Michel Veilande, né le à Manre (Ardennes), mort le à Brières (Ardennes)Sa fiche dans la Base Léonore, recensant les membres de la Légion d'honneur., est un général de brigade du Premier Empire, et plus brièvement un homme politique sous la Restauration.

Biographie Premières armes Il entre en service comme simple soldat au régiment de Berwick le , et doit à sa conduite un avancement assez rapide.

Armée du Rhin Il passe au de la de ligne, lors de sa réunion à la , devenue ensuite demi-brigade de ligne. Il fait les campagnes de 1792 à 1796 dans l'armée du Rhin, et se distingue dans la retraite du Palatinat, aux sièges de la tête de pont de Mannheim et de Kehl, où il est l'un des premiers qui s'élancent dans les retranchements des ennemis. Pour ces deux actions, il est cité à l'ordre du jour de l'armée de siège.

En 1796, il a un cheval tué sous lui à l'affaire de Rastadt. La même année, il se distingue aux combats de Biberach et de Kinzetfeld.

Armée d'Angleterre, puis d'Italie Il fait les campagnes de 1797 à l'armée d'Angleterre, et celles de 1798 et 1799 à l'armée d'Italie. En , il est nommé chef de bataillon au de ligne. Le , il commande un bataillon à la prise des hauteurs de Saint-Jacques-de-Ligoni, en Ligurie, et est grièvement blessé. Il protège la retraite de la division Grenier après Novi le .

Il fait la campagne de 1801 à l'armée des Grisons, et la suivante à l'armée d'observation du Midi. Le , il est nommé major du de ligne.

Armée de Réserve En 1804 et 1805, il sert à l'armée de réserve. Il reçoit le , le grade de colonel du de ligne, qu'il commande le à la bataille d'Iéna, où il a un cheval tué sous lui. Il en perd un second le à la bataille de Pułtusk, où, avec moins de 30 hommes, il sauve l'aigle de son régiment qui était enveloppé par une masse d'infanterie et de cavalerie russe. Il combat à l'affaire du , sur l'Omuleff, en Pologne, y perd encore un cheval. Le , il est créé officier de l'ordre de la Légion d'honneur.

Campagne d'Espagne De 1808 à 1812, il est à l'armée d'Espagne.

En 1808, à la création des titres, il est nommé baron de l'Empire (décret du , lettres patentes du )., et le , il est fait chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer.

Le , il commande une brigade à la bataille d'Ocana, y a un cheval tué sous lui, et y reçoit une forte contusion à la poitrine.

Il est promu au grade de général de brigade le . Il est cité pour sa belle conduite et sa bravoure avec honneur dans les rapports de l'armée, pour, les sièges de Saragosse, de Badajoz et de Campo-major, ainsi que les batailles de Gebora et d'Albuera les et , actions dans la dernière desquelles il a deux chevaux tués sous lui. Il est cité aussi pour les affaires del Puonte, del Arzobispo et de Villagarcia. À Croumena, le général Veilande surprend l'avant-garde de l'armée anglaise à laquelle il enlève 120 chevaux et 93 hommes. Dans la nuit du 6 au , il est fait prisonnier de guerre lors de la prise de Badajoz par l'armée anglo-portugaise.

Retour en France Il ne recouvre la liberté que le , après une captivité des plus pénibles, et rentre alors en France, où il est bien accueilli par la Restauration. Il est nommé par le roi chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et le , commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur.

Cent Jours Lors des Cent-Jours, il commande une brigade de l'armée d'observation de l'Est. Il est mis à la retraite comme maréchal de camp le .

Député libéral sous la Restauration Le , il est élu par le second arrondissement (Vouziers) du département des Ardennes à la Chambre des députés, en remplacement de Louis Lefèvre-Gineau, qui a opté pour l'arrondissement de Mézières, par 117 voix (127 votants, 896 inscrits). Il prend place dans l'opposition constitutionnelle et y vote constamment avec les libéraux. Il ne se représente pas en 1824.

Monarchie de Juillet Réintégré dans le cadre de réserve de l'état-major général le , il est définitivement admis à la retraite le .

Il meurt à Brières (Ardennes) le .

Différents grades Entrée en service le sergent-fourrier le sergent-major le adjudant-sous-lieutenant le lieutenant le capitaine de grenadiers le adjudant-major-capitaine le (25 pluviôse an IV) chef de bataillon le (16 frimaire an VIII) major le colonel le général de brigade le mise en inactivité le

Décorations Légion d'honneur : , le . , le . , le .. , le . 50px Chevalier de la Couronne de fer le .

Titre et armoiries Il reçoit le titre de baron de l'Empire (décret du , lettres patentes du ).

Armoiries : De sable ; à la tour crénelée d'argent, maçonnée de sable, surmontée à dextre d'une étoile d'or et accompagnée d'un cor d'or et d'une grenade de même allumée de gueules, quartier des barons militaires ; et pour livrées : les couleurs de l'écu.

Bibliographie Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie Ardennaise ou histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.2, . Jean Baptiste Pierre Jullien, chevalier de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, tome neuvième, Paris, 1833, . sur GoogleBooks

Tulard, Jean (dir.), Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, Volume 2 (I-Z), 1999, . Arthur Chuquet, « Le général baron Michel Veilande, de Manre », dans la Revue historique ardennaise, vol. 5, publiée par Paul Laurent, Paris, Librairie Alphonse Picard et fils, 1898,

Notes et références

Liens externes

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