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Chronologie

Janvier 2009 thumb|right|Alvaro Uribe (janvier 2008)

Mardi : Lors d'une cérémonie à la Maison Blanche le président américain George W. Bush a remis la médaille présidentielle de la Liberté au président Álvaro Uribe ainsi qu'aux anciens premiers ministres britannique Tony Blair et australien John Howard, saluant en eux des « dirigeants extraordinaires », qui sont aussi « trois bons amis ». Il a vanté « le courage personnel et la force de caractère immenses » exercés par Alvaro Uribe dans un pays qui menaçait de devenir un « narco-État » quand il a pris ses fonctions. Un attentat commis par la guérilla des Farc, à l'aide de bombonnes de gaz bourrées d'explosif, à Roberto Payan (département de Narino, sud-ouest) a causé la mort de 5 personnes, dont trois enfants et une femme, et en blesse huit autres. Les FARC disposerait encore, selon les estimations, de à combattants, actifs principalement dans le sud et le sud-est de la Colombie.

Mercredi : le directeur de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, Kenneth Roth, raille le président américain George W. Bush pour avoir remis la plus haute distinction civile américaine au président Álvaro Uribe :

Mercredi : selon la police colombienne, quelque personnes ont été victimes d'homicides en Colombie en 2008, contre en 2007 et près de en 2002, le chiffre le plus bas depuis les 30 dernières années, soit 33 morts violentes pour habitants. Cali, capitale du département du Valle del Cauca (500 km au sud-ouest de Bogota), est la ville la plus dangereuse, avec un taux de 66 homicides pour cent mille habitants.

Mercredi : une attaque contre un magasin menée par la guérilla des FARC fait deux morts et trois blessés.

Février 2009 Dimanche : La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) libère 4 otages politiques, 3 policiers et un soldat dans le sud de la Colombie. La guérilla avait annoncé le qu'elle procéderait à la libération unilatérale de six de ses otages dits « politiques » sur 28, revenant sur sa décision de ne plus libérer d'otages sans contrepartie. Dans la soirée, un attentat à la voiture piégée attribué à la guérilla des FARC fait deux morts et au moins trente blessés, à proximité d'un bâtiment de la police dans la ville de Cali, à 500 km au sud-ouest de Bogota. En , le palais de justice voisin avait déjà été visé par un attentat à la bombe qui avait tué quatre personnes.

Mardi : La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) libère l'ex-gouverneur du Meta, Alan Jara, enlevé en 2001 et remis à la sénatrice de gauche Piedad Cordoba et à des délégués du CICR. L'ex-gouverneur est le cinquième de six otages politiques que la guérilla des FARC s'est engagée à libérer. La guérilla détient encore 23 otages politiques. Au moins vingt personnes trouvent la mort dans l'accident d'un bus qui a fait une chute de plus de 120 mètres dans le département de Choco (ouest). Le président Álvaro Uribe accuse le correspondant de la radio RFI en Colombie, Hollman Morris et un autre journaliste, Jorge Enrique Botero, membre de la commission composée aussi de représentants du CICR partie chercher les otages, d'être « complices du terrorisme », l'un pour avoir interviewé des otages des Farc avant leur libération et l'autre pour avoir dénoncé des opérations aériennes de l'armée : Monsieur Botero et Monsieur Morris se réfugient derrière leur condition de journalistes pour être de permissifs complices du terrorisme. Hollman Morris a pu interroger juste avant leur libération les quatre otages politiques, mais n'a pas diffusé leurs propos, et Jorge Enrique Botero a accordé un entretien à la chaîne vénézuélienne Telesur dans lequel il dénonce les survols aériens par l'armée colombienne du site de la libération, estimant que celle-ci avait failli échouer de ce fait Le Figaro.fr, Uribe accuse deux journalistes.

Vendredi : La guérilla des FARC libère son dernier otage politique, Sigifredo López, un ancien député retenu prisonnier depuis 6 ans et 10 mois.

Samedi : Le président Álvaro Uribe accuse les FARC de vouloir duper la population, après la libération unilatérale de six otages par la guérilla cette semaine : « Nous n'allons pas les laisser nous abuser. Ils parlent de paix, mais font couler le sang [… Nous n'allons pas laisser] les intellectuels des FARC nous duper avec un discours de paix qui, finalement, renforce le terrorisme ».

Dimanche : selon José Obdulio Gaviria, un des plus proches conseillers du président, Álvaro Uribe n'acceptera pas un échange d'otages de la guérilla des FARC contre ses combattants incarcérés par les autorités : « L'accord humanitaire est une affaire qui se traite entre États, entre forces belligérantes. La Colombie n'est impliquée dans aucune guerre contre un État et n'a pas de prisonniers de guerre avec d'autres États ». Dans la semaine, les FARC ont libéré 6 de leurs 28 otages « politiques » mais échangeables de leur point de vue contre des combattants capturés par les autorités.

Lundi : six militaires ont trouvé la mort lors d'une attaque de la guérilla marxiste des FARC dans la localité de Morales (à 700 km au sud de Bogota).

Jeudi : L'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) — autorités civiles et aborigènes — accuse la guérilla des FARC d'avoir assassiné la veille, près de la localité de Guangarial, dix indiens qui les fuyaient après le massacre présumé de plusieurs des leurs, qui aurait été perpétré à l'arme blanche dans la municipalité de Ricaurte (département de Nariño, sud). Le bureau du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Bogota déclare avoir reçu des informations selon lesquelles des hommes, des femmes et trois enfants ont été assassinés le dans la réserve Awa de Tortugaña Telembi. Au moins trois policiers et quatre civils sont tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans le département de Santander (nord-est). Appelés sur place pour des meurtres présumés, les policiers ont été attaqués à l'explosif et à l'arme légère. Il s'agit du quatrième attentat à l'explosif attribué à la guérilla des FARC depuis le .

