés à la télévision. La Grande Parade du Jazz reste pour les amateurs l'âge d'or du festival.
1980-1993 : JVC Nice Jazz Festival Avec l'arrivée du mécénat, le festival devient en 1980 JVC Grande Parade du Jazz puis JVC Nice Jazz Festival en 1992. JVC est alors partenaire de plusieurs grands festivals de jazz à travers le monde, dont celui de Newport ou de Londres.
La recherche d'un équilibre financier par l'augmentation de la fréquentation nécessite l'ouverture de la programmation à d'autres courants musicaux : world music, reggae, rock, toujours aux côtés de grandes figures du jazz et du blues.
Depuis 1994 : Nice Jazz Festival En 1994, la mairie de Nice doit se séparer de la gestion du festival, et confie son organisation à une entreprise privée : 1994-1996 : Association Les Alizées, Nice Jazz Productions SARL 1997 : Viviane Sicnasi (responsable de la communication et des relations presse de la Grande Parade depuis 1974) 1998-2000 : Michel Leeb 2001-2007 : Viviane Sicnasi Production (délégation de service public) 2008-2010 : Gérard Drouot Production (délégation de service public)Le Nice Jazz Festival change d'ère, maville.com, 23 décembre 2007
En 2011, la Ville reprend la direction du festival, en sous-traitant la direction artistique : 2011 : Reprise en régie municipale avec Harry Lapp en tant que directeur artistique, abandon du site de Cimiez et retour aux jardins Albert Nice Jazz Festival 2011 dans le jardin Albert , Nice Matin, 22 juin 2010. 2012 : Harry Lapp 2013 : Sébastien Vidal, association Jazz from The Duke.. Depuis 2014 : Sébastien Vidal, association Le Duc des Lombardscentraledesmarches.com, 11 février 2014, consulté le 27 mars 2015.
Programmation Depuis 1974, le Nice Jazz festival se déroulait de à tous les ans au mois de juillet durant huit jours, puis il est réduit à seulement 5 jours en 2011 et à 4 jours en 2023.
Le Nice Jazz Festival présentait depuis 1994 une affiche de moins en moins marquée jazz (Leonard Cohen, Maxime Le Forestier, Julien Doré, Phil Collins, Jacques Higelin, Laurent Garnier, Earth, Wind and Fire…), se voulant plus éclectique pour répondre aux goûts variés du public selon les organisateurs, et attirer un plus grand nombre de spectateurs. En 2011, la programmation revient nettement au jazz et à ses proches courants. Mais en 2014 elle renoue avec des concerts plus grand public avec notamment Patrice (reggae), Metronomy et Cassius (electro), Deep Purple (hard rock), les Gipsy Kings ou Iggy Pop.
1948 22–28 février
Le 22 février, Louis Armstrong and His All Stars se produisent lors de l'ouverture du festival ; plusieurs prestations de l'édition sont enregistrées et diffusées par la Radiodiffusion française.
Le 27 février, Django Reinhardt et Stéphane Grappelli se produisent à l'Opéra de Nice avec le Quintette du Hot Club de France. Le 28 février, la soirée de clôture à l'hôtel Negresco, dite « Nuit de Nice », réunit les artistes du festival ; Suzy Delair et Yves Montand y donnent notamment des tours de chant avant une jam session finale.
1971
18–23 juillet
Le festival revient à Nice après vingt-trois ans d'interruption et se tient au Théâtre de Verdure et dans le jardin Albert-Ier.
Dimanche 18 juillet : Larry Coryell Quartet, Marc Albert Quartet, Pharoah Sanders Quintet. Lundi 19 juillet : Bill Doggett Sextet, Hampton Hawes Trio, T-Bone Walker Sextet. Mardi 20 juillet : Ella Fitzgerald. Mercredi 21 juillet : Le Paris Jazz Quartet & Stéphane Grappelli, T-Bone Walker Sextet, The Herbie Hancock Sextet. Jeudi 22 juillet : Hampton Hawes Trio, Ivan Jullien et son Grand Orchestre, Oscar Peterson Trio. Vendredi 23 juillet : Bill Doggett Sextet, Marion Williams, Oscar Peterson Trio.
Jazz Hot consacre son numéro de septembre 1971 au festival et documente notamment Larry Coryell avec Jack Bruce, Pharoah Sanders, Hampton Hawes, Ella Fitzgerald et Herbie Hancock.
1972
18–24 juillet
Le festival se déroule de nouveau au Théâtre de Verdure et dans le jardin Albert-Ier.
