Le 500 francs Pascal est un billet de banque français créé le et émis le par la Banque de France à la place du 500 francs Molière. Il fut suivi par le 500 francs Pierre et Marie Curie.
Historique Faisant partie des plus hautes coupures émises par la Banque de France" Les derniers jours du Pascal", Le Monde, 28 janvier 2007., il fut imprimé de 1968 à 1994 et resta en circulation jusqu'en 1997. Il fut échangeable auprès de la Banque de France jusqu'au contre . La Banque de France estimait qu'au , il restait encore en possession de particuliers bien qu'il n'ait plus cours légal depuis .
Son tirage total est de .
Description Le billet a été illustré par Lucien FontanarosaLes artistes des billets de la Banque de France (1912-1975) et la gravure réalisée par Robert Armanelli et Claude Durrens"Claude Durrens ou l'art de la gravure", article de Pierre Jullien, Le Monde, 2 avril 2005..
Les tons dominants sont le jaune et le marron clair.
Au recto : au centre, Blaise Pascal reposant sa tête sur sa main et en fond à gauche le clocher de l'église Saint-Jacques-la-Boucherie (tour Saint-Jacques) à Paris et à droite, l'église Notre-Dame-de-Prospérité à Clermont-Ferrand. Le portrait de Pascal s'inspire de celui exécuté à la sanguine par Jean Domat en 1644-1645« Dessin à la sanguine de Jean Domat » (vers 1644-45?), in Justinien, Corpus juris civilis (1583). Paris, BNF — sur le site de l'Université de Saint-Étienne..
Au verso : au centre, le même portrait de Pascal, puis en fond, le colombier et la chapelle de l'Abbaye de Port-Royal.
Le filigrane représente le masque mortuaire de Pascal.
Les dimensions sont de .
Remarques Ce billet était appelé communément un pascal. Un projet avait été commandé à Pierrette Lambert en 1980 pour un billet de 500 francs « Art médiéval », motif qui fut également testé en 1983 pour un billet non émis de francs, car il aurait eu pour effet d'accélérer la fuite des espèces. En 1986, Lambert exécuta un projet très avancé de vignette « 500 francs Anne de Bretagne et Renaissance » qui fut également annulé, après avoir été envisagé pour une valeur de Esquisses de Pierrette Lambert sur le site de la Banque de France, en ligne.. La longévité extraordinaire de ce billet en fait le seul qui ait côtoyé tous les autres billets libellés en « nouveaux francs ». Le sur le plateau de l'émission télévisée Sept sur sept, le chanteur Serge Gainsbourg enflamma avec son briquet l'angle d'un billet de , le laissant ostensiblement se consumer : il éteignit la flamme lorsqu'il ne demeura seulement que 26 % du billet. Ceci afin de protester contre ce qui lui restait après la « ponction du fisc ».
Voir aussi Notes
Bibliographie et sources Musée Carnavalet : L'art du billet. Billets de la Banque de France 1800-2000, Banque de France/Paris-Musées, 2000 . Claude Fayette : Les billets de la Banque de France et du Trésor (1800-2002), C. Fayette Éd., 2003 . Tristan Gaston-Breton : Indispensable Billet. Petites et grandes histoires du billet de banque en France, Le Cherche midi, 2007. M. Kolsky, J. Laurent et A. Dailly : Les Billets de France, 1707-2000, coll. « Histoire du papier-monnaie français », Les éditions du Landit, 2009.
Pascal Catégorie:Nommé d'après Blaise Pascal