Les Jeunes-France sont des jeunes romantiques français regroupés vers 1830 autour de Pétrus Borel, Gérard de Nerval et Théophile Gautier. L'expression est créée par Le Figaro le , empruntée à La Jeune France, un journal publié de juin à par le républicain Eugène Plagniol et son collaborateur Léon Gozlan.
Histoire
Le Petit-Cénacle Introduit par Gérard de Nerval et Pétrus Borel dans le cénacle de Victor Hugo, Théophile Gautier et son groupe d'amis créent par la suite le Petit-Cénacle, qui se regroupe dans l'atelier de Jehan Du Seigneur :
Postérité Théophile Gautier publie le Les Jeunes-France, romans goguenards, recueil de nouvelles fondées sur des souvenirs.
Description Animés par des idées libérales et opposés aux conventions bourgeoises, à l'utilitarisme bourgeois, aux commerçants, aux propriétaires, aux concierges, aux académiciens et à Louis-Philippe, ils se distinguent par leurs outrances langagières (avec des injures comme « perruque ! » ou « bourgeois ! »), vestimentaires (ils prônent le port de la barbe, les cheveux longs, et portent des costumes colorés, par opposition aux costumes noirs des bourgeois) et anti-idéologiques, dont se sont servis leurs adversaires, dans la presse, pour dénoncer le mouvement romantique. Passionnés d'art, auquel ils attribuent souvent une mission visant à transformer le réel, ils représentent des soutiens fidèles de leurs aînées dans la bataille qui les oppose aux classiques, en particulier au théâtre, où a lieu notamment la bataille d'Hernani. Même s'il n'ont pas participé aux Trois Glorieuses, ils sont républicains.
Bibliographie Ouvrages généraux
Études
Notes et références
Articles connexes Petits romantiques
Catégorie:Romantisme Catégorie:Littérature française du XIXe siècle Catégorie:Mouvement littéraire en France