est un ancien parti politique japonais conservateur social classé au centre gauche, fondé le par cinq parlementaires, pour la plupart dissidents du Parti libéral-démocrate (PLD), opposés à la privatisation de la poste japonaise voulue par le Premier ministre Jun'ichirō Koizumi, celui-ci ayant convoqué alors des élections anticipées après le rejet de son projet de loi par la Chambre des conseillers. Ayant perdu de nombreux élus, dont son ancien président Shizuka Kamei, et frappé par l'impopularité des gouvernements Hatoyama, Kan puis Noda auxquels il participe, le NPP est réduit à seulement 4 parlementaires après les élections législatives de 2012, ce qui ne lui permet plus d'être reconnu comme un parti politique aux yeux de la loi. Il est dissout le .
Formation Le parti est formé initialement par : les trois représentants : Tamisuke Watanuki, député du de Toyama, ancien président de la Chambre des représentants de 2000 à 2003, membre jusqu'alors de l'importante faction Hashimoto - Tsushima, la principale héritière de la pensée conservatrice libérale de Shigeru Yoshida, il prend la présidence de ce nouveau mouvement, Shizuka Kamei, député du de Hiroshima, à la tête d'une petite faction conservatrice et l'un des principaux adversaires de Koizumi au sein du PLD depuis son arrivée au pouvoir en 2001, Hisaoki Kamei, député élu à la proportionnelle dans le bloc régional de Chūgoku, ancien ministre d'État et directeur général de l'Agence nationale de la Terre de 1997 à 1998, issu de la faction conservatrice et keynésienne de Yōhei Kōno, il est secrétaire général et donc du NPP ; les deux conseillers : Kensei Hasegawa, élu à la proportionnelle nationale sur la liste du PLD en 2004, l'un des principaux artisans du rejet du projet de loi sur la privatisation de la poste à la chambre haute du parlement japonais, le général à la retraite Hideaki Tamura, ancien du Parti libéral puis du Parti démocrate du Japon (PDJ), le principal parti d'opposition au PLD.
Ils sont rejoints dès le par un quatrième membre de la Chambre des représentants, Kyoichi Tsushima, député PLD élu à la proportionnelle dans le bloc régional de Tōhoku depuis 2000 (il quittera plus tard le NPP en pour rejoindre le PDJ).
Résultats électoraux
Élections législatives de 2005 Aux élections législatives du , il présente sur les à pourvoir : 8 dans des circonscriptions locales, essentiellement rurales, au scrutin uninominal majoritaire à un tour (dont les trois sortants, tous sauf Shizuka Kamei sont également présents sur les listes à la proportionnelle) et 11 sur les présentées par le parti à la proportionnelle dans les blocs régionaux de Chūgoku (), Hoku-shin'etsu (), Kyūshū () et Tōhoku ().
Il fait campagne avec pour slogan : , et obtient finalement 0,64 % du total des voix au vote majoritaire, 1,74 % des suffrages exprimés à la proportionnelle et : les deux députés sortants de districts électoraux (Tamisuke Watanuki contre le candidat officiellement investi par le PLD Kyogon Hagiyama, et Shizuka Kamei malgré la candidature du populaire entrepreneur Takafumi Horie face à lui), et deux à la proportionnelle (Hisaoki Kamei, battu dans le de Shimane par le député sortant PLD Wataru Takeshita, frère de l'ancien Premier ministre Noboru Takeshita, est néanmoins réélu à la proportionnelle pour Chūgoku ; Masaaki Itokawa, , non candidat dans une circonscription, est élu pour la première fois dans le bloc de Hoku-shin'etsu). Des trois partis formés simultanément par des « rebelles » de la privatisation postale, le NPP est celui qui obtient la plus forte représentation à la chambre lors d'élections caractérisées par un véritable plébiscite pour Koizumi et sa réforme.
