thumb|Du tramway de Rennes…

thumb|…au métro de Rennes.

Les transports en commun rennais ont une histoire assez classique : après l'avènement des réseaux ferrés, les bus et les aménagements pour voitures (grands boulevards et rocade) ont suivi l'évolution de la ville, jusqu'à la mise en place d'une solution de transport en site propre (le métro). À noter cependant la mise en place à partir de 1998 d'un réseau de vélos à louer, géré informatiquement, le Vélo à la carte, qui constitua une innovation pour l'époque.

Avant la révolution industrielle En 1788, Rennes est reliée à Versailles tous les jours, Almanach de Versailles - Année bissextile, - Voir en ligne.

Les débuts : le chemin de fer sous toutes ses formes

La gare de Rennes

Sa création remonte à 1857 par la Compagnie de l'Ouest, l'inauguration ayant lieu les 26, 27 et en présence de Napoléon III. Excentrée par rapport au centre-ville, elle est située un kilomètres au sud de celui-ci, en pleine campagne, ce qui laisse sceptique les rennaisJournal Rennes Soir de FR3 du 17 janvier 1992 sur le site de l'INA. L'aménagement de l'avenue de la gare (avenue janvier), permet la liaison avec le reste de la ville, jusqu'alors limité au boulevard de la Liberté. Un service d'omnibus (voitures à louer) est alors mis en place.

Les TIV vignette|gauche|La gare de la Croix-de-Mission à Rennes thumb|La gare de Rennes-ViarmesLa gare de Viarmes sur de site de l'inventaire général du patrimoine culturel, tout au début du Noter le train mixte des TIV, tracté par une locomotive-tender, composé de trois wagons et deux voitures

La mise en exploitation des Tramways d'Ille et Vilaine en 1894Recherche synthétique des archives de Rennes à propos des transports en commun de la ville apportait déjà un minimum de service : bien qu'acteurs à l'échelle départementale, les TIV ont plusieurs haltes et gares présents dans Rennes, offrant jusqu'en 1950 un service complémentaire de transports urbains.

Les principales gares étaient la Croix-de-Mission, Saint-Cyr (sur le site actuel des Chèques Postaux), Viarmes (actuellement un des sites de l'Académie de Rennes) et La Touche (logements sociaux actuellement). Ce dernier site abritait également les ateliers et le dépôt des locomotives.

Il ne reste aujourd'hui presque aucune trace de l'ancien réseau TIV. Un bâtiment voyageurs. à l'est du Mail François Mitterrand, masqué par une aubette, a été démoli en . À Chantepie, des rails ont été posés en 2008Ouest-France, 5 août 2008pour le souvenir.

Le tramway de Rennes

center|thumb|580px|Tracé du réseau de tramway de Rennes en 1916, à son apogée. thumb|Tramways rennais devant l'Opéra de Rennes.

L'histoire des transports en commun rennais débute avec le tramway de Rennes à voie métrique, exploité entre 1897 et 1952 par la Compagnie de l'Ouest Électrique sous le nom de Tramways Électriques Rennais (TER). Il s'agit d'un réseau rayonnant autour de la place de la mairie, où la majorité des correspondances se font. La première ligne interurbaine est mise en place en 1907 vers Cesson-Sévigné. En 1952, victimes de leur âge, les trams arrêtent leur service pour laisser place aux bus, qui les complétaient déjà.

Modernisation des transports en commun avant guerre

L'arrivée du service de bus thumb|right|Vestiges de voies ferrées du tram dans les pavés de la place du Parlement thumb|left|Apparition des premières lignes de bus en 1933, en complément du tram.thumb|left|Les dernières lignes de tram, à la fin des circulations en 1952. En 1933, la COE met en place un réseau d'autobus complémentaire au tramway. Un nouveau centre pour le réseau est choisie par la COE et la municipalité : la place de la République. Des bus Citroën C6G1 et Latil, à gazogène, sont mis progressivement en serviceLettre du chef de l'exploitation de la COE au maire de Rennes, 4 avril 1945. Les premiers oblitérateurs automatiques font leur apparition à la fois dans le bus et les trams.

Les trois lignes créées en 1933 : République - Châtillon ; République - Villeneuve (ancien Octroi de Nantes) ; Boulevard Volney - Boulevard Voltaire (usine à gaz).