Mercredi : Un avion du renseignement de la Force aérienne colombienne s'est écrasé aux environs de la localité de La Dorada (nord-est) avec à son bord cinq ou six personnes.

thumb|left|170px|Ingrid Betancourt (septembre 2008)

Mardi : Parution d'un livre intitulé « Hors de captivité, survivre 1.967 jours dans la jungle colombienne » de trois anciens otages américains des FARC — Keith Stansell, Marc Gonsalves et Tom Howes — dans lequel ils dénoncent l'« égoïsme, l'orgueil et l'arrogance » d'Íngrid Betancourt, donnant une autre image de la femme politique franco-colombienne qui incarnait pour beaucoup l'héroïsme et le courage. Ces trois américains menaient une opération anti-drogue pour le compte de l'armée américaine via la société Northrop Grumman Corp., lorsque leur avion s'est écrasé en . Ils ont alors été faits prisonniers. Ils la présentent comme une femme capable d'imposer sa volonté non seulement à ses compagnons d'infortune, mais aussi à ses geôliers. Ils l'accusent aussi d'avoir envoyé des messages à un chef rebelle en les qualifiant d'agents de l'agence américaine de renseignement pour demander leur transfert et d'avoir la guérilla à fouiller dans les affaires des autres otages Le Figaro.fr, Betancourt a aidé ses geôliers.

Vendredi : Dix guérilleros des FARC sont tués et huit autres sont capturés au cours de combats qui se sont déroulés dans une zone rurale des départements de Meta et Cundinamarca (centre). Un militaire est également mort au combat. Selon le général Oscar Gonzales, parmi les prisonniers figure Bernardo Mosquera Machado, n°2 du Front Antonio Narino des FARC, structure opérant dans le centre du pays.

Mars 2009 Lundi : Au moins quatre militaires ont été tués au cours d'une attaque de la guérilla des Farc dans le sud-ouest du pays.

Mercredi : Le gouvernement admet la responsabilité de l'État dans le massacre perpétré dans le nord-ouest du pays par des paramilitaires d'extrême droite, qui ont tué 43 personnes, dont trois enfants, en 1990, sans jamais être condamnés. Un arrêt rendu en 2006 par la Cour interaméricaine des droits de l'homme estimait « la Colombie n'a pas adopté les mesures préventives suffisantes » pour éviter que les paramilitaires parviennent jusqu'à Puerto Bello, la localité où s'est produit ce massacre, non loin de la frontière panaméenne. Cette reconnaissance publique de responsabilité de l'État colombien est la deuxième depuis le début de la démobilisation de quelque paramilitaires, notamment des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême-droite), accusés d'avoir assassiné des milliers de civils depuis le début des années 1990. En , le gouvernement avait demandé publiquement pardon pour 342 assassinats commis entre 1986 et 1994, dans la région de Trujillo (sud-ouest). L'ancien émissaire de la France en Colombie chargé du dossier Íngrid Betancourt, Noël Saez, remet en cause la version officielle d'une opération héliportée surprise de l'armée colombienne ayant abouti à la libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages Le Figaro.fr, Ingrid Betancourt a été "ingrate" .

Jeudi : L'ex-chef paramilitaire Jose Ever Veloza, alias « H.H. », qui a avoué son implication dans quelque crimes, est extradé vers les États-Unis, où il était recherché pour trafic de drogue. Il fut l'un des plus importants chefs paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, environ combattants), créés à la fin des années 1980 pour défendre les propriétaires terriens contre les guérillas d'extrême-gauche, avant d'être démobilisées dans le cadre d'une négociation de paix entamée en 2003 Le Figaro.fr, "HH", meurtrier colombien, extradé . Selon un sondage Gallup, le taux de popularité du président Álvaro Uribe serait de 74 % parmi les Colombiens, contre 75 % en .

Vendredi : La police annonce avoir saisi 4 tonnes de cocaïne et 1,7 tonne de pâte de coca dans le département de Narino (sud), dans un laboratoire appartenant selon les autorités au groupe paramilitaire « Les aigles noirs » qui serait composé notamment d'anciens paramilitaires d'extrême-droite démobilisés dans le cadre d'un processus de paix entamé par le gouvernement d'Álvaro Uribe. L'organisation, présente notamment dans le nord-est et le sud-ouest du pays, dans les régions productrices de coca ou frontalières, se consacrerait essentiellement au trafic de drogue.

Samedi : 5 militaires sont tués et 8 autres sont blessés par une explosion dans le département de Meta (centre).

Samedi : 2 policiers sont tués à Toribío (département de Cauca) (sud-ouest) et un autre dans le département de Guaviare (sud-ouest). Juan Carlos Lecompte, époux de la Franco-Colombienne Íngrid Betancourt, estime avoir été « trahi » par l'ex-otage des Farc, après qu'elle a déposé une demande de divorce, alors qu'il avait lutté pour sa libération.

Lundi : La police annonce avoir saisi 3,5 tonnes de cocaïne dissimulée dans un conteneur sur le port de Buenaventura. Le drogue appartenant à l'organisation mafieuse des « Rastrojos » était dissimulé dans un conteneur et conditionné dans paquets de cocaïne pure. La production mondiale annuelle de cocaïne serait de tonnes. 3 policiers sont tués et 8 autres sont blessés au cours d'une attaque au mortier menée par une action conjointe des FARC et de l'ELN dans la localité de Santa Rosa (département de Bolivar).

Samedi :