La Ferté-Gaucher (prononcé ) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Au dernier recensement de , la commune comptait . Géographie Localisation D'une superficie de hectares., la commune se situe en Brie dans la vallée du Grand Morin, à à l'est de Paris, à de Coulommiers et de Provins..

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|Carte des réseaux hydrographique et routier de La Ferté-Gaucher. Le système hydrographique de la commune se compose de onze cours d'eau référencés : la rivière le Grand Morin, longue de dont à la commune.Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie sur le site sigessn.brgm.fr., affluent en rive gauche de la Marne, ainsi que : un bras de . ; un bras de . ; un bras de . ; un bras de . ; le ru de Chambrun (ou ru du Vallot), ., affluent du Grand Morin ; le ru de Chaudron, . affluent du ru de Chambrun ; le ru de Trubart, . (dont à la commune) qui conflue avec le ru de Chaudron ; le ru de Saint-Mars (ou ru de Vauvard), ., qui conflue avec un bras du Grand Morin (F6535101) ; le fossé 01 du Bois Solvet, . qui conflue avec le ru de Saint-Mars ; le ru des Granges, . qui conflue avec le ru de Saint-Mars. La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de ..

Le , le ru a inondé le rez-de-chaussée des classes du collège Jean Campin (730 élèves en 2018)Collège Jean Campin sur le site ville-data.com.Communiqués du Conseil Départemental 77 qui gère le collège Jean Campin sur le site la-ferte-gaucher.org.. Pire, le , le ru a détruit partiellement le pont rue Robert Legraverend à côté du collègeSeine-et-Marne : inondations en Brie, un nouveau point en images sur les communes touchées sur le site actu.fr. et inondé d'un mètre d'eau tout le collègeLa Ferté-Gaucher : recouvert de boue, le collège ne rouvrira pas avant septembre sur le site leparisien.fr.. Le collège se trouve sans internet ni téléphone.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chevru à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , La Ferté-Gaucher est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La Ferté-GaucherUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de La Ferté-Gaucher comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte 133 lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).

Occupation des sols En 2018Site Corine Land Cover Mises à jour., le territoire de la commune se répartitStatistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”. en 74,6 % de terres arables, 9 % de zones urbanisées, 4,3 % de prairies, 3,9 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 3,6 % de forêts, 2,6 % d’espaces verts artificialisés non agricoles et 2 % de zones agricoles hétérogènesElles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers..

Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 45,4 % de maisons et 53,5 % d’appartements.

Parmi ces logements, 85,8 % étaient des résidences principales, 1,8 % des résidences secondaires et 12,3 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 40,2 % contre 58,5 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee.En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %., dont 25 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et 1,3 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports Voies de communication La commune est traversée par la route départementale 934 (ancienne route nationale 34). Transports Une gare sur la ligne de Gretz-Armainvilliers à Sézanne la reliait à Coulommiers, puis Paris (gare de Paris-Est) via Tournan. Cette ligne n'est plus desservie et est désormais à l'état d'abandon.

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Firmitas Galcherii en 1112Du Plessis, II, . ; Firmitas Gauceri en 1170Du Plessis, II, . ; Firmitas Galcheri en 1171Bibl. nat., Picardie 296, . ; Feritas Gaucherii en 1177Du Plessis, II, . ; Firmitas Walcherii en 1179Du Plessis, II, . ; Firmitas Gaucheri en 1198Archives nationales, S 5160. ; Feritas en 1201Longnon, I, . ; La Ferté Gauchier vers 1222 (Livre des vassaux). ; Firmitas Gauchier en 1228Archives nationales, S 5159. ; Firmitas en 1255Cartulaire de La Maison-Dieu, . ; La Fertey Gauchier en 1263Cartulaire de La Maison-Dieu, . ; La Fermeté Gaucier en 1265Longnon, I, . ; A. de Firmitate Walcheri au Obit. prov. Sens, IV, . ; La Fertel Gaulcher en 1508 ; La Ferté Gauché en 1736Archives nationales, S 5180a..

« Lieu fortifié », de l'oïl ferté (forteresse) et du nom germanique GalcheriusErnest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1663, ., propriétaire de grands domaines en Brie. La Ferté-Gaucher a pris le nom de son fondateur.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de La Ferté sur Morin en l'an IIIArchives de la Seine-et-Marne, L 55 et 60..

