La Troisième Congrès de la langue française au Canada se déroule dans les villes de Québec, Montréal et Saint-Hyacinthe, du 18 au .
Organisation Le troisième Congrès de la langue française survient 15 ans seulement après le deuxième survenu en 1937. L'année 1952 correspond au de fondation de la Société du parler français, de même qu'au centenaire de l'Université Laval. Contrairement aux congrès de 1912 et 1937, celui de 1952 est organisé par le Comité permanent de la survivance française en Amérique et non pas directement par la Société du parler français. Le thème de ce troisième Congrès est « Conservons notre héritage culturel ».
Le comité organisateur, qui est au travail dès , est présidé par l'abbé Adrien Verrette, président du Comité permanent de la survivance française en AmériqueLes autres membres nommé au comité organisateur sont : Vice-présidents : le président de la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec, S. A. Grondin, le directeur de la SSJB de Montréal, Alcide Martel, le président de la SSJB de Québec Henri Lallier; Secrétaire : le secrétaire du Comité permanent de la survivance française en Amérique l'abbé Paul-Émile Gosselin, et ses adjoint(e)s le directeur de la SSJB de Québec Lucien Gagné, la secrétaire de l'Association canadienne des éducateurs de langue française Mlle Cécile Rouleau, la directrice de la Société historique de Québec Mme Reine Malouin, le secrétaire de l'Institut canadien de Québec Alphonse Desilets; Trésorier : le trésorier du Comité permanent de la survivance française en Amérique Henri Boisvert et son adjoint le vice-président de la Société historique de Québec Sylvio Dumas.Troisième congrès de la langue française, 18-25 juin 1952 : compte-rendu, . Les membres se partagent les tâches des comités des finances, de propagande, de réception, d'étude, de manifestations publiques et des dames. On crée également 26 comités régionauxGaspé, Rimouski, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Moncton, Campbellton, Edmunston, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Montréal, Saint-Jérôme, Valleyfield, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Joliette, Saint-Jean, Trois-Rivières, Nicolet, Chicoutimi, Nouvelle-Angleterre, QuébecIbid., .
Le comité d'organisation, qui, via une campagne de souscription, souhaitait amasser CAD, récolte finalement CAD, somme qui avec l'aide gouvernementale assure la réalisation de l'événement.
Comme lors du congrès précédent, on forme un comité d'honneur qui réunit certains des principaux officiers de l'État et de l'ÉgliseIbid., . On nomme le lieutenant-gouverneur S. E. Gaspard Fauteux et l'archevêque de Québec Maurice Roy patrons du Congrès. Viennent ensuite le premier ministre du Canada Louis St-Laurent et le premier ministre du Québec Maurice Duplessis, présidents, l'archevêque de Montréal Paul-Émile Léger, le juge en chef du Canada Thibaudeau Rinfret, le recteur de l'Université Laval Ferdinand Vandry, le juge en chef de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick, Enoil Michaud, Henri T. Ledoux, vice-présidentsLes autres membres sont du comité d'honneur sont : l'archevêque de Saint-Boniface Arthur Béliveau, l'archevêque d'Ottawa Alexandre Vachon, l'archevêque de Moncton Norbert Robichaud, l'archevêque de Sherbrooke Philippe Desranleau, l'archevêque de Rimousiki Charles-Eugène Parent, l'évêque de Saint-Hyacinthe Arthur Douville, l'évêque de Trois-Rivières Georges-Léon Pelletier, le maire de Montréal Camilien Houde et le maire de Québec Lucien Borne..
L'Académie française délègue son directeur Robert d'Harcourt. Les gouvernements de France et d'Haïti délèguent leurs consuls.
Déroulement
Contrairement aux deux précédents congrès, le Congrès de 1952 ne se déroule pas entièrement à Québec. En effet les congressistes quittent Québec pour Montréal le matin du et y restent jusqu'à leur départ pour Saint-Hyacinthe le matin du . Au cours de leurs déplacements, ils visitent également Donnacona, Deschambault, Trois-Rivières, Louiseville, Berthierville et Saint-Jérôme.
Les sections d'étude du Congrès sont au nombre de sixIbid., :
Section Présidence La survivance française Comité permanent de la survivance française en Amérique Le parler français Société du parler français Les pays de langue française Comité permanent de la survivance française en Amérique L'éducation patriotique Association canadienne des éducateurs de langue française La jeunesse et le patriotisme Association de la jeunesse canadienne La refrancisation Paul Gouin
Vœux
Le Congrès de 1952 émet six vœux.
Le premier vœux formulé par le Congrès est de changer le nom du Comité permanent de la survivance française en Amérique en Comité de la vie française en Amérique (CVFA).
Le deuxième vœux reconduit les 46 vœux du Congrès de 1937, que l'on juge toujours d'actualité.
Le troisième vœux porte sur le respect de la langue française par le gouvernement fédéral et les dix provinces du Canada.
Le quatrième vœux concerne la qualité du français à la radio, à la télévision et au cinéma.
Le cinquième vœux sur la formation patriotique de la jeunesse.
Le sixième sur une souscription nationale annuelle versée au CVFA.
Notes
Bibliographie Marcel Martel, Le deuil d'un pays imaginé: rêves, luttes et déroute du Canada français : les rapports entre le Québec et la francophonie canadienne, 1867-1975, Ottawa : Presses de l'Université d'Ottawa, 1997, 203 p. (aperçu) CLFC, Troisième congrès de la langue française, 18- : remerciements et vœux du président, Québec : Éditions Ferland, 1952, volume 1, 26 p. CLFC, Troisième congrès de la langue française, 18- : compte-rendu, Québec : Éditions Ferland, 1952, volume 2, 475 p. CLFC, Troisième congrès de la langue française, 18- : photographies, Québec : Éditions Ferland, 1952, volume 3, 64 p. CLFC, Troisième congrès de la langue française, 18- : Mémoires, Québec : Éditions Ferland, 1952, volume 4, 390 p.
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