Bourg-lès-Valence [buʁ lɛ valɑ̃s] (en occitan Lo Borg de Valença, [lu buʁ de vaˈlenso]) est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes, limitrophe de la ville de Valence. Avec près de , Bourg-lès-Valence est la quatrième plus grande ville de la Drôme.

Ses habitants sont dénommés les Bourcains et les Bourcaines. Géographie

Localisation

Bourg-lès-Valence est située en Europe continentale, dans le quart sud-est de la France, dans la vallée du Rhône. La commune est située à quelques kilomètres au sud du nord, dans le département de la Drôme.

Rattaché à l'intercommunalité Valence Romans Agglo, Bourg-lès-Valence se trouve à vol d'oiseau à au sud-est de Paris, à au sud de Lyon, à au sud-ouest de Grenoble et à au nord de Marseille.

Communes limitrophes

Topographie La commune de Bourg-lès-Valence est située en rive gauche du fleuve dans la moyenne vallée du Rhône. La vallée du Rhône à hauteur de Valence est délimitée à l'ouest par les monts du Vivarais (partie orientale du massif central) et à l'est par le massif du Vercors dans les Préalpes. La montagne la plus proche est le pic de Saint-Romain-de-Lerps (649 mètres) qui se trouve à au nord-ouest de Bourg-lès-Valence à vol d'oiseau, mais le mont le plus visible de Bourg-lès-Valence est celui du château de Crussol (406 mètres).

Le relief à Bourg-lès-Valence est lié à la présence de terrasses alluviales qui s'étagent d'ouest en est :

Au niveau du Rhône, l'altitude minimale est de 100 mètres ; Ensuite, l'ouest de la commune, composée de la plaine alluviale du Rhône, présente un relief relativement plat. Il oscille entre 115 et 130 mètres d'altitude ; Puis, plusieurs terrasses alluviales se succèdent jusqu'au plateau des Chanalets. (ou de Fouillouse.) au nord-est de la commune à 190 mètres d'altitude.

La superficie de la ville est de , soit ..

Sites particuliers : Plateau des Chanalets..

Géologie Les informations suivantes sont décrites dans la notice et la carte géologique de Valence () éditée par le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

La commune de Bourg-lès-Valence est située sur la plaine de Valence en bordure du couloir rhodanien. Au cours de l'ère quaternaire (les dernières 2,6 millions d'années), des alluvions fluviatiles sont déposées, formant un système de terrasses. Ces terrasses reposent sur des sédiments pliocènes (argiles bleues). Le sous-sol de Bourg-lès-Valence est essentiellement composé de ces alluvions venant du fleuve.

Deux unités géomorphologiques se distinguent sur le territoire communal :

les basses terrasses alluviales : la vallée du Rhône et ses alentours immédiats (terrasse de l'Armailler, terrasse des Combeaux et terrasse de Marcerolles). Les travaux d'aménagement entrepris lors de la construction du barrage hydro-électrique de la compagnie nationale du Rhône (CNR) ont particulièrement affecté ce secteur, provoquant la disparition d'unités morphologiques. les moyennes, haute et très haute terrasses alluviales. Moyennes terrasses de Saint-Marcel-lès-Valence et terrasse de Marquet ; Haute terrasse de Fouillouse ; Très haute terrasse rhodanienne à soubassement molassique sur le plateau de Fouillouse..

Hydrographie Le territoire communal, appartenant au bassin versant du Rhône, est arrosé par les cours d'eau suivants : le Rhône : l'ancien cours longe la commune à l'ouest et la sépare du département de l'Ardèche. Un canal de dérivation, appelé également « canal d'amenée », réalisé entre 1965 et 1968 longe l'ancien lit. Les importants travaux d'aménagement par la compagnie nationale du Rhône pour la construction du barrage hydro-électrique ont profondément changé le rapport de la ville avec le fleuve.. Perceptibles depuis les photographies aériennes d'après-guerre, les bancs de sable ont disparu avec la création du barrage. la Barberolle : long de 31 kilomètres, le ruisseau prend sa source à Barbières et se jette dans le Rhône au niveau du bassin des Joutes ; la Tourtelle : le ruisseau traverse la commune d'est en ouest ; la Curière : situé au sud-ouest de la commune, le ruisseau prend sa source aux abords de la Cartoucherie ; la Flavie : à l'instar de la Curière, le ruisseau prend sa source aux abords de la Cartoucherie ; le canal secondaire n°2 de la Bourne : situé au nord-est de la commune au bord du plateau de Fouillouse, le canal est à sec. Une partie a été transformée en chemin de randonnée, l'autre partie est abandonnée à la suite de la création d'un réseau enterré. Le canal secondaire de la Bourne serpente à travers des terres agricoles et le golf des Chanalets.

