vignette|Carte postale de François Flameng, Saint Louis remet à Robert de Sorbon la charte de la fondation de la Sorbonne (Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, NuBIS). François Léopold Flameng né le à Paris, où il est mort le , est un peintre, graveur et illustrateur français.
Biographie vignette|redresse|gauche|Portrait de la princesse Zénaïde Youssoupoff et ses deux fils à Arkhangelskoïe (1894), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage. Fils du célèbre peintre et graveur Léopold Flameng, François Flameng fait sa scolarité secondaire au lycée Louis-le-Grand à ParisAlexandre Page, « François Flameng, un maître de l’éclectisme », sur lespetitsmaitres.com, (consulté le ).. Apprenant la peinture auprès de son père, il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel, puis dans ceux de Pierre Edmond Alexandre Hédouin et de Jean-Paul Laurens.
Dès 1870, il réalise plusieurs planches de reproductions d’œuvres des peintres Alfred Sisley, Édouard Manet et Claude Monet pour le catalogue de la galerie Durand-RuelPortail des collections des musées de France, sur le site Joconde du ministère de la culture (consulté le ).. En 1875, il débute au Salon des artistes français avec sa toile Le Lutrin. Il est attiré comme beaucoup d'autres peintres par le site pittoresque de SepteuilDont un des représentants de cette dite « école de Septeuil », Antoine Chintreuil, y meurt en 1873. On y retrouve Jean-Alfred Desbrosses (1835-1906), Léopold Desbrosses (1821-1908) ainsi que Louveau-Rouveyre (né en 1881)..
Il épouse, le , à Neuilly-sur-Seine, Henriette TurquetMarguerite Henriette Augusta Turquet, de son nom complet. dont les parents sont Edmond Turquet, sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts et Octavie de Montgomery (1834-1881)Lettre d'Edmond Turquet adressée à Louis Blanc, sur le site de la Librairie Passé-Présent (consulté le ).. Leur union donnera naissance à deux enfants, Jean (1882-1915), mort durant la Première Guerre mondiale à Écoivres« Jean Flemeng, le fils du peintre », publié sur vlecalvez.free.fr], site consacré au d'infanterie au cœur de la Première Guerre mondiale (consulté le )., et Marie (1884-1969)« Marie Decugis », sur le site Sports-reference.com (consulté le )..
Il vécut plusieurs années au château de Courgent au lieu-dit La Tournelle Révision du PLU sur le domaine de la Tournelle, page 7/11, séance du , sur le site de l'Association Septeuil Adic (consulté le ). où il réalisa plusieurs peintures. Un courrier, daté du , adressé à Edmond Hédouin, indique : François Flameng, « Ensemble de documents… », sur le site millon-associes.com (consulté le ).. L’œuvre citée par l'artiste est Le Massacre de Machecoul qui illustre la guerre de Vendée (1793-1796) ; elle est exposée au Salon de 1884 et fait suite à une commande de scène historique de la part de l’État (acquise le )Musée d'art et d'histoire de Cholet : « Le Massacre de Machecoul », sur le site l'Internaute (consulté le ). pour décorer des bâtiments officielsAlain Galoin, « Études sur La Guerre de Vendée », sur le site histoire-image.org (consulté le )..
Ami du peintre américain John Singer Sargent et de Paul Helleu, il établit son atelier et son domicile vers 1900 au 16, rue de la Glacière à Paris
En 1891, il conçoit des esquisses pour le premier billet de banque français en quadrichromie, d'une valeur faciale de . Une gravure est réalisée en 1897, mais le billet ne sera pas émis. Le dessin servira dans des couleurs différentes à la réalisation du billet de , dit le 5000 francs Flameng, qui est mis en circulation de 1938 à 1945« Histoire de notre monnaie : François Flameng », publié par Christian Aubin, sur le site de l'université de Poitiers (consulté le )..
Apprécié par le tsar Alexandre III, qui lui a acheté le tableau intitulé : Baignade des dames de la cour au Bathing of Court Ladies in the 18th Century (1888), conservée au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg (consulté le )., il est invité durant l'année 1894 à Gatchina en Russie pour y exécuter une série de portraits de personnalités aristocratiques et de la cour impériale L'écho saumurois, , , sur le site des archives de la ville de Saumur (consulté le )..