Le , le conseil municipal demande le remplacement des trams par des bus. Ce projet sera retardé par la guerre, et le dernier tram circule en 1952. En 1946, l'idée de mettre en place des trolleybus à l'instar du réseau du Mans opéré lui aussi par la COE est évoquéeLettre du Directeur général de la COE au maire de Rennes, 25 novembre 1946.

Plusieurs vestiges de ces réseaux ferrés sont encore visibles à Rennes, notamment place du Parlement de Bretagne et rue de la Monnaie pour le tram.

Construction de l'aéroport de Rennes

L'aéroport de Rennes - Saint-Jacques est construit à partir de 1931 et inauguré en en présence du ministre de l'air, Pierre Cot. L'aéroport sera bombardé durant la guerre. Une nouvelle aérogare sera inaugurée en 1953, démolie et reconstruite en 1973.

Un réseau uniquement bus Les Transports urbains rennais (TUR) thumb|Plan du réseau de bus en 1954 vignette|gauche|Tickets de la COE.

La disparition du tram étalée entre 1951 et 1952, conséquence de l'application du plan de modernisation du réseau décidé en 1938 occasionne quelques petits changements. À partir de 1951, des bus MGT (Million Guiet Tubauto) entrent en service et reprennent l'intégralité des lignes exploitées par les tramsAncien bus MGT de la CEO - collection de l'AMTUIR.

En 1952, les Tramways électriques rennais deviennent les Transports urbains rennais (TUR). Le réseau de bus reprend les dessertes des anciens tramways mais avec quelques dessertes supplémentaires, comme celle de la route de Nantes et la nouvelle ligne 7 pour Sainte-Thérèse, deux quartiers jusqu'alors délaissés.

À la fin de l'année 1954, les lignes de Route de Lorient et de Sainte-Thérèse fusionnent ; la même année la ligne du cimetière du Nord est prolongée de la gare au cimetière de l'Est..

L'exode rural d'après-guerre obligera à renforcer davantage le réseau : La ligne U (République-Cleunay) voit le jour en 1955, la ligne F Barré (Mairie-Europe) en 1960, la ligne 8 (République-Villejean) en 1965 et la ligne 9 (République-Champs-Manceaux) en 1966...

Les lignes F (Gare - Route de Fougères) et V (Mairie - Route de Vern) fusionnent sous l'indice F le , avec des renforts sur le tronçon Mairie-Route de Vern sous l'indice V.. En 1961, ce sont les lignes F Barré (Mairie - Europe) et N (Place de la Mairie - Route de Nantes) qui fusionnent sous l'indice 4..

+ Réseau en 1954Chemins de fer régionaux et urbains, , 1972 - II..Pour le début des années 1950, les sources divergent sur la dénomination des lignes, certaines utilisant les chiffres, d'autres les lettres et certaines purement et simplement la destination des lignes. Réseau en 1955. Réseau en 1965Indicateur horaire 1965 des TUR. Réseau en 1966 Réseau en 1969Indicateur horaire 1969 des TUR. 1 ou F : Gare SNCF - Route de Fougères 2 ou E/N : Cimetière du Nord - Cimetière de l'Est 3 ou P : Place de la Mairie - Route de Paris 4 ou N : Place de la Mairie - Route de Nantes 5 ou V : Place de la Mairie - Route de Vern 6 ou L : Place de la Mairie - Route de Lorient 7 ou T : Place de la République - Sainte-Thérèse 8 ou C : Place de la Mairie - Cesson F : Gare SNCF - Route de Fougères E-N : Cimetière du Nord - Cimetière de l'Est P : Place de la Mairie - Route de Paris N : Place de la Mairie - Route de Nantes T : Route de Lorient - Sainte-Thérèse C : Place de la Mairie - Cesson U : Place de la République - Cleunay V : Place de la Mairie - Route de Vern F : Route de Fougères - Route de Vern E : Cimetière de l'Est - Cimetière Nord P : Mairie - Route de Paris 4 : Route de Nantes - Europe 4B : Mairie - Europe T : Route de Lorient - Sainte-Thérèse C : Mairie - Cesson U : République - Cleunay F : Route de Fougères - Route de Vern E : Cimetière de l'Est - Cimetière Nord P : Mairie - Route de Paris 4 : Route de Nantes - Europe 4B : Mairie - Europe T : Route de Lorient - Sainte-Thérèse C : Mairie - Cesson U : République - Cleunay 8 : République - Villejean 9 : Mairie - Champs-Manceaux 1 : Route de Fougères - Route de Vern (prolongée au Landrel (ZUP Sud) en 1970Indicateur horaire 1970 des TUR.) 2 : Cimetière de l'Est - Cimetière Nord 3 : Mairie - Route de Paris 4 : Route de Nantes - Europe 4B : Mairie - Europe 5 : Route de Lorient - Sainte-Thérèse 6 : Mairie - Cesson 7 : République - Cleunay 8 : République - Villejean 9 : Mairie - Champs-Manceaux