D'ailleurs, plusieurs anciens députés ayant participé à la formation du Nouveau Parti nippon (NPN, l'autre principal mouvement dissident du PLD formé à cette occasion avec une assise plus urbaine que le NPP) mais ayant été battu en 2005, ou d'autres parlementaires opposés à la privatisation de la poste, rejoignent par la suite le Kokumin Shintō : Ikuo Kamei, frère aîné de Shizuka Kamei, conseiller PLD pour la préfecture d'Hiroshima depuis 1998, il rejoint le NPP en et en devient le président délégué. Takashi Aoyama, d'abord député pour l'ancien d'Aichi sous les couleurs du Parti démocrate socialiste puis du Shinshintō de 1976 à 1990 et de 1993 à 1996, avant d'être député Shinshintō puis PLD du d'Aichi de 1996 à 2000 puis du bloc proportionnel de Tōkai de 2000 à 2005, il était à sa fondation le le vice-président du NPN avant d'être battu aux législatives. Il rejoint le NPP en . Ichizō Miyamoto, député Shinseitō puis Shinshintō de l'ancien de Hyōgo de 1993 à 1996, avant d'être élu pour le de cette même préfecture sous les couleurs du Shinshintō (1996-1998) puis du PLD (1998-2003). Battu en 2003 par un indépendant, Yasutoshi Nishimura, il est candidat sous la bannière du NPN en 2005 mais est encore une fois vaincu par Nishimura qui était cette fois officiellement investi par le PLD. Il rejoint le NPP en . Hiroko Gotō, conseiller PLD de la préfecture d'Ōita depuis 2001, il rejoint le NPP en . Shōzaburō Jimi, ancien représentant du puis du de préfecture de Fukuoka de 1983 à 2005, il fut ministre des Postes et Télécommunications de 1997 à 1998. Opposé à la privatisation de la poste, il quitte le PLD en mais n'adhère dans un premier temps à aucun parti « rebelle », se représentant aux législatives dans sa circonscription comme un indépendant. Battu par une des de Koizumi, Kyoko Nishikawa, il rejoint finalement le NPP en . Kōki Kobayashi, député PLD de l'ancien de Tokyo de 1990 à 1993 puis de la nouvelle de la métropole japonaise de 1996 à 2005. Il aide ensuite à fonder le NPN dont il devient président délégué (et donc ) mais il est battu aux législatives de 2005 par la ministre de l'environnement Yuriko Koike, l'une des de Koizumi. Il rejoint le NPP en , mais le quitte en pour se rallier en au PDJ. Akihiko Kumashiro, ancien député PLD du puis du d'Okayama de 1993 à 2005, il s'était opposé également au projet de loi de privatisation de la poste mais n'avait pas immédiatement quitté le PLD. Non investi par ce dernier aux législatives de 2005, il ne s'était pas représenté. Il rejoint finalement le NPP en , mais le quitte dès le . Tadahiro Matsushita, ancien député PLD pour l'ancien de Kagoshima de 1993 à 1996 puis pour le bloc proportionnel de Kyūshū de 1993 à 2005, il fut candidat malheureux en tant qu'indépendant aux législatives de 2005 dans la de Kagoshima. Il rejoint le NPP en . Mikio Shimoji, député PLD du bloc proportionnel de Kyūshū de 1996 à 2003, puis comme indépendant (et fondateur d'un petit parti conservateur local opposé à la privatisation de la poste, le Groupe politique pour une Révolution d'Okinawa) dans le d'Okinawa depuis 2005. Il rejoint le NPP le .
Élections à la Chambre des conseillers de 2007 À la veille du renouvellement de la moitié des membres de la Chambre des conseillers du , le NPP comptait quatre membres de la chambre haute : Kensei Hasegawa et Ikuo Kamei qui ne sont pas concernés par ces élections, leur mandat allant jusqu'en 2010, tandis que Hiroko Gotō et Hideaki Tamura remettent en jeu leur siège. Tamura décide de ne pas se représenter et de mettre un terme à sa carrière politique.
