Senlis (prononcé ) est une commune française, sous-préfecture du département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Elle se situe sur la Nonette, entre les forêts de Chantilly et d'Ermenonville au sud, et d'Halatte au nord, à quarante kilomètres au nord de Paris. Ses habitants sont appelés les Senlisiens..

De fondation antique, séjour royal durant le Moyen Âge, la cité conserve de sa longue histoire un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La vieille ville est constituée d'un ensemble de maisons et ruelles anciennes ceintes de remparts gallo-romains et médiévaux, autour d'une cathédrale gothique. L'ensemble a été préservé par la création en 1962 d'un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares. Depuis, la municipalité et les habitants mettent en valeur le patrimoine par la restauration des monuments et de l'habitat ancien et l'organisation de manifestations culturelles, tout en développant une activité économique tertiaire à proximité de l'autoroute du Nord (A1). Senlis fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France.

Géographie Description La ville de Senlis est située à de Paris, de Beauvais, d'AmiensDistance orthodromique sur le site Lion1906.com. C'est le centre d'une petite agglomération au sens de l'Insee, à la fois unité urbaine et aire urbaine avec la commune voisine de ChamantCf. ., comptant ainsi Cf. ..

Senlis est géographiquement et historiquement définie comme une ville de Picardie. Elle se situe à l'extrémité occidentale de la région géographique du Valois, mais en tant que ville royale et affranchie, n'entrait pas dans le duché de ValoisCf. carte du duché de Valois dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1885, Imprimérie d'Eugène Dufresne, Senlis 1886, 206 p., planche I après page 50 et annotations .. Entourée de plaines fertiles riches en limon, elle offre un large paysage de grande culture céréalière. Elle se trouve au carrefour des forêts d'Ermenonville, d'Halatte et de Chantilly, qui constituent un ensemble forestier d'environ .

vignette|250px|Localisation de Senlis, au sud de la province de Picardie du , selon Jean-Baptiste Nolin.

Avec une superficie de , Senlis est la septième commune la plus étendue parmi les 693 communes de l'OiseCf. sur le site .. Le point le plus haut de la commune () se trouve au cœur de la forêt d'Halatte, au poteau du Mont Alta, sur la limite avec la commune d'Aumont-en-Halatte, et le point le plus bas () se trouve sur les bords de la Nonette, à l'ouest de la ville.

Le territoire communal de Senlis se développe surtout dans le sens nord-sud et ne présente pas une forme homogène : Il se compose de la ville avec ses faubourgs, qui s'étend jusqu'aux limites communales à l'est et à l'ouest ; de plaines agricoles et d'environ des forêts de Pontarmé (composante de la forêt de Chantilly) et d'Ermenonville, au sud ; ainsi que de nombreuses parcelles de la forêt d'Halatte au nord : ce secteur est pratiquement coupé du reste à la lisière de la forêt, où le territoire se rétrécit jusqu'à une extension est-ouest minimale de seulement.

La plus grande extension du nord au sud est de environ. Le point le plus septentrional est le Poteau de Fleurines dans la forêt d'Halatte. Le point le plus méridional correspond au Poteau Neuf en forêt de Pontarmé. L'extension maximale est-ouest du territoire est de . Le point le plus oriental se trouve sur la D 1324 vers Crépy-en-Valois, peu après le rond-point à l'intersection avec la N 330, et le point le plus occidental près de la D 330 vers Creil, au nord-ouest du faubourg des Arènes. En forêt d'Halatte, le développement est-ouest atteint , entre le Poteau des Blancs Sablons, point de rencontre de quatre communes (Senlis, Fleurines, Villers-Saint-Frambourg et Chamant) et le carrefour Bourbon.

Communes limitrophes Avec Verneuil-en-Halatte au nord-ouest, Senlis partage seulement de limites communales, le long de la route de Fleurines en forêt d'Halatte. Par ailleurs, au poteau d'Auteuil, un peu plus au sud-est, Senlis s'approche de l'église de Fleurines d'un kilomètre seulement. À un autre carrefour de la forêt d'Halatte, le Poteau des Blancs Sablons déjà mentionné, Senlis rencontre la commune de Villers-Saint-Frambourg qui n'est pour autant pas une commune limitrophe au sens strict du terme, car les limites des deux communes ne se touchent qu'en un seul point. Au même endroit, la commune d'Ognon et plus particulièrement son temple gallo-romain de la forêt d'Halatte est proche de moins d'un kilomètre.

Chamant est la commune que Senlis côtoie sur la plus longue distance, soit près de ; en fait, le territoire de Senlis enveloppe toute la moitié occidentale de cette commune voisine. Deux communes s'approchent considérablement du territoire communal de Senlis au sud, sans pour autant le côtoyer : ce sont Thiers-sur-Thève (au Poteau Neuf, à ) et Fontaine-Chaalis (à , près du poteau de la Victoire).

