Villeroy est une commune française du département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle se situe dans la région naturelle de la Goële, à l'ouest de Meaux. C'est une commune rurale malgré sa proximité de l'agglomération parisienne.

Elle fut témoin de durs combats lors de la bataille de la Marne en 1914. L'écrivain français Charles Péguy y fut tué. Géographie

Localisation Villeroy est à à l'ouest de Meaux et à au nord-est de Claye-Souilly et à à l'est de Mitry-Mory. La Marne coule à au sud.

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Villeroy.

Le réseau hydrographique de la commune se compose essentiellement du ru de Courset, long de ., qui affluent de la Marne.

Sa longueur totale sur la commune est de .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Villeroy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir) dont la Trace.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,7 %), zones urbanisées (5,3 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France..

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme..

Voies de communication et transports Voies de communication

Transports Réseau de bus Meaux et Ourcq ligne 777.

Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de , dont 96,5 % de maisons et 3,5 % d'appartements.

Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires et 5,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 86,8 % contre 12,8 % de locataires et 0,4 % logés gratuitementStatistiques officielles de l'Insee.En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Villa regis en 1228Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979 . . ; Villaregis en 1258 (Archives nationales, S 5186, fol. 27 v°) ; Vileraie en 1274 (Bibliothèque nationale, ms. franç. 19835, fol. 7) ; Vile Roy en 1275 (Auguste Longnon, I, p. 342) ; Vile le Roi au (Bibliothèque nationale, ms. franç. 11571, fol. 23 v°) ; Vile au Roy, Vilerai au (Obituaire province de Sens, I, p. 374 et 381) ; Villeroy en France en 1549 (Terrier de Claye, fol. 22 v°)Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique de Seine-et-Marne, Paris, 1954, p. 571 (lire en ligne sur DicoTopo) .

Il s'agit d'une formation médiévale en Ville- au sens de « domaine rural, village », appellatif toponymique antéposé, généralement indice d'une formation médiévale plus tardive que les noms en -ville (appellatif postposé). Le second élément -roy rappelle un titre féodal d'après Albert Dauzat comme semble l'indiquer la latinisation médiévale Villa regis de 1228 et qui signifie « ferme, village du roi ». En réalité, le nom commun d'ancien français rei, puis roi est issu du cas régime singulier rei / roi qui remonte au gallo-roman (latin classique rēgis), l'ancien cas sujet singulier reis procédait du gallo-roman , alors que le latin classique avait rēxJacques Allières, La formation de la langue française, coll. Que sais-je ?, éditions PUF, 1982, p. 49..

À la création des départements en 1790, le Pays de France est divisé entre les départements de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise (devenue aujourd'hui, entre autres, Val-d'Oise et Seine-Saint-Denis). Villeroy en France devient alors Villeroyhttp://www.villeroy77.fr/histoire-du-village_fr.html Histoire du village sur le site de la commune.

Histoire Ancien Régime

Un domaine royal appartenant à Mérovée se situait sur la commune d'où probablement l'origine du nom du village.

Mentionné au , "Villaregis" puis Villeroi et enfin jusqu'à la Révolution Villeroy en France.

Le lors des grandes Jacqueries, les paysans de Villeroy brulent les biens appartenant à leur seigneur Mathieu de Pommelain seigneur de Courtry, Messy, Coeuilly Villeroy et VilleparisisHistoire de la Jacquerie Siméon Luce 1894.

Le fief est détenu par la famille Ricouart d'Hérouville, qui possède également les terres de Claye, de Souilly, de Villeparisis et de Chauconin. Ils élèvent un château, qui sera démoli en 1868.

Au , Jean Navarre, dont la famille est établie dans plusieurs villages du Nord de la Seine-et-Marne, est l'un des agriculteurs les plus importants du village, puisqu'il exploite jusqu'à , répartis sur cinq fermes.

La famille Ricouard avant la Révolution Les Ricouart ou Dericouart de la branche de Louis-Balthazar qui possédaient le château de Villeroy (77) était aussi seigneurs des lieux. Bien souvent confondus avec la branche d'Antoine (né le 16/11/1713) eux seigneur de Claye-Souilly (77) et de Villeparisis (77). Leur ancêtre commun est Jacques Bap né en 1573.

Les Templiers et les Hospitaliers La Trasse, aujourd'hui la Trace, hameau de la commune était un fief des chevaliers du Temple de la commanderie de Choisy-le-Temple composé d'une maison avec chapelle, terres et bois attenants, dans lequel la commanderie avait toute justice.

Les Templiers commencèrent à posséder en ce lieu un bois qui s'appelait Malterre, « nemus de Malaterre ». Le seigneur d'Annet, Guillaume d'Annet, le leur avait donné, ainsi qu'en atteste une lettre de Roric, archidiacre de Meaux, en 1176. Ce bois contenait une centaine d'arpents de terre.

Il n'y eut d'abord à la Trace qu'une simple grange, destinée à renfermer la récolte des terres ou le produit des dîmes que les Templiers percevaient sur place. Un chevalier, du nom de Renaut d'Azy, par des lettres expédiées sous le sceau de G., évêque de Meaux, en 1210, renonça, moyennant 200 livres, monnaie de Provins, en faveur de la maison de la chevalerie du Temple de Choisy (commune de Charny), à une rente de deux muids d'avoine et de deux muids d'hivernage, qu'il avait droit de prendre chaque année sur la grange du Temple de La Trace, « in Granchia Templi de la Trace ».

Lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple, les biens passèrent aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Plus tard, cette grange devint une ferme et une maison seigneuriale. En 1485 le prieur de France, commandeur de Choisy, donnait bail à un nommé Robert Monnier, de l'hôtel et ferme de la Trasse, avec 300 arpents de terre arable, prés et pâtures, ensemble de la justice, des exploits et amendes du lieu, moyennant une redevance annuelle de dix-huit muids de grains, deux tiers en blé et un tiers en avoine, trois pourceaux, six moulons et six chaponsles commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris).

Révolution française et Empire

1790 : « Villeroy en France » redevient « Villeroy ».

Époque contemporaine

La ferme de Puisieux vestige des bâtiments du domaine mérovingien fut démolie au début du . 1857 premiers essais en France de labourage avec une machine à vapeur (charrue à vapeur Howart et Fowler) à l'initiative du vicomte de Baulny. Charrue qui fut par la suite transportée dans la plaine de Vincennes (actuel Bois de Vincennes) pour être présentée à l’empereur Napoléon III dans la ferme modèle qu'il avait créé .

Du château de Villeroy détruit en 1868 il ne demeure aucun vestige.

La commune est particulièrement touchée par la Première Guerre mondiale. Épicentre de la première bataille de la Marne lors des combats du , le du d'infanterie, alors qu'il atteint Villeroy, est surpris vers 12h30 par les Allemands. La brigade marocaine qui progresse vers Chauconin-Neufmontiers, et Penchard quitte Villeroy vers 11h30.