Les Tramways de l'Ain est le nom générique donné à un ancien réseau ferroviaire du département de l'Ain, principalement constitué de chemins de fer économiques de type tramway à voie métrique, commencé dès 1879, et développant de voies à son apogée.

Les lignes, concédées à plusieurs compagnies, forment un réseau sans cohérence, repris par la « Régie Départementale des Tramways de l'Ain » (RDTA) à partir de 1919. Les lignes sont fermées de 1932 à 1954..

Le premier réseau départemental vignette|gauche|Ligne de Saint-Trivier-de-Courtes à Trévoux. vignette|Le Pont de Frans sur la Saône, reliant les réseaux des chemins de fer du Beaujolais et Tramways de l'Ain vignette|droite|Gare de Villefranche sur Saône, terminus de la ligne de Jassans vignette|droite|Un train en gare de Cormoranche. vignette|Rame dans une rampe de Jujurieux. Le Conseil général décide de faire étudier en la création de quatre lignes de « tramway à vapeur sur route » : ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes ; ligne de Bourg-en-Bresse au Pont de Frans, s'embranchant en ce dernier point sur la ligne précédente et se prolongeant par elle jusqu'à Trévoux ; ligne d'Ambérieu à Cerdon, par Ambronay ; ligne de Ruffieu à Artemare ou à Virieu-le-Grand..

Après études, ce premier réseau départemental est constitué des lignes suivantes, à voie métrique et traction à vapeur : ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes () ; ligne de Bourg-en-Bresse à Frans () ; Ambérieu-en-Bugey à Cerdon () ; Pont-d'Ain à Jujurieux () ; Virieu-le-Grand à Ruffieu () ; Jassans - Villefranche-sur-Saône (, dont longueur dans l'Ain : ). Au total, le réseau forme de voies ferrées.

Compagnie des chemins de fer économiques du Sud-Est (ESE) thumb|Horaires de la compagnie ESE en mai 1914 vignette|droite|La Gare de Thoissey . La Société anonyme des Chemins de fer économiques du Sud-Est (ESE), est fondée le https://archive.org/stream/annalesdesponts13annagoog/annalesdesponts13annagoog_djvu.txt par Monsieur Joseph JeancardMonsieur Joseph Jeancard est également concessionnaire des chemins de fer économiques des Charentes, il applique les mêmes méthodes de construction pour les Chemins de fer économiques des Charentes et dans l'Ain..

Les 5 premières lignes de ce premier réseau ont été concédées au département par décret du et rétrocédées à M. Jeancard, suivant une convention de de la même année.

La sixième ligne a été concédée au département le , pour être rétrocédée à la même Société ESE.

Dans ce cadre, l'ESE ouvre, de 1897 à 1903, de voies étroites de « type tramway », tracées le plus économiquement possible, en accotement des routes. La compagnie les exploite jusqu'à leur reprise par la régie des Tramways de l'Ain à partir de 1920.

