Les Chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne (CDHV) exploitent un réseau de tramway électrique au cours de la première moitié du . Celui-ci dessert le département de la Haute-Vienne, en France. Il est surnommé le trami par la population locale.

Histoire thumb|left|Ancienne gare de Villevit (commune de Rancon). L'idée de créer un réseau de Chemins de fer départementaux dans le département de la Haute-Vienne existait déjà en 1881, peu après la promulgation de la loi sur les tramways. Il faudra attendre le début du pour que le conseil général autorise la construction des lignes.

De 1908 à 1949, des tramways départementaux ont fonctionné dans le département de la Haute-Vienne. Le réseau de la Compagnie des Chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne (CDHV) a été le plus long réseau électrifié de France. Les quatre lignes atteignaient de longueur.

Le trami transporta en 1912. À la veille de la seconde Guerre mondiale, en 1938, ce nombre atteint .

En s'imbriquant dans le réseau des tramways urbains, les tramways départementaux permettaient une desserte cadencée de la banlieue de Limoges. Cela est comparable à la fréquence de certaines lignes du RER parisien d'aujourd'hui. Un tramway partait toutes les , entre du matin et 21h00, du Champ de foire à Limoges pour rejoindre Aixe-sur-Vienne. Cette partie du réseau était complétée par les lignes de tramways du réseau urbain de Compagnie des Compagnie des Tramways électriques de Limoges.

Les difficultés d'entretien durant la guerre et l'arrivée de l'autocar condamnent le tramway qui est définitivement remplacé par les cars de la RDTHV le .

Dès 1936, les lignes les moins rentables sont supprimées : Saint-Mathieu - Rochechouart ; Rancon - Bussière Poitevine ; Chaptelat - Razès. La longueur totale du réseau exploité est réduite ainsi à .

Entre 1951 et 1952, les voies sont entièrement déposées, excepté dans l'ancien village martyr d'Oradour-sur-Glane détruit par les SS en 1944, conformément à la volonté de maintien en l'état des ruines.

Compagnie des chemins de fer départementaux de la Haute Vienne La compagnie des chemins de fer départementaux de la Haute Vienne (CDHV) est créée le . Elle construit un réseau de autour de Limoges dont la longueur est de . Elle est affiliée au Groupe Giros-Loucheur. Le réseau est déclaré d'utilité publique par décret du ..

Lignes vignette|droite|La Gare des tramways à Saint-Laurent-sur-Gorre. vignette|droite|Un tram en gare de Bussière-Poitevine. Ligne 1 : Limoges - Saint-Mathieu (Haute-Vienne) - Rochechouart,

Ligne 2 : Limoges - Châteauponsac - Saint-Sulpice-les-Feuilles,

Ligne 3 : Limoges - Oradour-sur-Glane - Saint-Junien,

Ligne 4 : La Tuilière - Bussière-Poitevine,

Ligne 5 : Limoges - Eymoutiers - Peyrat le Château,

Ligne 6 : Les Planchettes - Razès,

Ligne 7 : Rancon - Bussière-Poitevine,

Ces lignes sont ouvertes entre 1911 et 1913.

Infrastructure

Le dépôt vignette|L'usine électrique sur la Vienne à Eymoutiers Le dépôt principal des tramways est situé au bord de la rivière l'Aurence et il est embranché à la ligne de Limoges à Saint Junien. Il comprend : un faisceau de garage couvert ; un atelier de réparation ; une usine de production de courant.

Alimentation électrique Une usine de production de courant est installée à Bussy-Varache en aval de la commune d'Eymoutiers. Un barrage a été construit sur la Vienne. Le courant produit est distribué à la tension de volts par des feeders sur le réseau (courant alternatif 25 périodes).

Une centrale thermique est installée au dépôt de l'Aurence à Limoges. Elle fonctionne au moyen de chaudières, alimentées au charbon, produisant de la vapeur qui entraîne des génératrices de courant.

Ouvrage d'art vignette|Le Viaduc de Rancon, peu après sa construction Le principal ouvrage est le viaduc de Rancon, entre Limoges et Châteauponsac, au-dessus de la vallée encaissée de la Gartempe. Sa longueur est de et la hauteur de , il comprend 11 arches de d'ouverture et une rampe continue de .

Le tracé dans Limoges La situation dans Limoges est particulière, du fait de l'existence d'un réseau de tramways urbains. Les CDHV partent initialement de la place Maison-Dieu, puis après 1923 de la gare des Charentes (Gare de Limoges-Montjovis).

La desserte de la banlieue de Limoges Le réseau CDHV assurait la desserte de la banlieue depuis Limoges: vers Aixe sur Vienne, (ligne 1) vers Couzeix, (ligne 2) vers Landouge, (ligne 3) vers Babylone, (ligne 4) Ces services sont assurés en navettes par des motrices à 2 essieux.

Matériel roulant

Automotrices électriques 21 motrices à bogies type A, puissance: 4 x 60 cv 18 motrices à 2 essieux type B, puissance: 2 x 60 cv Voitures à voyageurs 38 voitures à voyageurs à 2 essieux Wagons 110 wagons de marchandises à 2 essieux

Bibliographie

Martine Doutey, Drôle de Tram, éditions L'étang Moderne, 2023 . Louis Gildas, Il était une fois... les tramways de Haute-Vienne et de Limoges, éditions CPE, 2001

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Tramway de Limoges Régie départementale des transports de la Haute-Vienne Transports dans la Haute-Vienne

Maquette des CDHV Une maquette fonctionnelle à l'échelle du 1/22,5è a été entièrement réalisée par un membre d'HistoRail qui a bien connu les CDHV et conduit une des motrices sur Limoges/Saint-Laurent-sur-Gorre. Elle est présentée à HistoRail, musée du chemin de fer à Saint-Léonard-de-Noblat. Une exposition permanente de photos accompagnée de textes apporte quelques explications.

Liens externes Chemins de fer départementaux de la Haute Vienne - CDHV

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