La commune de Bourg-lès-Valence possède un réseau important de canaux. Plus de 18 kilomètres de canaux aériens et souterrains ont été recensés par la ville et Valence Romans Agglo... La présence des canaux remonte au Moyen Âge, où elle permettait l'irrigation des prairies et des jardins maraichers. Au , le développement industriel augmenta considérablement le besoin en eau. C'est de cette époque que les canaux et fossés furent en partie enterrés dans un territoire en pleine urbanisation..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen. et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à ), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à ).. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chabeuil à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bourg-lès-Valence est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Valence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (38,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (30,7 %), zones agricoles hétérogènes (26,9 %), cultures permanentes (12,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (9,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,3 %), terres arables (2,6 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), forêts (0,9 %), prairies (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Morphologie urbaine Le quartier du Vieux Bourg, fondé à l'époque romaine, est le plus ancien quartier de Bourg-lès-Valence et son cœur historique. Quartier lié à Valence du fait de sa proximité immédiate, l'emprise du Bourg n'évolue guère jusqu'à l'essor industriel du .

La ville se développe au nord et à l'est du Vieux-Bourg dans le quartier de Chony avec notamment la construction d'une usine textile devenu ensuite la cartoucherie nationale.. vignette|273x273px|Cartographie illustrant l'étalement urbain de Bourg-lès-Valence de 1945 à 2012. Au , Bourg-lès-Valence connait un étalement urbain et un essor démographique sans précédent. De nouveaux quartiers sortent de terre, la ville s'agrandit vers le nord et l'est, multipliant sa population par plus de quatre en un siècle ( rubrique Démographie). Le centre-ville se déplace vers le nord-est, le long des avenues Jean-Jaurès, Marc-Urtin et de Lyon, comme en témoigne le déplacement de la mairie située jadis rue Pompéry (quartier du Vieux-Bourg) à la rue des jardins dans le quartier du Valentin.

Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN) :

Anciens quartiers et lieux-dits : Albon est un moulin attesté en 1891. Il était dénommé les Bapteurs des Albons en 1545 (archives de la Drôme, E 2575).. les Alisières est un quartier attesté. : en 1279 : territorium de Loisas (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 49) ; en 1405 : in magnis Oloysis (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 72) ; en 1470 : Les Aloyses (archives de la Drôme, E 2531) ; en 1700 : Les Alizières ou Grandes Allemagnes (archives de la Drôme, E 2025) ; en 1891 : les Alisières.

Logement Les informations suivantes, extraites de l'Institut national de la statistique et des études économiques, traduisent l'évolution historique du logement à Bourg-lès-Valence.

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de . Parmi ces logements, 91,7 % étaient des résidences principales, 1,1 % des résidences secondaires et 7,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 48,4 % des maisons et 51,2 % des appartements.

À titre de comparaison, le taux de résidence principale à Bourg-lès-Valence (91,7 %) est supérieur à la moyenne française (82,1 %). Le taux de résidence secondaire (1,1 %) est bien inférieur à la moyenne française (9,7 %). Le taux de logements vacants est lui aussi inférieur à la moyenne française (7,2 % contre 8,2 %)..

Le nombre de logements à Bourg-lès-Valence augmente constamment décennie après décennie. En l'espace de 52 ans, entre 1968 et 2020, le nombre de logements a été multiplié par plus de deux (passant de à ). Pour la première fois en 2020, le taux d'appartements dépasse celui des maisons, ce qui traduit une densification du bâti. +LOG T1 - Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968.19681975198219901999200920142020EnsembleRésidences principalesRésidences secondaires et logements occasionnels20696112815910388108Logements vacants374398409407452571683719