Lignes vignette|La gare de Trévoux était le terminus de la Ligne de Lyon-Croix-Rousse à Trévoux du PLM, ainsi que de la ligne Trévoux - Jassans de l'ESE. Les installations du chemin de fer secondaire sont au second plan vignette|La gare de Neuville-les- Dames. vignette|Rame de l'ESE descendant la rampe de Trévoux vers les quais de Saône vignette|droite|Un train en gare de Thoissey vignette|Une rame de l'ESE à Manziat vignette|Voie de l'ESE en accotement d'une route, ici au hameau des mamons à Manziat vignette|Un train en gare de Didier sur chalaronne La compagnie ESE ouvre les lignes suivantes : Saint-Laurent - Saint-Trivier-de-Courtes, , ouverte en 1897, fermée en 1936. Trévoux - Jassans, , ouverte en 1897, fermée en 1936. Jassans - La Madeleine, , ouverte en 1898, fermée en 1936. Jassans - Bourg-en-Bresse ESE, : Jassans - Châtillon-sur-Chalaronne, ouverte en 1897, fermée en 1937. Châtillon-sur-Chalaronne - Bourg-en-Bresse ESE, ouverte en 1898, fermée en 1937. la section de Jassans à Pont-de-Frans ouvre le .. Ambérieu - Cerdon, , ouverte en 1897, fermée en 1951. Pont-d'Ain - Jujurieux, : Pont-d'Ain - Saint-Jean-le-Vieux, , ouverte en 1897, fermée en 1949. Saint-Jean-le-Vieux - Jujurieux, , ouverte en 1898, fermée en 1933. Virieu-le-Grand - Ruffieu, , ouverte en 1898, fermée en 1933. néant|vignette|Le tramway arrivant au hameau de Don à Vieu, sur la ligne Virieu-le-Grand - Ruffieu. Matériel roulant Locomotives Locomotives 030T Lucien Corpet (639-654) 1895-96, N° 1 à 16, poids : 14,5 tonnes ; Locomotives 030T Lucien Corpet (693-694) 1897-98, N° 17 à 18, poids : 14,5 tonnes ; Locomotives 030T Veuve Corpet et L. Louvet (781-783) 1899, N° 51 à 53, poids : 17 tonnes ; Locomotives 030T Veuve Corpet et L. Louvet (818) 1900, N° 54, poids : 17 tonnes.L'inventaire dressé en 1909 par le service du contrôle mentionnait la présence de 18 locomotives de 19 tonnes et 4 locomotives de 23 tonnes (il s'agit d'un poids en charge qui correspond à 14 et 17 tonnes à vide.Cette machine, exposée à l'exposition universelle de 1900 à Paris, donne lieu à une description dans le rapport du Jury, qui souligne la qualité de la fabrication de la locomotive exposée et construite par les établissements Vve Corpet et L. Louvet de Paris. L'article contient une présentation générale et un planSite cnum.cnam, « Locomotive-Tender, 3/3, à simple expansion, N° 54, des chemins de fer économiques du Sud-Est », Matériel et chemins de fer, Exposition universelle internationale de 1900 à Paris. Rapports du jury international, Groupe VI, Deuxième partie, Classes 32 (Tome I), p. 420 lire (consulté le 06/10/2009)., ainsi qu'un tableau présentant les caractéristiques détailléesSite cnum.cnam, ibid, p. 426.

vignette|droite|Locomotive Lucien Corpet n°6 ou n°8 en gare d'Ambérieu-en-Bugey

Voitures et wagons Voitures AB - Classe : AB 1 à 11 Voitures B Classe : B 51 à 71 Voitures BD Classe fourgon : BD 176 à 182 Voitures BDP Classe fourgon et compartiment postal : BDP 151-154 Wagons de marchandises 26 couverts 58 tombereaux 40 wagons platsL'inventaire dressé par le service du contrôle mentionnait la présence de 70 voitures de voyageurs, 28 fourgons et 138 wagons de marchandises. Le Conseil général a autorisé en avril 1909 l'acquisition de 26 nouveaux wagons de marchandises et 4 voitures de voyageurs..

Compagnie des tramways de l'Ain (TA) vignette|Les compagnies de chemins de fer secondaires étaient des entreprises privées, devant générer des revenus pour leurs investisseurs. Ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale que, les conditions économiques étant radicalement différentes et les transports individuels en pleine croissance, ces compagnies se retrouvèrent en grandes difficultés financières et les concédants durent reprendre l'exploitation de leurs réseauxOn voit ici une action de la Cie des Tramways de l'Ain, de 1909 vignette|Un train en gare de Bagé le chatel vignette|La gare de Montrevel vignette|La gare de Brénod La compagnie des tramways de l'Ain est créé le , par monsieur Vial. Cette compagnie, dont le siège est à Lyon, ouvre plusieurs lignes, développant de voies métriques, au tracé situé le plus souvent possible le long des routes.

Lignes La compagnie des TA ouvre les lignes suivantes : Pont-de-Préau - Nantua, : Pont-de-Préau - Saint-Martin-du-Frêne, , ouverte en 1911, fermée en 1951 ; Saint-Martin-du-Frêne - Nantua, , ouverte en 1911, fermée en 1954 ; Saint-Martin-du-Frêne - Hauteville, : Saint-Martin-du-Frêne - Brenod, , ouverte en 1912, fermée en 1954 ; Brenod - Hauteville, , ouverte en 1913, fermée en 1954 ; Ars - Ambérieu, , ouverte en 1911, fermée en 1937. Bourg-en-Bresse - La Madeleine, : Bourg-en-Bresse - Treffort, , ouverte en 1913, fermée en 1938 ; Treffort - Moulins-des-Ponts, , ouverte en 1914, fermée en 1938 ; Moulins-des-Ponts - Montrevel, , ouverte en 1914, fermée en 1936 ; Montrevel - La Madeleine, , ouverte en 1913, fermée en 1936. vignette|néant|La gare de Marboz, sur la ligne Bourg-en-Bresse - Treffort - Montrevel-en-Bresse - La-Madeleine, avec son petit bâtiment voyageurs et son quai de chargement (locomotive Decauville ). Certaines gares sont communes à la compagnie ESE : Ars, la gare est ici contigüe à la station de la compagnie ESE ; Pont-de-Préau, la gare est construite à la place d'une halte de la compagnie ESE.