Histoire

Antiquité Le territoire communal est un lieu de passage important depuis l'Antiquité. La voie gallo-romaine dite Chemin Paré reliant les anciennes cités d'Augustobona et de Iantinum passe sur le plateau au-dessus de la ville actuelle. Elle arrive du sud en passant à Saint-Mars-en-Brie, tourne vers l'ouest et franchit le ru de la Michée au pont des Romains. Elle suit ensuite le rebord sud de la vallée du Grand Morin vers l'ouest en reprenant en partie le tracé de la route départementale 934 à Jouy-sur-Morin et Saint-Rémy-la-Vanne puis en s'en écartant quelque peu au nord à Saint-Siméon et au sud à Chailly-en-Brie où elle rejoint la Via Agrippa de l'Océan. Ce Chemin Paré rejoint ensuite l'autre Chemin Paré venu de Melodunum à Saint-Augustin avant de franchir le Grand Morin à Pommeuse et rejoindre l'actuelle ville de Meaux.

Fondation de la ville Un seigneur de la Cour, nommé Gaucher, devenu possesseur de grands domaines, fait bâtir une ville au milieu de ses terres et l'appelle Fort de Gaucher, actuellement La Ferté-Gaucher. La localité est aussi mentionnée par le nom de Firmitas Galcherii. Ce nom de Firmitas (du latin firmitas) se traduit par solidité, fermeté (en français, ce dernier remplace ferté qui restera limité aux noms de villes).

Devenu, de par son acquisition, voisin du comte de Champagne, Gaucher se lie d'amitié avec ce puissant seigneur et épouse l'une de ses filles. Cette dernière apporte en dot la terre de Montmirail avec comme condition expresse que le premier fils né de ce mariage en porte le nom et lui rende foi et hommage. C'est pourquoi, durant plusieurs siècles, les seigneurs de La Ferté-Gaucher furent également seigneurs de Montmirail.

Seigneurs de La Ferté-Gaucher

La Ferté-Gaucher, comme Condé, est au départ une dépendance de la seigneurie de Montmirail.

Jean de Montmirail (ou Jehan de Montmirel) (1165 - ) était baron de Montmirail, seigneur de La Ferté-Gaucher, d'Oisy, de La Ferté-sous-Jouarre, de Tresmes, de Crèvecœur, de Bellonne et/ou Bellot, de Gandelu, de Condé-en-Brie et de La Chapelle-en-Brie, vicomte de Meaux et châtelain de Cambrai.

Connétable de France, il sauva la vie de Philippe-Auguste à Gisors et participa à la quatrième croisade. Il se retira comme moine à l'abbaye de Longpont, et l'Église l'a élevé sur les autels comme bienheureux.

Il était le fils d'André de Montmirail et d'Hildiarde d'Oisy (†1177), vicomtesse de Meaux, Dame d'Oisy (-le-Verger) et de Crèvecœur, châtelaine de Cambrai.

Il épousa Helvide de Dampierre et eut pour descendants : Guillaume, qui mourut avant son père et qui n’a laissé aucun souvenir, Jean II de Montmirail, seigneur de Montmirail et d'Oisy, Mathieu de Montmirail, seigneur de Montmirail et d'Oisy, Élisabeth, religieuse, Félicie, mariée à Hellin, seigneur de Wavrin et sénéchal de Flandre, Marie de Montmirail, mariée à Enguerrand III de Coucy : d'où la succession ci-dessous.., Renaud de Montmirail, mort en croisade.

Comme Montmirail, La Ferté-Gaucher appartient ensuite aux Coucy, puis aux Roucy (Hugues de Pierrepont comte de Roucy et de Braine ayant épousé Blanche de Coucy-Montmirail à la fin du ; Condé s'était séparé dans les années 1320 de Montmirail et La Ferté, passé comme La Ferté-sous-Jouarre à la branche cadette de Coucy-Meaux). En 1525, La Ferté-Gaucher se sépare de Montmirail, à la † d'Amé III de Roucy-Sarrebruck-Commercy : Guillemette, sœur d'Amé III, dame de Braine et de La Ferté-Gaucher, épouse Robert III de La Marck duc de Bouillon, alors que Montmirail et Commercy-Château-Haut vont à une autre sœur, Philippe/Philippine de Sarrebruck, et son mari Charles de Silly.