La bataille du Mont-Guéhenno se déroule le , pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans, qui détruisent un petit détachement républicain à Guéhenno.
Prélude Au début du mois de Georges Cadoudal décide de rejoindre les forces de Pierre Guillemot à Pleugriffet. En chemin les Chouans s'arrêtent au Mont-Guéhenno au sud du bourg de Guéhenno afin de camper pour la nuitFrançois Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. II, 249-256..
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Déroulement vignette|gauche|Vue en 2022 de la chapelle Saint-Michel, dite chapelle Saint-Michel de Mont Guéhenno.
Mais le un détachement républicain de l'avant-garde de l'armée du général Schildt entre dans le bourg. Ce détachement était issu de la garnison de Brest, fort de 98 hommes, dont 4 officiers, et était parti du Faouët le et avait poursuivi plus en avant sans en prévenir le général Schildt. Arrivés à Guéhenno, les Républicains passent la nuit sans se douter de la présence toute proche d'ennemis. Le lendemain, le détachement quitte le bourg et prend la direction de Vannes ignorant que les Chouans sont dans les environs. Mais ces derniers les repèrent et leur tendent une embuscade au Mont-Guéhenno.
Attaqués de tous côtés et très inférieurs en nombre, les Républicains n'ont aucun moyen de résister, sans compter que commandés par Pierre Guillemot arrivent sur les lieux en pleine bataille, doublant les forces des Chouans. 7 Républicains sont tués dans la lande du mont, 7 près du village de ToulouauAujourd'hui Toulhoar., 2 ou 3 dans le bois de PortcamusAujourd'hui La Porte Camus. et plusieurs autres près de TrévraTréveras près de Billio., 60 au total périssent dans la fusillade. Les 38 républicains restants tentent une charge désespérée à la baïonnette afin de percer les lignes chouannes. 23 parviennent à s'enfuir et à se réfugier à Vannes mais les 15 autres, parmi lesquels un capitaine et un lieutenant, sont cernés dans un bois et sont contraints de mettre bas les armes. Les Chouans, de leur côté, ont perdu 8 hommes.
Cependant dès le lendemain, le général Jean Jacques Schilt arrive en vue de Guéhenno, avec le gros de ses troupes, depuis la route de Josselin. Les Chouans se portent alors à la rencontre des Républicains mais ne recevant pas en renfort les troupes de Pierre Robinault de Saint-Régeant, ils n'osent pas attaquer. Schilt regagne alors Josselin et les deux camps se séparent sans combattre.
Pertes vignette|gauche|upright|Vue en 2013 de la croix du Mont, à Guéhenno.
Le sort des prisonniers républicains n'est pas connu avec certitude. Selon Julien Guillemot, fils du colonel chouan Pierre Guillemot et les témoignages de paysans, les prisonniers sont fusillés, sur ordre de Cadoudal, dans une prairie marécageuse près du moulin de Tugdual, lui-même proche des villages de Carado et Brémelin entre Guéhenno et Saint-Jean-Brévelay au lieu nommé le « Cimetière des Bleus » où des petites croix furent taillées avec des branches d'arbres, elles restèrent visibles de nombreuses années.
Vers le milieu du , le recteur de Guéhenno écrivit:
Un paysan, Besnard raconta également au , d'après le témoignage de son grand-père, commissaire chouan de la division de Guillemot qui assista aux exécutions, que 32 soldats avaient été exécutés, mais selon lui la fusillade eut lieu sur un chemin et non sur un pré, les prisonniers furent fusillés deux à deux puis enterrés dans la praire. François Cadic écrit d'après ce témoignage:
Mais paradoxalement les rapports républicains rapportent que les hommes pris par les Chouans furent relâchés, et Le Bare administrateur à Pontivy déclare même qu'ils furent traités avec humanité. Selon le récit de Le Bare, les prisonniers républicains sont conduis à Guéhenno mais leur arrivée dans la place où ils avaient dormi la veille et s'étaient, semble-t-il, mal conduits, provoque une émeute de la population qui frappe les prisonniers et tente de les lyncher. Mais les Chouans les dégagent et les conduisent à Locmaria-Grand-Champ. Cadoudal se présente alors à eux et leur propose de rejoindre les Chouans mais ceux-ci refusent, Cadoudal exige alors d'eux le serment de ne plus combattre contre les Chouans pendant un an sous peine d'être pendus s'ils sont repris avant ce délai. Le signalement des soldats est noté et ils sont ensuite remis en liberté. Seuls les deux officiers sont exceptés, Cadoudal ayant l'intention de vérifier s'ils n'avaient pas ordonné de pillage au cours de leur marche. Le Bare ajoute qu'on n'avait pas de nouvelle d'eux et que l'on craignait pour leurs vies.
Le , l'administrateur de Pontivy écrit:
Un autre rapport républicain indique que neuf hommes de la pris par les Chouans témoignèrent à l'état-major de Rennes:
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille de 1799 Catégorie:Bataille sur le sol breton Catégorie:Chouannerie dans le Morbihan Mont-Guéhenno