Le Pará (prononcé en portugais: ) est un État du nord du Brésil, centré autour de l'estuaire de l'Amazone. Sa capitale est Belém.
Avec une superficie de , c'est le deuxième État du pays par la taille ; il est plus grand que la France Métropolitaine, la Grande-Bretagne et l'Allemagne réunies. L'État est entièrement inclus dans l'Amazonie, et il abrite la plus grande île fluviale au monde, l'île de Marajó.
En 2019, l'État, compte 4,1 % de la population brésilienne, et il est responsable de 2,2 % du PIB du paysDescubra quais são os 15 Estados mais ricos do Brasil‘The Economist’ compara economia de Estados do Brasil com paísesDados dos estados e cidades do BrasilPopulação dos estados do Brasil.
Les villes les plus importantes sont Belém, Ananindeua, Bragança, Santarém, Parauapebas, Altamira, Soure, Marabá et Paragominas.
Géographie Le Pará est délimité par le Suriname, le Guyana et l'État d'Amapá au nord, par l'océan Atlantique au nord-est et par les États du Maranhão à l'est, du Tocantins au sud-est, du Mato Grosso au sud, de l'Amazonas à l'ouest et du Roraima au nord-ouest.
Le relief est majoritairement plat, partie intégrante du bassin amazonien. Les principaux cours d'eau sont, outre l'Amazone, le rio Tapajós, le rio Tocantins, le rio Jari et le rio Pará, dont il tire son nom.
Il détient environ 25 % de la superficie totale de l'Amazonie brésilienne, soit environ 1,25 million de kilomètres carrés.
Histoire
Époque coloniale () L'histoire coloniale de la région commence avec la fondation du fort du Presépio en 1616 par les Portugais qui donnera plus tard naissance à la ville de Belém. La région est alors soumise aux incursions récurrentes des Néerlandais et des Anglais à la recherche d'épices.
Au , la région, intégrée à la , prospère grâce à l'agriculture et à l'élevage. En 1751, avec l'expansion vers l'ouest, se crée l', qui comprend également la (aujourd'hui État de l'Amazonas). gauche|vignette|Province de Grão-Pará en 1822 En 1821, la révolution libérale au Portugal est appuyée par les habitants du Pará, mais le soulèvement est réprimé.
En 1823, le Pará décide de s'unir au Brésil nouvellement indépendant, duquel il était séparé durant la période coloniale, car directement rattaché à la couronne.
En 1835, un soulèvement populaire, la Cabanagem, décrète l'indépendance de la province mais sera réprimée par le pouvoir impérial.
Essor économique du Pará () alt=Premier chemin de fer en Amazonie.Chemin de fer de Bragança|vignette|272x272px|Premier chemin de fer en Amazonie. Chemin de fer de Bragança, Pará L'économie se développe rapidement au , avec notamment l'exploitation du latex pour la fabrication de caoutchouc. Cette Belle Époque est marquée par le développement de l'Art nouveau.
L'essor économique permet le développement des villes de Belém et Manaus, qui connaissent une urbanisation accélérée et un embellissement certain. Le premier chemin de fer de l'Amazonie fut construit au Pará, faisant et reliant la capitale et Bragança, ville importante de la province. Ce chemin de fer fut un pilier de ce développement économique, transportant des marchandises agricoles vers Belém. gauche|vignette|330x330px|Teatro da Paz en vue aérienne Les constructions du théâtre de la Paix (Belém) et du théâtre Amazonas (Manaus) témoignent de la richesse de cette époque. (à completer)
vignette|366x366px|Palais Antônio Lemos, Hotel de ville de Belém portant le nom de l'urbaniste renommé en son hommage.
fut le principal artisan de la transformation urbanistique de Belém qui était alors connue comme le « Paris en Amérique » en référence aux transformations urbanistiques de la capitale française à l'époque qui inspirèrent fortement Lemos.
C'est à cette époque que le centre-ville de Belém fut intensément planté de manguiers, ce qui lui vaut son surnom actuel de « ville des manguiers ».
