« » est le nom de code de l'invasion de la zone libre française par les armées allemandes et italiennes, en , pendant la Seconde Guerre mondiale, en réaction au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord.
Contexte Depuis l'armistice de juin 1940, la France est divisée en deux zones : l'une occupée par l'armée allemande, l'autre, au sud, sous administration du régime de Vichy. Les deux sont séparées par la ligne de démarcation.
Le plan fut lancé sur ordre d'Adolf Hitler à la suite du débarquement anglo-américain () au Maroc et en Algérie, à l'époque protectorat et départements français. Le plan dérivait de l', un plan d'invasion préparé dès par l'état-major allemand mais avec un choix différent des forces engagées et avec une participation importante de l'Armée italienne.
Déroulement
Le soir du , le plan est prêt à être mis en œuvre : la allemande avance de Nantes vers Bordeaux, se portant vers les Pyrénées et la frontière espagnole, tandis que la avance du centre de la France vers Vichy et Toulon. Elles sont toutes deux commandées par le général Johannes Blaskowitz. La italienne occupa la Côte d'Azur et une division italienne occupa la Corse. Le soir du , les blindés allemands ont atteint la côte méditerranéenne. Le 12, ils entrent à Marseille. En même temps, les troupes de l'Afrikakorps entrent en Tunisie pour reprendre du terrain sur les Anglo-Américains.
Le Gouvernement de Vichy réagit peu, se limitant à des émissions radiophoniques qui dénonçaient la violation de l'armistice de signé à la suite de la bataille de France. Des manifestations ont lieu dans quelques villes : prévues pour rappeler la victoire de 1918, elles deviennent des manifestations contre l'occupation .
Le , le général Jean de Lattre de Tassigny, commandant de la militaire à Montpellier lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, est arrêté et condamné à dix ans de prison, pour avoir désobéi au gouvernement, et, seul général en activité à le faire, ordonné à ses troupes de s'opposer aux Allemands.
Le directeur de l'École des cadres d'Uriage, Pierre Dunoyer de Segonzac, s'oppose à toute forme d'intrusion des forces d'occupation dans l'école.
Des éléments de l'Armée de Vichy prennent position autour de Toulon pour défendre la ville encerclée par les deux armées allemandes ; quand ils sont mis en demeure de se disperser et de rendre les armes, ils décident de ne pas affronter l'ennemi, convaincus d'éviter d'inutiles effusions de sang.
L'objectif principal des Allemands est la capture de la flotte française dans le port de Toulon, et l' est mise en œuvre le pour prendre intacts le maximum de navires possible. Mettant en application les ordres de l'amiral François Darlan datant de , le commandant de la flotte française, l'amiral Jean de Laborde, ordonne de saborder la flotte le en rade de Toulon à l'arrivée des Allemands. La flotte perdue s'éleve à trois cuirassés, sept croiseurs, vingt-huit destroyers et vingt sous-marins.
Par ailleurs, Pierre Laval signe l'accord Laval-Kaufmann avec l'Allemagne en , autorisant les puissances de l'Axe à réquisitionner une grande partie de la flotte marchande française pour leur propre usage. Cet accord ne concerne que la marine marchande et non les navires de guerre français qui avaient été sabordés à Toulon.
Notes et références
Articles connexes Zone d'occupation italienne en France Histoire militaire de l'Italie pendant la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Bataille ou opération de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Nom de code Catégorie:Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Relations entre la France et l'Italie Catégorie:1942 en France