Maurecourt est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France. C'est une des communes de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.
Ses habitants sont appelés les Maurecourtois ou Maurecourtoises. Géographie
Description La commune se situe au nord du département des Yvelines, en limite du département du Val-d'Oise, bordée à l'est par l'Oise, en rive droite, et à l'ouest par la forêt domaniale de l'Hautil. Elle se trouve à environ au nord-ouest de Paris, à au nord de Versailles et à au nord de son chef-lieu d'arrondissement Saint-Germain-en-Laye.
La commune rejoint la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise le ..
Communes limitrophes Les communes limitrophes en sont Conflans-Sainte-Honorine à l'est, sur la rive gauche de l'Oise, Andrésy au sud, Triel-sur-Seine à l'ouest, Jouy-le-Moutier au nord et Neuville-sur-Oise au nord-est, ces deux dernières communes faisant partie du département du Val-d'Oise.
Transports et déplacements Voiries La RD 55 passe au centre du village et mène vers le sud à Andrésy et Poissy, et vers le nord à Jouy-le-Moutier et Cergy. La RD 48 permet de se rendre sur la RN 184 et le centre de Conflans-Sainte-Honorine.
La voie communale relie Maurecourt et l'Hautil (Triel-sur-Seine).
Transport en commun La commune est desservie par la gare de Maurecourt, sur la ligne J du Transilien. La station est toutefois située sur la commune voisine d'Andrésy.
Le village est desservi par les lignes de bus 6519 qui relie Maurecourt à la gare de Gare de Conflans-Fin-d'Oise, 6541 qui relie aux gares de Vernouillet - Verneuil et Cergy-Préfecture, 6572 qui relie Vernouillet - Verneuil et Conflans Fin-d'Oise et 6591 qui relie Cergy et Poissy. Cette ligne fait partie du réseau de bus de Poissy - Les Mureaux.
Voies douces
La commune est reliée au nord par trois axes de circulation douce aménagés (deux axes en direction du nord et un vers le sud). Par la rue de Choisy (aménagée en zone de rencontre et partiellement fermée à la circulation motorisée en 2014), cette voie assure la jonction du quartier de Cergy-Préfecture par la Véloroute Paris-Londres en . Par le chemin de Glatigny (aménagement prévue courant 2019) permettra de rejoindre plus facilement Jouy-le-Moutier, Vauréal et Cergy-le-Haut par l'avenue Verte. Des aménagements de réduction de la vitesse motorisée ont aussi été réalisés sur le quai Boubou-Dado dans la continuité des quais de Seine d'Andrésy et Carrières-sous-Poissy (qui ont aussi fait l'objet d'aménagements de réduction de la vitesse) et permet dans la continuité de rejoindre Poissy en . L'aménagement du pont de Conflans Fin-d'Oise a permis la création d'une piste cyclable bidirectionnelle et la traversée sécurisée de l'Oise par les piétons et cyclistes et la jonction de la Gare de Conflans-Fin-d'Oise en et le centre de Conflans-Sainte-Honorine en par les quais de Seine à vélo.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boissy-l'Aillerie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Maurecourt est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Berges aujourd'hui
pour réaménager les berges de l’Oise : Déplacement d’une zone de stationnement de bateaux logements ; Nettoyage d’une ancienne friche industrielle tout en préservant la cale de l’ancien chantier naval et le chemin de grue ; Consolidation des berges à base de gabions pour éviter l’érosion des parties basses (pousseurs). Mise en place de fascines ou de pieux vivants.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Mauricuria en 1209.Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, Volume 2, p. 900 ., MorcortHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.. Remarque : la forme de 1209 est un latinisme érudit d'après une étymologie erronée de l'ancien français cort, issu du latin cōrtem et non pas de curia (qui explique par ailleurs l'orthographe cour du français moderne, alors que le dérivé courtois conserve un t).
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -court, appellatif issu du gallo-roman *CŌRTE > ancien français cort « cour de ferme », « établissement agricole entouré d'un mur d'enceinte », « domaine » (du bas latin cōrtem, accusatif correspondant au latin cohortem, nominatif cohors). Le premier élément Maure- représente le nom de personne roman ou germanique Maurus / Mauro, voire germanique Moricho.
Selon une autre hypothèse, Maurecourt, écrit Morecourt se décompose en more, soit « lande, marais, tourbière », d'une part, et en court, soit « domaine rural, enclos ».».
