Un est, durant les années 1940-1950, un artiste bohème américain..

Origines du terme vignette|upright|Le pianiste blanc Harry Gibson, photographié dans un club à New York avec ses musiciens en 1948 par William P. Gottlieb.

Apparu dans les années 1940, le terme désignait à l'origine les amateurs de jazz et en particulier du bebop et bientôt du cool jazz (Birth of the Cool de Miles Davis en étant l'album-manifeste) : les premiers désignés sous cette appellation étaient généralement de jeunes « caucasiens » qui adoptaient le style vestimentaire « tendance » et fréquentaient des lieux où se produisaient des musiciens afro-américains ou latinos, nouvellement appréciés, et où l'on dansait. Le dénominateur commun de tout ce monde noctambule était le rejet de la banalité (incarnée par les « squares », coincés, rétrogradescaminteresse.fr., cherchant la sécurité et s'aliénant dans l'acquiescement politique ; par opposition aux hipsters adoptant la « cool attitude »Marty Jetser, dans The Dark Ages : la vie aux États-Unis 1945-1960 (1999).).

Le pianiste de style hot jazz Harry Gibson, surnommé Harry the Hipster, revendique la paternité du terme. Hormis la musique et l'usage de cannabis et éventuellement d'autres produits illégaux, l'un des codes qui accompagnent ce mouvement interculturel occidental (point de passage entre communautés blanche, noire et latino) est le « zoot suit », que l'on peut rapprocher du zazou, surgissant en France à la fin des années 1930.

Depuis le début des années 2000, le hipster désigne un individu n'ayant pas adopté certaines habitudes consuméristes et socio-culturelles — et se démarquant par un style vestimentaire, une attitude anticonformiste et, le plus souvent, un attrait pour la musique dansante.

Le préfixe hip, dont l'usage apparaît aux États-Unis au , serait un transfuge de la langue wolof et signifierait « voir », « illuminer », ou de hipi, « ouvrir les yeux ». L'étymologie du mot hippie semble de même nature, et probablement l'une des nombreuses origines de l'expression « hip-hop »Prentiss Riddle: Language: Hip means "enlightened" in Wolof à partir de Hip: The History de John Leland..

Historique

Dans un texte intitulé « About the Beat Generation »« About the Beat Generation » par Jack Kerouac, encadré inclus dans « Aftermath: The Philosophy of the Beat Generation », publié dans le magazine Esquire, mars 1958. rédigé en 1957, Jack Kerouac décrit les hipsters des années 1940 comme ayant été caractéristiques

Dans l'introduction de son poème Howl (1955), Allen Ginsberg emploie ce terme ainsi : « Hipsters aux têtes d'anges brûlant pour l'ancienne connexion céleste à la dynamo étoilée d'une machinerie de nuit. »

Norman Mailer utilise le mot hipster pour qualifier les existentialistes américains dans (1957-1959).

Enfin, l'auteur Frank Tirro, dans son livre Jazz, définit le hipster ainsi :

Le hipster commençait pratiquement toujours ses phrases par « comme si » (like if), manière d'indiquer que tout ce qui allait suivre n'était que la description d'une illusionMarty Jezer, The Dark Ages: Life In The U.S. 1945-1960.

Bibliographie

Notes et références

Articles connexes Bobby-soxer

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