Matériel roulant Locomotives vignette|right|Locomotive Buffaud & Robatel n°32 des Tramways de l'Ain, type 030T, construite en 1905 et acquise par le réseau en 1910 .

Locomotives 030T, Buffaud & Robatel 1910, TA N° 31 à 34, 17 tonnes Locomotives 030T, Buffaud & Robatel 1910, TA N° 61 à 70, 18,4 tonnes Locomotives 030T, Decauville N° 675 à 680 de 1912, TA N° 90 à 95, 15 tonnesK. W. Clingan et Jeffrey G. Lanham: Decauville Steam Locomotives: A Works List. Industrial Railway Society, 1992, .Decauville locomotive de 15 t a vide (19.6 t en mache), Voie de 1 m, Tramways de l'Ain.

Voitures et wagons Voitures pour voyageurs : voitures à bogies et classe : B1 à B7 voitures à bogies de classe : C1 à C7 Wagons de marchandises : 25 wagons couverts 10 wagons tombereaux 60 wagons plats 24 wagons plats à traverses pivotantes pour le transport du bois.

La régie départementale des tramways de l'Ain (RDTA) La création de la régie départementale Créée en par le département de l'Ain, la RDTA se substitue à l'administration du séquestre de la Compagnie des Tramways de l’Ain, dont le réseau vient d’être racheté par le département.. Elle reprend ensuite l'ensemble des lignes, à voie métrique, suivantes : Le chemin de fer de Marlieux à Châtillon la compagnie des chemins de fer économiques du Sud Est (ESE) La compagnie des tramways de l'Ain Le tramway de Pont de Vaux-Fleurville Le tramway de Gex à Ferney Voltaire et une ligne à voie normale, le chemin de fer du Haut-Rhône.

La régie construit en outre de sections supplémentaires : Bourg-en-Bresse TA - Bourg-en-Bresse ESE, , ouverte en 1920, fermée en 1938. Saint-Trivier-de-Courtes - Cuiseaux, , ouverte en 1934, fermée en 1938. Sault-Brenaz - La Balme, , à voie normale, ouverte en 1921, fermée en 1937. vignette|droite|Le tramway en gare d' Ambérieu-en-Bugey. vignette|droite|Un train en gare de Garnerans. vignette|droite|Autorail de Dion-Bouton type MZ de 1934. Elle modernise le réseau en lançant un programme d'électrification des lignes de montagne : Ambérieu-en-Bugey - Cerdon, (), Pont-de-Préau - Nantua, (), Saint-Martin-du-Frêne - Hauteville, () Elle acquiert du matériel roulant supplémentaire: automotrices pour les lignes électriques autorails pour la ligne de Saint-Trivier-de-Courtes à Cuiseaux locotracteurs diésel wagons de marchandises pour le réseau et modernise plusieurs voitures voyageurs

Les acquisitions de la régie des tramways de l'Ain Compagnie du chemin de fer de Marlieux à Châtillon (MC) vignette|La gare de Châtillon-sur-Chalaronne, vers 1910 vignette|gauche|La gare de Marlieux - Châtillon avant la Première Guerre mondiale.Au premier plan, les quais du PLM, au second plan la gare du MC. Cette compagnie ouvre le , à l'initiative de messieurs Clément-Desormes et de Raclet, une ligne entre Marlieux (sur la ligne Lyon - Bourg-en-Bresse) et Châtillon-sur-Chalaronne, longue de en voie métrique, ce qui est une première dans le département de l'Ain, mais aussi en France pour cet écartement.

Concédée le , couta francs par kilomètre. et fut subventionnée à hauteur de , payés par l'État, le Département, la Compagnie des Dombes et des chemins de fer du Sud-Est, les localités et particuliers intéressés.

La compagnie est absorbée en 1891 par la Compagnie nationale des chemins de fer à voie étroite..

En 1909, la ligne est parcourue par 4 trains réguliers aller-retour par jour en hiver et 5 en été..

La ligne est reprise en 1919 par la Régie départementale des tramways de l'Ain (RDTA), puis fermée définitivement en 1934..

Tramway de Pont-de-Vaux à Fleurville vignette|L'origine de la ligne, devant la gare de Fleurville - Pont-de-Vaux.