Déclin du caoutchouc et transformation de l'économie (début du - de nos jours) Avec le déclin de l'activité liée à l'exploitation du caoutchouc vint une longue période de stagnation économique de laquelle la région n'est sortie que dans les années 1960, avec le développement de l'agriculture dans le sud de l'État, ainsi que l'exploitation du minerai de fer dans la serra dos Carajás et de l'or dans la serra Pelada ( d'or extraites, au prix d'importants dégâts environnementaux.).
Gouverneurs
Culture La culture paraense vignette|Le drapeau du Pará, symbolisant l'Union de l'Etat avec le Brésil. Le Pará est l'État amazonien qui se distingue le plus, par sa taille, son économie et son peuple, il existe une grande variété de culture au sein du Pará grâce à ses diverses ethnies (blancs, noirs, métis, autochtones et asiatiques) qui forment une société multiculturelle avec une identité régionale, l'identité paraense.
En effet, étant une des seules provinces séparées du Brésil durant l'époque coloniale, le peuple du Pará adopte alors aujourd'hui un sentiment de patriotisme envers son pays et également envers son État.
Des différences entre les régions vignette|Festa Junina, Fête traditionnelle au Nord du Brésil Avec la création d'un nouveau pôle économique au sud du Pará depuis les années 1960, se séparant du pôle de la capitale, le nord et le sud se distinguent de plus en plus. Les normes et coutumes du sud, centré à Carajás, forment un contraste croissant avec le nord de l'État, englobant Belém et les villes côtières.
Musiques et Danses
Cuisine
Démographie Selon l'Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE), l'État du Pará avait une population de personnes en 2022.
Selon le recensement de 2022, 69,9 % de la population s'identifient comme métisses (pardos) , 19,3% comme Blancs, 9,8% comme Noirs, 0,9 % comme Indigènes, et 0,1 % comme Asiatiques.
A noter que : dans le contexte brésilien, le terme « métis » englobe une diversité d'origines ethniques bien au-delà de la simple dualité noir-blanc souvent envisagée en France. Le Pará illustre cette richesse, avec des mélanges incluant les Blancs, Noirs, Indigènes et Asiatiques.
Économie En 2021, le PIB du Pará s'élevait à 262,905 milliards de Réaux brésilien, selon l'IBGE
Le Pará connaît un taux de croissance supérieur à la moyenne nationale depuis 1998.
Sa participation dans le PIB brésilien est passée de 1,70 % en 1998 à 2 % en 2004. Son taux de croissance était respectivement de 5,30 % et 6,61 % en 2003 et 2004. En 2022, son taux de croissance fut de 3 %, supérieur à la moyenne nationale.
Agriculture Le Pará est le plus grand producteur brésilien de manioc, d'açaí, d'ananas et de cacao, et compte parmi les plus importants pour le poivre noir (), la noix de coco () et la banane ().
Açaí
En 2019, le Pará a produit 95 % de tout l'açaí du Brésil.
L'État a commercialisé plus de de fruits, pour une valeur de plus de de dollars américains soit environ 3 % du PIB de l'ÉtatCaminhos do açaí: Pará produz 95% da produção do Brasil, fruto movimenta US$ 1,5 bi e São Paulo é o principal destino no país.
Le produit est prometteur pour l'Etat amazonien car devenu connue à l'international, notamment pour le produit fini, l'açai bowl, la production d'Açai ne fera qu'augmenter d'ici les prochaines années.
Manioc En 2018, le Pará a produit 3,8 des de tonnes (Mt) produites au BrésilProdução brasileira de mandioca em 2018.
Ananas En 2018, le Pará a produit de fruits sur près de (ha). En 2017, le Brésil était le mondial (près de 1,5 milliard de fruits récoltés sur environ ). C'est le le plus cultivé du pays. Le sud-est du Pará représente 85 % de la production de l'État, avec en tête Floresta do Araguaia (76,45 %), Conceição do Araguaia (8,42 %) et Salvaterra (3,12 %). Floresta do Araguaia possède également la plus grande industrie de concentrés de jus de fruits du Brésil, exportant vers l'Union européenne, les États-Unis et le MercosurProdução brasileira de abacaxi em 2018, EmbrapaAbacaxi faz o Pará despontar como o maior produtor nacional do fruto.