Géologie vignette|Carte géologique simplifiée de Senlis. Le site originel de la ville est un éperon de plateau culminant à au niveau de la place de la cathédrale. Cet éperon domine de plus de les vallées de l'Aunette et la Nonette qui se rejoignent en limite Ouest de la commune. Les fonds de ces deux petites rivières qui délimitent le centre-ville vers le sud et vers le nord sont remplis d'alluvions modernes et partiellement de tourbes formées au Néolithique, résultant de marais d'origine ancienne et des mouvements néotectoniques. L'épaisseur de la couche de tourbe est de dix mètres à Senlis, et celle des alluvions autour de huit mètres.

Géologiquement, la région est occupée par un vaste plateau calcaire du Lutétien recouvert de limon en majeure partie, et de lœss dans les glacis agricoles du Valois, comme à l'est du territoire communal de Senlis. Le plateau calcaire monte en pente douce vers le nord. Sur le plateau légèrement surélevé de la butte-témoin qu'est le Mont Alta () dans la forêt d'Halatte, le calcaire remonte presque jusqu'à la surface.

Les parties nord et sud de la commune occupée par les forêts sont couvertes de sables d'Auvers (Bartonien inférieur ou Auversien) qui lui donne un aspect dunaire aux endroits où la végétation est absente. Tandis que les sables d'Auvers et les sables et grès de Beauchamp dominent les forêts de Chantilly et d'd'Ermenonville, ils sont moins présents en forêt d'Halatte où ils se concentrent sur les flancs des buttes-témoins (Mont Alta, butte de Saint-Christophe et Mont Pagnotte).

Toutefois, la partie de la forêt d'Halatte qui se trouve sur le territoire communal de Senlis est entièrement couvert de sables auversiens (à l'exception du plateau du Mont Alta et de l'extrémité nord, au-delà de la route de la Belle-Croix). Plus particulièrement, les sables d'Auvers se trouvent dans les plaines de faible altitude, et les sables de Beauchamp sur les flancs des collinesCf. et la feuille Senlis de la carte géologique imprimée 1/50 000e du BRGM..

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SenlisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. vignette|Le marais de la Bigüe entre le faubourg Saint-Étienne et le hameau de Villemétrie (propriété privée). vignette|L'Aunette à Villevert. Le site historique de la ville domine la vallée de la Nonette : c'est une rivière longue de prenant sa source à Nanteuil-le-Haudouin et se jetant dans l'Oise à Gouvieux. Au nord de ce site, passe un affluent de la Nonette, l'Aunette qui, longue de , prend sa source à Rully et se jette dans la Nonette à l'ouest de la commune.

Les deux petites rivières traversent des prés humides à de nombreux endroits, dont le petit marais de la Bigüe entre le faubourg Saint-Étienne et le hameau de Villemétrie, arrosé par la Nonette. Par ailleurs, la Nonette se divise en deux bras à l'est de Mont-l'Évêque, qui se rejoignent de nouveau à l'abbaye de la Victoire : une déviation appelée la Sangle passe au pied du château et draine vers elle l'eau des prés humides, permettant ainsi la culture. De l'abbaye de la Victoire jusqu'au sud de Senlis, la Nonette a également été dérivée au Moyen Âge, pour passer devant les remparts de la ville et entrer dans la stratégie défensive. Ici c'est la déviation qui prend le nom de la Nonette, et le ruisseau coulant dans son ancien lit s'appelle la rivière de la fontaine Saint-Urbain, selon une source qui l'alimente.

L'Aunette est alimentée par plusieurs courts ruisseaux à l'est et à l'ouest du faubourg Villevert. Elle forme un étang dans le Parc Écologique à la limité nord-est de la ville, et un autre petit étang à Villevert. Sur la fin de son parcours, à l'ouest du faubourg des Arènes, cette petite rivière présente elle aussi un deuxième bras à la traversée d'un pré humide.

Avec les zones humides des fonds des petites rivières et ruisseaux, contraste la pauvreté en eau des forêts au nord et au sud de Senlis. En forêt d'Halatte, l'on peut trouver sur le Mont Alta l'unique mare forestière permanente du massif. Les différentes fontaines de la forêt d'Halatte ne sont pas d'origine naturelle et ont été aménagées pour les animaux sauvages ; sur le territoire de Senlis existent deux de ces fontaines sur les parcelles 244 et 297, avec des margelles en pierre de taille. L'approvisionnement en eau potable était problématique à Senlis avant l'adduction de l'eau courante. La Nonette et l'Aunette fournissaient une eau parfois calcaire et séléniteuse qui pouvait incommoder des personnes à l'estomac fragile, mais qui était généralement d'une assez bonne qualité. Dans la ville, il n'y avait qu'un seul puits à livrer une eau de la même qualité, sur la place Notre-Dame. L'eau des autres puits était trop séléniteuse, impropre à la consommation, incapable de faire cuire les légumes ou de dissoudre le savon. De ce fait, la plupart des habitants buvaient l'eau de la Nonette, ce qui n'était pas sans risques sanitaires., comme l'on y lavait également le linge.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Creil à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Senlis est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..