Le parti présente alors une liste de pour les à pourvoir au scrutin proportionnel plurinominal national, parmi lesquelles l'ancien président péruvien d'origine japonaise Alberto Fujimori, alors assigné à résidence au Chili et en pleine procédure d'extradition vers le Pérou pour y être jugé de violations des droits de l'homme et de crime contre l'humanité. Durant la campagne, Fujimori est absent mais est représenté notamment par Dewi Soekarno, veuve de l'ancien président d'Indonésie Soekarno. Shizuka Kamei pour sa part appelle à cette occasion le gouvernement japonais à intervenir auprès du Chili pour obtenir le rapatriement de ce « candidat vedette » au Japon. Alberto Fujimori se présente également dans ses tracts comme le « dernier samouraï », promettant de restaurer les valeurs japonaises traditionnelles telles que le travail rigoureux ou l'humilité, mais il est finalement battu, ne réunissant sur son nom propre que (soit le quatrième score de la liste NPP, mais à peine 0,09 % des suffrages exprimés). Au total, les à la proportionnelle du NPP réunissent , soit 2,15 % des suffrages exprimés, et l'ancien député Shōzaburō Jimi est élu pour la première fois à la chambre haute.
En parallèle, le NPP avance également au vote unique non transférable à l'échelle des préfectures sur les à pourvoir. Le sortant Hiroko Gotō est battu dans la préfecture d'Ōita, n'arrivant qu'en quatrième position, mais une nouvelle venue, Akiko Kamei, , fille du secrétaire général du parti et député Hisaoki Kamei, est élue assez confortablement (avec 50,9 % des suffrages face au conseiller sortant PLD) dans la préfecture de Shimane. Après les élections, le , les du NPP forment un groupe commun (le plus important de la chambre) avec les du PDJ, l'unique conseiller du NPN et cinq indépendants du Shin-Ryokufūkai. Un de ces derniers, Takashi Morita, élu dans la préfecture de Toyama, rejoint le NPP en , ce qui porte le nombre de conseillers du parti à cinq.
Élections législatives de 2009 Le NPP présente aux élections législatives du , à savoir 9 à la fois dans des circonscriptions locales et à la proportionnelle, et les 9 autres uniquement à la proportionnelle. Les quatre députés sortants se représentent : Tamisuke Watanuki cette fois-ci uniquement à la proportionnelle dans le bloc Hoku-shin'etsu ; Shizuka Kamei dans son de Hiroshima et sur la liste du bloc de Chūgoku ; Hisaoki Kamei, dans le de Shimane et également dans la Région de Chūgoku ; Mikio Shimoji dans la d'Okinawa et sur la liste de Kyūshū. Masaaki Itokawa, le quatrième élu du NPP en 2005, a quant-à-lui rejoint le PDJ le .
Le parti fait campagne avec pour slogan et en mettant l'accent sur l'abandon de la privatisation de la poste, la revitalisation des collectivités locales et la décentralisation. Bien que pressenti pour s'associer dans une coalition gouvernementale avec le PDJ en cas de victoire de ce dernier, les dirigeants du PNP marquent à plusieurs reprises leurs différences avec le chef de l'opposition Yukio Hatoyama sur un certain nombre de sujets dont la question postale (les démocrates n'étant pas particulièrement hostiles à une privatisation) ou celle du controversé Sanctuaire Yasukuni, Tamisuke Watanuki s'étant déclaré hostile à la proposition de Hatoyama de créer un mémorial de guerre neutre et laïque géré par l'État.
Les résultats du NPP sont en demi-teinte : si Shizuka Kamei et Mikio Shimoji sont réélus sans difficultés dans leurs circonscriptions (respectivement avec 60,2 % et 46,5 % des suffrages exprimés), et si le parti remporte un troisième district local grâce à Tadahiro Matsushita dans le de Kagoshima (avec 56,5 % des voix face au député PLD sortant), il doit néanmoins déplorer les défaites de son président Tamisuke Watanuki et de son secrétaire général Hisaoki Kamei. De plus, aucune de ses listes présentées à la proportionnelle ne réussit à obtenir d'élus. Dès le lendemain du scrutin, Shizuka Kamei devient le nouveau président du parti et Shōzaburō Jimi son secrétaire général.
Le , le PDJ de Yukio Hatoyama, le Parti social-démocrate (PSD) de Mizuho Fukushima et le NPP de Shizuka Kamei se mettent d'accord sur la formation d'une coalition tripartite.
Élections à la Chambre des conseillers de 2010 vignette|droite|250px|Minibus de campagne du NPP pour les élections à la chambre des conseillers du Japon de 2010