La rue François-Miron est une voie du de Paris. Axe ancien permettant l'accès au centre de Paris depuis l'est, elle est constituée en 1865 par l'unification de deux rues, la rue du Pourtour-Saint-Gervais et une partie de la rue Saint-Antoine dont elle constitue le prolongement.

Situation et accès thumb|left|La rue François-Miron vue en direction de la rue Saint-Antoine.

Au début du , la rue du Monceau Saint-Gervais, située dans l'ancien , quartier de l'Hôtel-de-Ville commençait aux 1-2, rue du Tourniquet-Saint-Jean et finissait au 15, rue de Longpont et au 1, rue du Pourtour-Saint-GervaisJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Hôtel de Ville », îlots , F/31/89/25, îlot , F/31/89/26..

Les numéros de la rue étaient noirs. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Au milieu du , la rue François-Miron, d'une longueur de , située dans l'ancien , quartier de l'Hôtel-de-Ville commençait aux 4-6, rue de Lobau et finissait au 1, rue du Pourtour-Saint-Gervais et au 13, rue Jacques-de-BrosseFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..

Actuellement, la rue François-Miron, d'une longueur de , est située dans le , quartier Saint-Gervais, et commence place Saint-Gervais et finit au 1, rue de Rivoli et au 11, rue de Fourcy, à hauteur de la place des Combattantes-et-Combattants-du-Sida.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|François Miron. Elle doit son nom à François Miron, prévôt des marchands de Paris de 1604 à 1609.

Historique La rue François-Miron correspond à la voie romaine datant du allant de Lutèce (Paris) à Melodunum (Melun) et Agedincum (Sens). Une nécropole romaine puis mérovingienne se trouvait en bordure de cette voie (ossements retrouvés au sous les ).

Cette voie s'est appelée « rue du Monceau-Saint-Gervais », en raison de sa direction vers l'église Saint-Gervais qui était bâtie sur une petite éminence qu'on appelait anciennement « monceau ». Ce moncellum était un fief qualifié de prévôté, dont il est fait mention sous le règne de Louis le Jeune, en 1141.

La partie de la rue longeant l'église Saint-Gervais-Saint-Protais (section de la place Saint-Gervais à la rue des Barres) est bordée de constructions dès le tout début du haut Moyen Âge. Au , une première enceinte est construite sur la rive droite, coupant l'actuelle rue François-Miron au niveau de la rue des Barres ; une porte y était aménagée : la porte Baudoyer qui fut détruite à la fin du .

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « rue du Cimetire-Saint-Gervais ».

La section de la place Saint-Gervais jusqu'au croisement avec la rue des Barres a d'abord porté les noms de « rue du Cimetière-Saint-Gervais » (), « rue du Pourtour-Saint-Gervais » () et de « rue du Monceau-Saint-Gervais » (jusqu'en 1838), tandis que la section entre les croisements avec la rue des Barres et la rue de Fourcy a fait partie de la rue de la Porte-Baudet ou Baudoyer, devenue au la rue Saint-Antoine.

Elle est citée sous le nom de « place du Montceau Saint Gervais » dans un manuscrit de 1636.

Le , en vertu d'un arrêt du conseil d'État, la « rue du Monceau » est élargie.

Une décision ministérielle du 13 thermidor an V () signée François de Neufchâteau fixe la largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .

Extrait d'un rapport au roi du ministre de l'Intérieur du :

Cette demande est approuvée par Louis-Philippe le jour même.

Extrait d'une lettre du ministre de l'Intérieur :

Le percement de la rue de Rivoli au cours des années 1850 a amené l'arasement des terrains environnant pour assurer la continuité du profil de cette nouvelle voie, laissant la partie de la rue Saint-Antoine correspond à l'actuelle rue François Miron à son niveau d'origine un peu plus élevé, ce qui explique l'escalier de la rue Cloche-Perce.. Le , la rue du Pourtour-Saint-Gervais et la partie de la rue Saint-Antoine comprise entre les rues des Barres et de Fourcy, sont réunies pour former la rue François-Miron..

Le , des explosions de gaz se sont produites au carrefour des rues François-Miron et du Pont-Louis-Philippe.. La catastrophe fit neuf morts..