Histoire Premiers peuplements
On a retrouvé à Maurecourt un petit coq en bronze datant de la Préhistoire, mais les premières traces avérées remontent à l’époque romaine. Les Romains s’installent à Andrésy avec une tribu gauloise venant d’Andéritium. Ces ancêtres gaulois se révèlent de très bons constructeurs de bateaux. C’est un seigneur romain (descendant du chef de légion ou d’un tribun romain), le seigneur Maurus qui donne son nom aux terres dont il était propriétaire.
Au cours des premiers siècles après J.-C, plusieurs évangélistes passent sur ces terres : saint Denis, mais aussi saint Germain qui a laissé son nom à l’église d’Andrésy.
Moyen Âge
On a retrouvé la trace de tombeaux mérovingiens et carolingiens lors de la création de la ligne de chemin de fer Paris-Mantes. La localité d’Andrésy est acquise à cette époque par l’archevêché de Paris. Le nom du hameau de Morcourt est alors mentionné pour la première fois dans leur registre. Le château de Glatigny (château fort avec chapelle) est édifié avec son moulin à eau sur un bras de l’Oise. Blanche de Castille, la mère de saint Louis fait de nombreuses retraites à Carrières sous Poissy, village limitrophe d’Andrésy.
Du à la Révolution française
Lors du siège de Paris en , Henri IV aurait prononcé sa phrase célèbre "Paris vaut bien une messe" au relais de chasse d’Andrésy. À la cour de Louis XIV, on apprécie le vin d’Andrésy mieux connu sous le nom de "ginglet". La Révolution de 1789 permet la séparation longtemps réclamée de Maurecourt et d’Andrésy.
Le territoire communal était, jusqu'à la veille de la Révolution, inclus dans la seigneurie d'Andrésy, et, par conséquent, propriété du chapitre de Notre-Dame de Paris.
En 1791, Maurecourt devient un village indépendant de la paroisse d'Andrésy-Maurecourt.
À partir de 1808, Maurecourt, située au confluent de l'Oise et de la Seine, devient comme ses voisines Andrésy et Conflans-Sainte-Honorine, une escale fluviale importante pour les bateliers reliant Paris au nord de la France et à la Belgique.
Du début du siècle dernier à nos jours
Début 1900, des bateaux style bateaux mouches arrivent de Paris chaque fin de semaine et accostent à l’Hautil, la "colline du bon air". Ils déversent des dizaines de Parisiens venus se distraire, respirer l’air pur et passer une nuit dans les auberges de la célèbre colline.
L’eau de l’Oise est encore assez pure pour permettre la baignade. Une petite plage naturelle située au bout de la rue de l’Oise permet d’apprendre à nager. Pendant la semaine, cette plage est utilisée par les laveuses. En 1931, la baignade est installée au nouveau pont du confluent.
Batellerie L’essor de la batellerie commence en 1855 à Conflans-Sainte-Honorine, avec l’installation de la tête aval de la chaîne de touage qui permet la remonte des péniches sur la Seine vers Paris, approvisionnant ainsi la capitale en plein développement urbain.
Commerces du bord de l’Oise avant la Seconde Guerre mondiale
À Andrésy et Maurecourt, les commerces du bord de l’Oise bénéficient du trafic fluvial entre l’Oise et la Seine. Chaque jour, des mariniers viennent s’approvisionner dans les six cafés et café-épicerie.
Dans le premier café (café Beranger Claire, devenu café Deneux et épicerie de 1922 à 1947), les femmes trouvent toute l’épicerie et les légumes dont elles ont besoin avant le départ, ainsi que des sabots, pantoufles, matériel pour la lessive, etc. Les hommes y achètent du goudron de Norvège et de houille appelé "gaz". Le pain est toujours arrivé avant le départ du matin.
Dans le deuxième café, Marcel Deneux devenu café Wilky se vendent des agrès de marine : perches, cordages, et des câbles d’acier "remorque". Quelques maisons plus loin sont implantés les ateliers pour les remorqueurs Liberlot.
Après la Seconde Guerre, devenus les Ateliers de la CITE (société internationale de transport par les eaux), leur flotte atteint la centaine de bateaux. Les remorqueurs portent soit des noms de fleurs (Camélia, Narcisse, Bégonia) ou d’animaux sauvages (Ours, Chacal, Panthère).
Rue Itasse, la mercerie Demez, au petit bonheur des marinières, devient le café épicerie Delille, Ferrey, Cornu Bée et Dussart avant de fermer en 1980.
Le quatrième café, l’actuel café restaurant de la marine, fait à cette époque office d’épicerie et même de bal les samedis et dimanches soir.
Le café Lachèvre est la dernière maison de Maurecourt avant les chantiers navals.
Chantier naval Degesslincourt