La démographie de la Charente-Maritime est caractérisée par une densité moyenne et une population âgée qui croît depuis les années 1950.

Avec ses en , le département français de la Charente-Maritime se situe en sur le plan national.

En six ans, de 2015 à 2021, sa population s'est accrue de près de , c'est-à-dire de plus ou moins par an. Mais cette variation de la population est nettement différenciée selon les 463 communes que comporte le département.

La densité de population de la Charente-Maritime, en , demeure inférieure à celle de la France entière qui est de pour la même année bien qu'elle soit nettement supérieure à celle de la région Nouvelle-Aquitaine où le département occupe le deuxième rang régional.

Évolution démographique du département de la Charente-Maritime

Les grandes dates de l'évolution démographique de la Charente-Maritime pendant la période contemporaine sont les suivantes : 1801 : minimum démographique pour le département dans toute la période contemporaine. 1861 : maximum démographique du département pour tout le . 1881 : début de l'exode rural massif consécutif à la crise du phylloxéra qui a commencé à ravager les vignes à partir de 1875. 1911 : poursuite du déclin démographique jusqu'à la veille de la Grande guerre. 1921 : à la suite de la Première Guerre mondiale, le département enregistre sa plus forte baisse démographique jamais enregistrée dans toute la période contemporaine. 1931 : minimum démographique du département pour tout le . 1946 : chiffre de population le plus bas depuis la Libération. 1982 : le département franchit officiellement pour la première fois de son histoire démographique le seuil du demi million d'habitants. 1999 : maximum démographique pour tout le . 2007 : le département franchit un nouveau cap démographique en dépassant les .

Population par divisions administratives Arrondissements Le département de la Charente-Maritime comporte cinq arrondissements depuis 1943 et s'étend sur une surface totale de . La population se concentre principalement sur l'arrondissement de la Rochelle, qui recense % de la population totale du département en , avec une densité de , contre % pour l'arrondissement de Rochefort, % pour celui de Saintes, % pour celui de Jonzac et % pour celui de Saint-Jean-d'Angély. ArrondissementPopulation()Variation(/)Superficie()Densité() La Rochelle Rochefort Saintes Jonzac Saint-Jean-d'Angély Source : Insee..

Communes de plus de

Sur les que comprend le département de la Charente-Maritime, 75 ont en 2021 une population municipale supérieure à , 20 ont plus de et 4 ont plus de : La Rochelle, Saintes, Rochefort et Royan.

Les évolutions respectives des communes de plus de sont présentées dans le tableau ci-après.

CommunePopulation()Variation(/)Superficie()Densité() La Rochelle Saintes Rochefort Royan Aytré Périgny Tonnay-Charente Lagord Saujon Surgères Saint-Jean-d'Angély Puilboreau Châtelaillon-Plage Saint-Pierre-d'Oléron Dompierre-sur-Mer Marennes-Hiers-Brouage - Nieul-sur-Mer Saint-Xandre Saint-Georges-de-Didonne Sainte-Soulle Source : Insee.

Structures des variations de population Soldes naturels et migratoires sur la période 1968-2021 La variation moyenne annuelle est en hausse de 1968 à 2015, passant de , et en baisse depuis 2015.

Le solde naturel annuel qui est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une même année, a baissé, passant de . La forte baisse du taux de natalité, qui passe de , n'est pas compensée par une baisse du taux de mortalité, qui parallèlement passe de .

+Variation de la population par périodes Indicateurs démographiques 1968 à1975 1975 à1982 1982 à1990 1990 à1999 1999 à2010 2010 à2015 2015 à2021 Variation annuelle moyenne de la population en % 0,4 0,4 0,3 0,6 1,0 0,6 0,6 - due au solde naturel en % 0,4 0,1 0,0 -0,1 -0,1 -0,2 -0,4 - due au solde apparent des entrées sorties en % 0,0 0,3 0,3 0,7 1,1 0,7 1,0 Taux de natalité en ‰ 15,6 12,6 11,6 10,3 10,3 9,5 8,0 Taux de mortalité en ‰ 11,6 11,3 11,1 11,0 11,1 11,2 12,2 Source : InseePOP T2M - Indicateurs démographiques en historique depuis 1968.

Mouvements naturels sur la période 2014-2022 En 2014, ont été dénombrées contre . Le nombre annuel des naissances a diminué depuis cette date, passant à en 2022, indépendamment à une augmentation, mais relativement faible, du nombre de décès, avec en 2022. Le solde naturel est ainsi négatif et diminue, passant de à ..

Densité de population La densité de population progresse régulièrement en Charente-Maritime depuis la Libération, en cohérence avec la croissance de la population départementale. En 2021, la densité était de POP T1 - Population en historique depuis 1968.

Population rurale et population urbaine

La population de la Charente-Maritime est devenue majoritairement urbaine dans le département au recensement de 1968 où sa proportion atteignait tout juste 50,4 % de la population totale. Depuis cette date, la population urbaine n'a cessé d'augmenter en Charente-Maritime rassemblant aujourd'hui près de trois citadins sur cinq, ce qui demeure nettement inférieur à la moyenne nationale qui est des trois-quarts en France.

La baisse régulière du taux de population rurale depuis la Libération Comme l'indique l'histogramme ci-dessous, le taux de population rurale n'a pas cessé de décroître depuis 1946 et ce n'est que depuis le recensement de 1968 que la population rurale est devenue minoritaire.

Si au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, près de deux habitants sur trois vivaient en milieu rural en Charente-Maritime, aujourd'hui, les campagnes ne rassemblent plus que deux habitants sur cinq.

