Le quartier de l'Île de Martigues abrite les vestiges de deux anciens villages avatiques (un peuple celto-ligure) aujourd'hui enfouis sous la ville moderne de Martigues.

Historique Deux campagnes de fouilles ont eu lieu sur le site. La première profite de la rénovation du quartier et s'étend de 1977 à 1987. La seconde est une fouille de sauvetage menée en 2001.

Localisation Les deux villages étaient situés à l'embouchure de l'étang de Berre et de l'étang de Caronte (aujourd'hui transformé en canal de Caronte). Il est dans le domaine avatique, à une dizaine de kilomètres au sud de l'oppidum de Saint-Blaise, l'une des importantes villes (étrusque puis grecque) de la région, et à environ au nord de l'oppidum de Saint-Pierre. Ce dernier oppidum est la principale cité avatique à l'ouest des collines de la Nerthe. Enfin, Marseille, fondée vers , est située à une quarantaine de kilomètres à l'est.

Premier village Le premier village date du Il perdure environ deux siècles et demiJean Chausserie-Laprée, Martigues, terre gauloise, entre Celtique et Méditerranée, Éditions Errance, 2005. Le site choisi pour la construction du village est un milieu insulaire en plaine. L'organisation des constructions se fait de manière orthogonale et l'ensemble forme un triangle orienté nord-sud.

La technique de réhaussement des murs y est employée, bien que dans des proportions modestesJean Chausserie-Laprée, L. Domallain, N. Nin, Le Quartier de l'Ile à Martigues, 1984, p.15-22

Une puissante fortification à tours entoure le village au moins jusqu'au milieu du . La surface du village ainsi protégée est relativement faible avec environ . Cette petite taille entraine la formation d'un habitat assez standardisé de maisons quadrangulaires à pièce unique. Des ilots d'habitations, simples ou doubles, alternent avec des voies de communication.

Ce village subit trois destructions dues à des incendies et à des évènements militaires vers 440/430, 375/360 et 200/190 . La dernière destruction, qui serait la conséquence d'une attaque phocéenne, entraine l'abandon du village.

Second village Le second village apparait au Il ne reprend pas les ruines précédentes et s'étend désormais sur un hectare. Cependant, la présence des ruines crée deux zones d'habitations : à l'ouest un village « haut » sur les ruines du premier village et entouré d'un rempart, à l'est un village « bas » au ras de l'eau. Les voies de circulation sont désormais orientées est-ouest. Le village est abandonné comme plusieurs sites provençaux à la fin du

Notes et références

Bibliographie Jean Chausserie-Laprée, L. Domallain, N. Nin, Le Quartier de l'Ile à Martigues - Six années de recherches archéologiques, Musée d'Art et d'Archéologie, 1984, Martigues, 64 pages Jean Chausserie-Laprée, Martigues, terre gauloise : entre celtique et Méditerranée, Editions Errance, 2005

Articles connexes L'Arquet Tamaris (archéologie)

Catégorie:Site archéologique de Martigues Catégorie:Site préhistorique dans les Bouches-du-Rhône Catégorie:Site de l'âge du fer en France