La Maison dorée était un restaurant situé au 20, boulevard des Italiens dans le de ParisSelon la carte du Grand Atlas Paris Banlieue, de la (M-N7), édité par Blay-Foldex..
Les prémices et le café Hardy À l'angle du boulevard (aujourd'hui boulevard des Italiens) et de la rue d'Artois (aujourd'hui rue Laffitte), préalablement à la Maison dorée s’élevait l’hôtel Choiseul-Stainville. Y vécurent le journaliste d'origine italienne Cerutti (qui donna son nom à la rue d'Artois), puis Madame Tallien, , la plus célèbre des Merveilleuses, avant de devenir princesse de Chimay« Rue Laffitte », www.paris-pittoresque.com..
L'hôtel démoli, on y construisit le Café Hardy, de grande renommée sous l'Empire :
C’était l’endroit le plus cher de Paris si l’on en croit les journaux de l’époque : (le Café Riche était de l'autre côté de la rue Laffitte). L’établissement fut vendu , en 1836, aux frères Hamel, déjà propriétaires du Café de Chartres (Le Grand Véfour), au Palais RoyalFranck Ferrand, , émission Au cœur de l'histoire, Europe 1, 5 février 2013..
La Maison dorée Le célèbre restaurant de la Maison dorée, immeuble construit en 1839 par Victor Lemaire, architecte-entrepreneur, ouvre en 1841, fondé par Louis Verdier, originaire d'Uzès, puis dirigé par ses fils Ernest et Charles. À l'origine, le restaurant fut appelé Le Restaurant de la Cité par son fondateur. Mais, en raison de son aménagement luxueux, des peintures, des glaces, des dorures sur les balustrades et les balcons, le public lui donna l'appellation de Maison dorée« La Maison dorée », www.terresdecrivains.com.. Le cuisinier Casimir Moisson et les frères Verdier réussissent à faire de ce lieu le centre de la vie culturelle et politique de la capitale, le cœur, l’esprit et l’estomac du boulevard, c’est-à-dire de Paris. Le symbole de la capitale était alors ses , la tour Eiffel n’étant pas encore construite« Histoire de la City of Paris, saga familiale et industrielle entre Paris et San Francisco », www.facebook.com..
Le restaurant était divisé en deux parties, l’une sur le boulevard réservée au , l’autre, rue Laffitte, pour les habitués de marque, à l’abri des curieux, dans de luxueux cabinets. Le plus demandé était le numéro 6, fréquenté par ce qui comptait le plus à Paris : princes, comtes et marquis ainsi que d’excentriques fortunés. La cave somptueuse, avec ses , attirait tout ce qui comptait comme noceurs et de fêtards de la capitale. On pouvait y croiser le futur Edouard VII, lord Seymour ou le baron de Saint-Cricq.
C'est à la Maison dorée que le chef Casimir Moisson aurait créé le tournedos Rossini, pour le compositeur Rossini, qui était un habitué et un voisin, vu qu'il habitait rue de la Chaussée-d'Antin« Maison dorée », histoire.bnpparibas (consulté le 11 janvier 2019)..
Plusieurs rédactions de journaux se sont installées dans l'immeuble. En 1853, Alexandre Dumas installa au rez-de-chaussée la rédaction de son journal Le Mousquetaire.
C’est aussi à la Maison dorée que se tint la et dernière exposition des impressionnistes, le . Les expositions impressionnistes, qui avait fait leurs débuts au 35, boulevard des Capucines en 1874, se terminent sur le boulevard des Italiens.
La fin
vignette|Salles de Marché de BNP Paribas, état actuel. La Maison dorée a fermé ses portes en 1902. L'établissement a été morcelé en plusieurs commerces. En 1909, un bureau de poste y est installé. En 1974-1976, la BNP y a installé sa division internationale. À cette fin, la BNP a entrepris la rénovation de la façade. Pour le ministère de la Culture, Maurice Druon a imposé de conserver la façade, sous la pression d'un comité de défense du quartier.
Très remonté contre « l'ignorance et l'inconséquence de tous ces gens qui s'excitent sur un immeuble, qui veulent tout sauver et qui ne sauveront rienMichel Champenois, « La Maison dorée à ciel ouvert », Le Monde, 6 février 1974. », l'architecte Pierre Dufau a alors conçu un nouveau projet pour intégrer du neuf dans de l'ancien : par des , une jonction assurée . C'est la première transformation avec façadisme« Bureaux de la BNP », www.pss-archi.eu..
L'architecte fusionne le 20 du boulevard des Italiens et le numéro 22 voisin (où se trouvait le célèbre glacier Tortoni), prolonge la façade de deux travées sur le boulevard et de trois sur la rue Taitbout faisant lien avec un immeuble à façade en verre, tandis que sont également conservés les deux portails monumentaux de la Cité des Italiens sur la rue Lafitte. Les intérieurs sont démolis et intégralement reconstruits.
Aujourd'hui, la Maison dorée abrite des bureaux, un auditorium et une salle de marché de BNP Paribas.
Citations Honoré de Balzac y place son action avec Lucien de RubempréLuc Bihl-Willette, Des tavernes aux bistrots, histoire des cafés, éditions L'Âge d'homme, 1997, , .. Victor Hugo, qui occupe les étages avec L'Événement, y donne rendez-vous dès l'été 1848. Dans Le Voyage dans la Lune, de Jacques Offenbach, le prince Caprice explique qu'il connaît , dans son air du premier tableau (1875). Dans À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, c'est en venant chercher Odette à la Maison dorée, et en ne la trouvant pas, que Swann en tombe profondément amoureux (1913-1927).
Notes et références
Bibliographie http://www.terresdecrivains.com/La-Maison-Doree
Catégorie:Monument à Paris Catégorie:Patrimoine du XIXe siècle Catégorie:Restaurant dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:BNP Paribas