De 1895 à 1897, François Flameng participe à la décoration de la nouvelle salle Favart du théâtre national de l'Opéra-Comique à Paris, reconstruite après le deuxième incendie du , en collaboration de Benjamin Constant, Henri Gervex, Albert Maignan et Luc-Olivier Merson. La salle est inaugurée, le .
En 1900, il exécute le panneau décoratif Paris pour la grande salle du restaurant Le Train bleu de la gare de Lyon à Paris.
François Flameng est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1905 où il comptera de nombreux élèves. Il devient membre de l'Académie des beaux-arts cette même année, en remplacement de William Bouguereau Journal de Monaco, , , , sur le site du Journal de Monaco (consulté le ).. Il est le président d'honneur de la Société des peintres militaires français.
De 1912 à 1917, il est maire de Courgent, commune où son père avait été inhumé en 1911. thumb|Portrait de Santos-Dumont, 1914, MNAC.. En 1914, François Flameng est parmi les premiers peintres des armées à rejoindre les missions aux armées. Se trouvant directement au cœur des combats dans l'Aisne en , il écrit à sa fille du front, lui donnant des nouvelles de son frère qui est au d'infanterie, , qu'il visitera en 1915. Il fait ainsi le tour du front avec une voiture et son chauffeur, en étant sur tous les points sensibles, mais avec des séjours de courte durée. Il y saisit des croquis qu'il traduit ensuite sur toile à l'atelier. Il a une préférence pour les scènes historiques, mais peint avec autant d'aisance les scènes de genre et les portraits de personnalités de son époque, ce qui lui assure une renommée importante. vignette|319x319px|Retour d'un vol de nuit sur avions "Voisin" de bombardement, 1918, Huile sur toile, 54 x 81 cm, collection privée, Paris. Le , son épouse habitant au château de Courgent vient à mourir des suites d'une maladie contractée à l'hôpital 19 de Mantes-la-Jolie (actuelle école Hélène-Boucher)« École Hélène-Boucher », sur le site pss-archi.eu (consulté le ). en tant qu'infirmière de la Croix-Rouge française durant la guerre« Marguerite Henriette Augusta Flameng », sur le site memorialgenweb.org (consulté le ).. Une année plus tard, son nom est gravé sur le monument aux morts de la Première Guerre mondiale qui est situé à proximité de l'église de Courgent« Le monument aux morts de la commune », publié le sur le site Topic-Topos (consulté le )..
Il vend l'ensemble de ses collections comprenant des Chardin, Van Dyck, La Tour, Rembrandt Un catalogue est publié à cette occasion par la galerie Georges Petit.
François Flameng, atteint de diabète, meurt le à son domicile parisien du 61 rue Ampère à la suite d'une amputation d'une jambe subie 48 heures auparavantLe Petit Parisien, du , publié sur le site retronews.fr (consulté le ).. Il est enterré, aux côtés de sa femme et de son père, au cimetière de Septeuil.
Sa fille Marie épouse le tennisman Max Decugis dont elle est parfois la partenaire de double mixte.
Œuvre Œuvres dans les collections publiques
Canada Ottawa, musée des Beaux-Arts du Canada : La Cour de l'Alhambra, 1875. Espagne Barcelone, musée national d'Art de Catalogne: Portrait de l'aviateur brésilien Alberto Santos-Dumont, 1914. États-Unis Chicago, musée d'histoire : Lois Kellogg, 1911. Manchester, Currier Museum of Art. Philadelphie, : Sur le champ d'honneur, vers 1919. San Francisco, musée des Beaux-Arts : La Bataille de Waterloo ;
La Fileuse ; Les Suites d'un bal du Prado, gravure ; Camille Desmoulins, gravure. Washington, Smithsonian American Art Museum : Madame Adeline M. Noble, 1903 ; Saint-Cloud, , 1906, aquarelle.