Le , à 8 heures, un obus tiré d'un Pariser KanonenContrairement à la croyance populaire de l'époque, la grosse Bertha n'a jamais été utilisée sur Paris., explose dans la rue en faisant plusieurs victimes. Le président du Conseil Georges Clemenceau se rend sur place durant la journée.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire L'ancienne caserne Napoléon, également appelée caserne Lobau, occupe l'espace situé entre les places Saint-Gervais et Baudoyer et les rues François-Miron, de Lobau et de RivoliLa caserne Napoléon.. : immeubles construits entre 1733 et 1737 par Jacques Vinage et celui de l'angle du par Jacques Gabriel. Ces immeubles qui appartenaient à la fabrique de la paroisse Saint-Gervais remplacent des maisons construites à partir de 1475 à la place d'échoppes, nommées l'« apport Saint-Gervais », adossées au mur du cimetière Saint-Gervais.. Les escaliers en bas du trottoir datent du nivellement de l'espace de l'église à l'Hôtel-de-Ville en contrebas du monceau Saint-Gervais et de l'arasement du quartier environnant par les travaux d'urbanisme du Second-Empire. Auparavant, le monceau Saint-Gervais s'abaissant en pente douce de l'église et de ses alentours vers la place de Grève, la rue était au niveau du rez-de-chaussée. Ces immeubles ont été restaurés à partir de 1945 par l'architecte Albert Laprade dans le cadre de la rénovation de l'îlot insalubre n° 16. Ils jouxtent l'église Saint-Gervais-Saint-Protais sur son côté nord et bordent le terrain de l'ancien cimetière Saint-Gervais supprimé en 1792 et aménagé en jardin de la copropriété après 1945..Ces bâtiments du possèdent la particularité d'avoir les ferronneries des balcons du deuxième étage, œuvre du serrurier Jean-Baptiste Bouillot, qui évoquent l'orme du parvis Saint-GervaisJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. 1, .. : la famille Couperin y a vécu. Une ancienne plaque de rue, gravée dans la pierre, indique Rue du PourTour (voir supra). : ancienne plaque de rue, gravée dans la pierre, indiquant Place Baudoyer. : Ledru-Rollin y est né. : dite maison Camuset, construite par Jacques V Gabriel (le père d'Ange-Jacques Gabriel) avec celle du rue des Barres. Les chaines de refends à ses extrémités et un premier étage plus haut la distinguent des immeubles voisins des sur lesquels elle est alignée.

: deux maisons ayant retrouvé leur aspect médiéval avec les colombages visibles lors de leur restauration en 1967. : : maison À l'enseigne du Faucheur (plaque en façade) ; : maison À l'enseigne du Mouton (plaque en façade), à encorbellement sur la rue Cloche-Perce.

: emplacement approximatif de la première porte Baudoyer de l’enceinte carolingienne.. : à l'angle de la rue Tiron, présence d'une boulangerie aux panneaux décorés.

: emplacement de l'ancien Petit Saint-Antoine. : porte cochère avec tympan décoré ; le est inscrit aux monuments historiques.

: la maison d'Ourscamp, édifiée à la fin de ; elle abrite l'Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique.

: l’hôtel de Beauvais, édifié à partir de 1655 par Pierre de Beauvais et Catherine Bellier ; il abrite la cour administrative d’appel de Paris. On peut le voir (L'Hostel de Beauvais rue Saint Anthoine.) à la page 20 du catalogue Mozart à Paris de l'exposition du bicentenaire de son décès présentée au musée Carnavalet du au . C'était lors du mariage de Louis XIV en 1660. La Cour administrative d'appel de Paris y est installée..

: l'hôtel du Président Hénault (inscrit aux monuments historiques). : maison construite en 1689 par Jacques Gabriel. Le rez-de-chaussée a été évidé pour faire passer le trottoir de la rue de Fourcy.

Contrairement au côté pair, le côté des numéros impairs de la fin de la rue ne possède aucun bâtiment répertorié aux monuments historiques. Toutefois, ce côté impair présente quelques immeubles dignes d'intérêt (forme, façade, etc.), comme ceux situés aux .

Notes et références Notes

Références

Pour approfondir Bibliographie . . . . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 4e arrondissement de Paris Francois-Miron Catégorie:Le Marais Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 François-Miron