Le maintien d'une population rurale encore nombreuse Pendant de longues décennies, la population rurale est demeurée dominante dans le département comme d'ailleurs dans les départements voisins du Centre-Ouest de la France, notamment en Poitou-Charentes.

Le tableau démographique ci-dessous est riche d'enseignements et montre de prime abord que la ruralité est un fait social fortement ancré en Charente-Maritime où les campagnes « résistent » plutôt bien à l'« érosion » des effectifs.

Tableau de l'évolution de la population rurale de 1946 à 2007 Année Population rurale Nombre de communes rurales1946 256 541 4661954 263 746 4681962 261 397 4651968 239 765 4531975 244 185 4411982 241 512 4341990 246 831 4301999 249 438 4252007 253 682 404

L'évolution démographique de la population rurale fait apparaître certaines périodes de vitalité tandis que d'autres sont marquées par un réel déclin.

Dans les situations de déclin démographique, la période qui va de 1954 à 1968 où la population rurale a très sensiblement baissé est due au « second exode rural » qui a marqué profondément les communes agricoles du département et la période située entre 1990 et 1999 accuse de nouveau un léger fléchissement démographique du cette fois à la reprise très nette de l'urbanisation au détriment des campagnes.

Quant aux périodes de relative dynamisme du monde rural, elles le doivent à deux circonstances démographiques très différentes.

Si entre 1946 et 1954, la population rurale s'accroît notablement, elle le doit à la vitalité démographique des années du « baby boom » de l'après-guerre qui ont marqué la Charente-Maritime comme l'ensemble des départements français.

L'essor démographique de la population rurale dans la période 1968-1975 et dans celle de 1982-1990 relève simplement du mouvement de la péri-urbanisation qui a « déplacé la ville vers les campagnes ». Toutes les communes périphériques des villes principales ont enregistré pendant ces périodes un accroissement démographique très important relevant du fait nouveau et contemporain de la « rurbanisation » qui a touché profondément la Charente-Maritime.

Ce phénomène démographique est largement confirmé dans la dernière période intercensitaire où, entre 1999 et 2007, la population rurale s'accroît de nouveau (gain de population de ), certes moins rapidement que l'ensemble du département. Cette situation est due à la continuelle poussée de la péri-urbanisation qui s'étend de plus en plus au-delà des villes-centres, dans un rayon dépassant souvent les , voire les , ce qui se vérifie notamment autour du bipôle La Rochelle-Rochefort et de Saintes. Même des villes moins importantes comme Saint-Jean-d'Angély, Marennes, Saint-Pierre-d'Oléron, Surgères et Jonzac, qui sont des pôles d'emplois notables dans le département, ont développé autour d'elles des zones de population périphériques établies dans un rayon compris entre 10 et .

Par contre, le nombre de communes rurales est en baisse constante depuis le recensement de 1954 mais elles demeurent toujours les plus nombreuses. En 1999, sur 472 du département sont classées comme étant rurale, ce qui représente une proportion encore très élevée de 90 % c'est-à-dire que neuf communes sur dix sont rurales en Charente-Maritime. Ce pourcentage était de 96,3 % en 1946 et de 93,6 % en 1968, l'année où la population urbaine était pour la première fois dans l'histoire démographique de ce département supérieure à la population rurale.

En 2007, sont catégorisées rurales, soit 85,6 % de l'ensemble des communes du département. Pourtant, parmi celles-ci, un nombre grandissant figure parmi les communes péri-urbaines dont la croissance démographique provient pour l'essentiel de l'installation de citadins à la campagne, souvent composés de jeunes ménages avec enfants.

Ainsi, parmi ces communes rurales, il faut désormais faire la distinction entre les communes du « rural profond » qui sont les plus nombreuses et qui se caractérisent toutes par un déclin démographique pratiquement irréversible et les communes semi-rurales - ainsi que les communes péri-urbainesc'est-à-dire des communes rurales périphériques des communes urbaines mais qui n'ont pas le critère de commune urbaine établi par les services de l'INSEE tandis que les communes semi-rurales sont des communes « suburbaines » non limitrophes d'une commune urbaine mais d'une commune péri-urbaine rurale. A vrai dire, l'INSEE n'a pas encore établi de définitions précises, elles sont en suspens. -, qui sont d'anciennes communes agricoles revitalisées depuis les années 1970 par l'installation des « néoruraux ». Ces derniers, constitués majoritairement de jeunes ménages avec enfants, ont choisi de vivre dans les villages situés dans les couronnes péri-urbaines des villes principales, secondaires et petites du département et y apportent un incontestable renouveau autant démographique qu'économique et social. Ils contribuent à accroître artificiellement la population rurale dans le département, sinon à la maintenir à un taux encore élevé.

Ce n'est que depuis le recensement de population de 1968 que la Charente-Maritime recense davantage de citadins que de ruraux. À cette date, le taux de population urbaine était de 50,4 %.

L'évolution du taux de population urbaine depuis la Libération Comme l'indique l'histogramme ci-dessous, le taux de population urbaine n'a cessé de croître depuis 1946 mais il s'est ralenti dans la période comprise entre 1968 et 1990 pour s'accélérer de nouveau depuis 1990.

Une population urbaine majoritaire et en constante progression

La population urbaine a constamment progressé autant par le nombre de communes et d'unités urbaines que par le chiffre de population depuis 1946.

Tableau de l'évolution urbaine de 1946 à 1999 Année Population urbaine (Nombre de communes urbaines) Nombre d'unités urbaines1946 159 646 (17) 161954 184 227 (18) 161962 209 500 (21) 191968 243 857 (31) 201975 253 674 (31) 161982 271 708 (38) 201990 280 315 (42) 231999 307 586 (47) 252007 351 728 (68) 31