France vignette|redresse|Le Massacre de Machecoul (1884), musée d'Art et d'Histoire de Cholet. vignette|redresse|Marie-Antoinette se rendant au supplice (1885), Vizille, musée de la Révolution française. Beaune, musée des Beaux-Arts : Frédéric Barberousse au tombeau de Charlemagne, 1876 ; Portrait de , évêque de C…, 1876. Bordeaux, musée Goupil. Cholet, musée d'Art et d'Histoire : Le Massacre de Machecoul, 1884. Gray, musée Baron-Martin : Andromaque, Astyanax, Cephise, Pyrrhus, Phoenix, d'après Pierre-Paul Prud'hon, gravure sur papier, . Le Quesnoy, mairie : Soldats écossais dans les tranchées, vers 1920. Mâcon, musée des Ursulines : Portrait de Louis-Joseph Havard, vers 1885. Marseille, musée des Beaux-Arts : Portrait de , 1903. Nice, musée des Beaux-Arts Jules Chéret : Portrait de Mme Winterfield, 1910. Paris : Assemblée nationale : Eylau. Bibliothèque nationale de France : Lettre à Edmond de Goncourt, 1879, avec un dessin ; lithographie pour une œuvre de bienfaisance au profit des orphelins de guerre du personnel des PTT, vers 1918.vignette|redresse|La Musique, hôtel de ville de Paris. hôtel de ville : La Musique. gare de Lyon, restaurant Le Train bleu : Paris, 1900. Banque de France : Billet de 1000 francs, 1891, projet ; Billet de 500 francs, 1918. musée de l'Armée : Le Défilé de la Victoire le , 1919 ; Une machine Gun Company de chasseurs alpins dans les Vosges ; La Bataille de l'Yser ; The Donkey, Somme 1916 ; Le Front Forgotten ; L'Artillerie lourde sur le chemin de fer, ; Dampierre ; Aéroplane prêt au décollage ; Glorification du Soldat inconnu, 1920, plafond de la salle d'honneur. musée du Louvre, département des arts graphiques : lettre autographe à Édouard Manet. musée d'Orsay : Madame Flameng, femme de l'artiste, 1893. Petit Palais : Portrait de profil d'Auguste Rodin, 1881.vignette|redresse|Abélard et son école sur la montagne Sainte-Geneviève, Paris, Sorbonne. Sorbonne, péristyle des lettres du grand escalier : Abélard et son école sur la montagne Sainte-Geneviève, peinture murale. Théâtre-Italien, escalier : La Comédie fustigeant les vices. théâtre national de l'Opéra-Comique : La Tragédie grecque, Le Ballet et le plafond La Vérité sortant du Puits. Périgueux, musée du Périgord : Portrait de Sem, vers 1912. Rennes, musée de Bretagne : Hachette, exposition 1900, affiche. Rouen, musée des Beaux-Arts : Les Vainqueurs de la Bastille, 1881 ; Portrait de , 1901. Sète, musée Paul Valéry : Portrait de femme en Diane, 1904, huile sur toile, 130 x 90 cm Versailles, château de Versailles : Ernest Constans. Villequier, musée Victor-Hugo : fonds d'une centaine de dessins pour les œuvres complètes de Victor Hugo (1885-1889). Vizille, musée de la Révolution française : Marie-Antoinette se rendant au supplice, 1885.
Royaume-Uni Londres, Royal Collection : Queen Alexandra.
Russie vignette|redresse|Baignade des dames de la cour au (1888), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage. Moscou, musée des Beaux-Arts Pouchkine : Portrait de Vera Kharitonenko, 1893. Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage : Portrait de la princesse Zénaïde Youssoupoff et ses deux fils à Arkhangelskoïe, 1894 ; Portrait de la princesse Z.N. Youssoupoff, 1894 ; Baignade des dames de la cour au , 1888 ; Réception à Malmaison en 1802, 1896 ; Napoléon et le Roi de Rome à Saint-Cloud en 1811, 1896 ; Portrait de Dora de Leuchtenberg, 1896 ; Napoléon en forêt de Fontainebleau en 1807, 1905 ; Réception à Compiègne en 1810, vers 1895 ; Portrait d'une femme, 1890.
Estampes 1870 : planches pour le catalogue de la galerie Durand-Ruel, d'après des œuvres d'Alfred Sisley et Édouard Manet, Claude Monet. 1885 : illustration des œuvres de Victor Hugo, 10 eaux fortes. 1899 : Chasse à Fontainebleau, gravure.
La Fileuse, gravure d'après Nicolas Maes, musée des Beaux-Arts de San Francisco. Les Suites d'un bal du Prado, musée des Beaux-Arts de San Francisco. Carnaval à Venise, gravure. Bonaparte à son bureau de campagne, gravure.
Affiches vignette|Affiche pour le Phono-Cinéma-Théâtre (1900). 1900 : Hachette et aux 100 millions de visiteurs ;