Ella Fitzgerald est documentée pendant l'édition avec Tommy Flanagan, Niels-Henning Ørsted Pedersen et Ed Thigpen. Mercredi 19 juillet : une jam session réunit notamment Roy Eldridge, Eddie « Lockjaw » Davis, Al Grey, John Lewis, Percy Heath et Connie Kay ; une autre formation rassemble Dizzy Gillespie, Sonny Stitt, Cannonball Adderley, Tommy Flanagan, Milt Jackson, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Daniel Humair et Ella Fitzgerald. Jeudi 20 juillet : Charles Mingus Sextet ; Dizzy Gillespie rejoint ensuite la formation de Mingus. Parmi les autres musiciens documentés pendant l'édition figurent Max Roach, Milt Jackson, Percy Heath, Eddie « Lockjaw » Davis, Al Grey, Bobbie Jones et Dizzy Gillespie.
Jazz Hot publie dans son numéro de septembre 1972 un compte rendu spécifique du Festival de jazz de Nice, illustré notamment par des photographies de Dizzy Gillespie avec Charles Mingus, Max Roach, Milt Jackson, Percy Heath, Ella Fitzgerald, Al Grey et Eddie « Lockjaw » Davis.
1974
15–21 juillet
La première Grande Parade du Jazz se tient dans les jardins et les Arènes de Cimiez. L'affiche annonce trente orchestres et environ 250 musiciens, répartis sur plusieurs scènes.
Parmi les formations et artistes documentés : Preservation Hall Jazz Band, Cozy Cole, World's Greatest Jazz Band, Jimmy McPartland, Joe Venuti, Ruby Braff–George Barnes Quintet, Eubie Blake, Milt Hinton, Bill Coleman, Wallace Davenport, Vic Dickenson, Buddy Tate, Eddie « Lockjaw » Davis, George Wein, Panama Francis, Willie Mabon, Gérard Badini, White Eagle Jazz Band et Barrelhouse Jazzband. Le 18 juillet, un « Tribute to Count Basie » réunit notamment Wallace Davenport, Ruby Braff, Bill Coleman, Vic Dickenson, Buddy Tate, Eddie « Lockjaw » Davis, Gérard Badini, George Wein, James Leary, Panama Francis et Willie Mabon.
1975
17–27 juillet
Parmi les artistes documentés : Bobby Hackett, Vic Dickenson, Joe Venuti, Barney Bigard, Teddy Wilson, Red Norvo, George Duvivier, Bobby Rosengarden, Chet Baker, Zoot Sims, Clark Terry, Harry « Sweets » Edison, Buddy Tate, Illinois Jacquet, Earl Hines, Eubie Blake, Pee Wee Erwin, Wingy Manone, Ruby Braff, George Barnes, Joe Newman, Benny Carter, Michael Moore, Vinnie Corrao, Ray Mosca et Helen Humes. Le 17 juillet, la cérémonie d'ouverture réunit notamment Bobby Hackett, Vic Dickenson, Joe Venuti, Barney Bigard, Teddy Wilson, Red Norvo, George Duvivier et Bobby Rosengarden. Chet Baker est documenté les 20 et 24 juillet ; Wingy Manone le 21 juillet. Earl Hines se produit notamment le 25 juillet avec Harley White, Eddie Graham et Marva Josie.
1976
8–18 juillet
Parmi les principaux artistes et formations : Sarah Vaughan, Dizzy Gillespie Quartet, Count Basie Orchestra, Art Blakey's Jazz Messengers, Illinois Jacquet, Buck Clayton, Teddy Wilson, Milt Buckner, George Duvivier, Alan Dawson, Benny Waters, Vic Dickenson, Doc Cheatham, Buddy Tate, Bucky Pizzarelli, Harold Mabern, Cootie Williams, Bud Freeman, Milt Hinton, Dick Hyman, Marian McPartland, Gerry Mulligan, Arvell Shaw, Bob Wilber, Jay McShann, Percy Heath, Major Holley et Preservation Hall Jazz Band. Des comptes rendus d'époque documentent également Thelonious Monk, Art Ensemble of Chicago, Bernard Lubat, Michel Portal, Jean-Louis Chautemps, Sam Rivers, Steve Lacy, Don Pullen, Milford Graves, Little Mack Simmons, Zoot Sims, Bernard Peiffer, Jimmy Reed, Ira Sullivan et Warren Smith. Count Basie ouvre l'édition le 8 juillet et Dizzy Gillespie est documenté le 9 juillet. Le 14 juillet, la New York Jazz Repertory Company présente un hommage à Jean Goldkette avec notamment Jimmie Maxwell, Bernie Privin, Dick Sudhalter, Eddie Bert, Al Cobbs, Bob Wilber, Johnny Mince, Budd Johnson, Eddie Barefield, Dick Hyman, Bucky Pizzarelli, Milt Hinton et Bobby Rosengarden.
1977
7–17 juillet
Les principales formations comprennent Count Basie Orchestra, Dizzy Gillespie Quartet avec Jon Faddis, Thad Jones–Mel Lewis Orchestra, Charles Mingus Quintet, Wallace Davenport and the New Orleans All Stars, Earl Hines Quartet, Muddy Waters Blues Band, Dave Brubeck Quartet, Cab Calloway's Harlem on Parade, New York Jazz Repertory Company et Anachronic Jazz Band.