Années 1970 : Les débuts du STAR thumb|Plan du réseau de bus en 1972 (avant la mise en service de la ligne 11).

La concession signée pour l'exploitation du réseau de tramways électriques par la COE expire le . La ville décide alors de mettre en place un nouveau contrat d'exploitation, pour environ 4 ans : les Transports urbains rennais (TUR) laissent la place au Service des transports de l'agglomération rennaise (STAR), nouvelle appellation commerciale du réseau de transports en commun de Rennes... Si le périmètre de transport urbain reste limité à la seule ville de Rennes, les dessertes vers Cesson-Sévigné sont désormais gérées par une convention bilatérale, tout comme trois nouvelles communes : Chantepie, Chartres-de-Bretagne et Saint-Grégoire..

Si les COE restent exploitants du réseau, le principe de l'exploitation en « risques et périls » est abandonnée au profit de la « régie intéressée » : la ville de Rennes devient propriétaire des infrastructures, supporte les dépenses et encaisse les recettes..

Outre le changement de nom du réseau, les voyageurs constatent la suppression du sectionnement : un seul ticket suffit pour aller d'un bout à l'autre de la ligne... sauf les tronçons desservant les communes voisines qui conservent leur tarification spécifique. Le ticket horaire, valable une heure et l'abonnement mensuel sont introduits, permettant d'emprunter tout le réseau avec un seul titre.

+ Réseau en septembre 1972 1 : Landrel Thorigné - Route de Vern - Fougères (Maurepas) 2 : Cimetière du Nord - Cimetière de l'Est 3 : Place de la Mairie - Route de Paris 4 : Route de Nantes (Bréquigny) - Metz - Europe 4B : Place de la Mairie - Volney - Europe 5 : Place de la République - Sainte-Thérèse 6 : Place de la Mairie - Cesson-Sévigné 7 : Place de la République - Cleunay 8 : Place de la République - Villejean 9 : Place de la République - Alma 10 : Villejean - Beaulieu 11 : ZI Ouest (Lorient) - Pont de Strasbourg

Plusieurs innovations techniques sont mises en place : commande des portes par bouton-poussoir pour les passagers (self service), essai (avorté) d'un appareil de vente de tickets embarqué. En 1972 apparaissent les premiers couloirs de bus et, en 1977, les premiers autobus articulés SAVIEM SG 220.

Le service de nuit est mis en place en 1973 pour permettre le dimanche soir aux étudiants de Villjean de rejoindre le campus depuis la gare.. Cette offre est ensuite étendue au campus de Beaulieu et aux quartiers sud, ce réseau est étendu et pérennisé toute la semaine en autour de quatre lignes.

Le réseau s'agrandit considérablement en l'espace de six ans et passe de deux à cinq communes desservies et s'étend à la ZUP Sud achevée en 1976 : : création de la ligne 10 (Villejean - Hôtel Dieu - Beaulieu) ; : création de la ligne 11 (Route de Lorient - République - Campus de Beaulieu) transformant la ligne 5 en une ligne République-Landrel ; : la ligne 8 est prolongée de République à Galicie et devient la principale ligne du réseau ; : création de la ligne 12 (Rennes - Chartres-de-Bretagne), première ligne sous-traitée par la société Drouin ; : création de la ligne 13 (Alma - Hautes-Ourmes) ; : prolongement de la ligne 2 à ses deux extrémités vers Saint-Grégoire et Chantepie ; : création de la ligne 14 (République - Boulevard du Portugal) pour desservir le secteur Italie en complément de la ligne 8 ; : Création de la ligne 15 (Gare SNCF - rue de Brest - Villejean) et prolongement de la ligne 3 pour desservir le nouveau quartier Saint-Laurent. ;