Noix de coco En 2019, le Pará a produit de fruits, juste derrière les États de Bahia et du CearáProdução de coco despenca no Brasil e na Bahia.
Poivre noir (t) récoltées en 2018Pará exporta pimenta com segurança e qualidade
Noix du Brésil
La noix du Brésil (appelée noix du Pará dans les autres États et simplement noix au Pará ) a toujours été l'un des principaux produits d'extraction dans le nord du Brésil, avec la collecte sur le sol forestier. Devenue connue pour ses bienfaits pour la santé la culture commerciale de la noix du Pará a été créée. Il existe déjà des propriétés avec plus d'un million de châtaigniers pour une production à grande échelle. Les moyennes de production annuelle au Brésil ont varié entre jusqu'en 2016Produção comercial de castanhas na Amazônia ajuda na recuperação de florestas e movimenta economia localPesquisa aponta queda de 70% na produção de castanha-da-amazônia.
Cacao vignette| redresse=0.7| Cacao à l'état sauvage. Le Pará était en concurrence avec Bahia pour le leadership de la production brésilienne. En 2017, le Pará a pris la tête pour la première fois. En 2019, le Pará a produit de cacao et Bahia . La superficie plantée en cacao de Bahia est presque trois fois plus grande que celle du Pará, mais la productivité du Pará est pratiquement trois fois plus élevée. Certains facteurs qui expliquent cela sont: les cultures à Bahia sont plus extractivistes, et celles du Pará ont un style plus moderne et commercial, en plus des paraenses utilisant des graines plus productives et résistantes, et leur région offrant une résistance au balai de sorcièrePará retoma liderança na produção brasileira de cacau, com a união de agricultoresRondônia é o terceiro maior produtor de cacau do Brasil.
Banane nationale en 2018Produção de banana no Brasil em 2018.
Élevage vignette| gauche En 2018, le Pará possédait le cinquième plus grand troupeau de bovins du Brésil, avec de têtes de bétail.
La ville de São Félix do Xingu en possède le plus grand nombre du pays, avec d'animaux. Marabá est la sixième plus grande ville du pays en nombre, avec 1 million d'animaux. Dans le classement des 20 principaux troupeaux, Pará a sept noms. Cela est dû en partie au fait que les municipalités du Pará ont un territoire gigantesqueRebanho bovino do Pará aumenta mais de 40 mil e alcança 20,6 milhões de cabeças.
Industrie minière Ressources minières vignette| Extraction de bauxite dans le Pará. L'économie de l'État est principalement fondée sur l'exploitation des ressources naturelles, notamment minérales (fer, bauxite, manganèse, calcaire, or, étain) et forestières (bois). Les autres principaux secteurs sont l'agriculture, l'élevage, l'industrie et le tourisme.
L'exploitation minière est l'activité prépondérante dans la région sud-est. Le centre principal d'activité de cette région est la ville de Marabá. Les activités agricoles se concentrent dans la région nord-est, notamment autour de la ville de Castanhal. L'agriculture est également pratiquée le long de la route transamazonienne. Les principales cultures sont la banane et la noix de coco. L'élevage quant à lui se concentre dans le sud-est de l'État, pour un cheptel total de de bovins.
L'industrie naissante du Pará se trouve principalement autour de la région métropolitaine de Belém, dans les districts industriels de Icoaraci et Ananindeua. On remarquera principalement le domaine de l'industrie du meuble et autres produits à base de bois, particulièrement près de Paragominas. L'exploitation minière permet le développement d'une industrie métallurgique significative. À Barcarena, une grande partie de la bauxite extraite à Parauapebas est transformée.
La route de Santarém-Cuiabá (BR-163) permet également d'écouler une grande partie de la production de l'État enclavé Mato Grosso par le port de Santarém.
Exploitation minière vignette| Mine des Carajas, plus grande mine à ciel ouvert au monde à Paraupebas, Pará.