Synchro est une marque déposée appartenant à la communauté d’agglomération du Grand Chambéry, qui désigne sous ce nom l’ensemble des mobilités disponibles sur son territoire, et notamment son service de transport en commun sous le nom de Synchro mobilités (Synchro Bus jusqu'au ). Elle remplace, depuis le , la marque Stac utilisée depuis la création du réseau de bus en .

Le réseau de transport en commun dessert les 38 communes de Grand Chambéry ainsi que les communes du Bourget-du-Lac et de Voglans, rattachées à la communauté d’agglomération Grand Lac, à l’aide d’un réseau composé de 18 lignes régulières, d’un service de transport à la demande et de transport scolaire, et d’une ligne de vélotaxis, appelée Vélobulle, reliant les quatre arrêts de correspondance situés dans le centre-ville de Chambéry (Curial, Ducs, Gare et Halles).

Le groupe Transdev, par l'intermédiaire de Transdev Grand Chambéry est chargé de l’exploitation et du développement des transports en commun sur le territoire de la communauté d'agglomération Grand Chambéry dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), en vigueur depuis le pour une durée de six ans....

Histoire Avant le Stac

En 1892, un tramway est mis en service entre Chambéry et La Motte-Servolex.. Le réseau est peu à peu étendu à d’autres destinations : Challes-les-Eaux en 1897, Saint-Jeoire-Prieuré et Chignin en 1905, Cognin en 1906 et Le Bourget-du-Lac en 1910. À son apogée, il cumule de voies, mais est fermé en .

vignette|gauche|alt=Photographie en noir et blanc montrant l’éléctrobus et le tramway stationnées à Saint-Jeoire-Prieuré à la fin des années 1920.|L’électrobus et le tramway à Saint-Jeoire-Prieuré à la fin des années 1920. Le tramway vers Challes-les-Eaux et Chignin est remplacé par un électrobus, géré par la Société des électrobus de Savoie, qui fonctionne jusqu’en 1955., tandis que les lignes vers La Motte-Servolex et Le Bourget-du-Lac sont remplacés par des services d’autocars assurés par la compagnie Franchiolo.

Dans les années 1960/1970, le centre-ville de Chambéry est le théâtre de nombreux problèmes de circulation liés à un manque d’infrastructuresp.42. En 1965, Jean Blanc, le président du SIAURC , commande une étude sur la desserte des voyageurs dans le bassin chambérien auprès des Ponts et Chausséesp.43. Celle-ci débouche sur un arrêté préfectoral qui instaure un périmètre urbain pour la desserte des transports en commun (englobant l’ensemble des communes membres du SIAURC à l’exception de Challes-les-Eaux, séparée par une zone non bâtie) et confère leur gestion au SIAURC, qui doit s’appuyer sur la municipalité chambérienne pour la coordination des services urbains.

En 1967, un premier réseau de bus est mis en place. Composé de 11 lignes, il est étendu vers Chambéry-le-Haut dès 1972 et est assuré par trois entreprises privées : Franchiolo, Roux et Planche.. Cette organisation montre rapidement ses limites, puisque les trois transporteurs travaillent sans concertation : les tarifs ne sont pas unifiés et l’offre ne satisfait pas les usagers. Le SIAURC propose à plusieurs tentatives de créer un service unifié, mais échoue. En 1973, un sondage effectué sur la ligne de Chambéry-le-Haut laisse apparaître de nombreuses critiques à l’égard du service : horaires non respectés, dessertes inadaptées, tarification non attractive et mauvaise intégration des bus dans la circulation.

Le SIAURC envisage de créer une régie intercommunale, mais il n’a pas les fonds nécessaires et ne peut pas, compte tenu de sa population, prélever de versement transport, une contribution payée par les entreprises de plus de 9 salariés. En effet, celle-ci ne peut être instaurée que lorsque la population est supérieure ou égale à .

En 1978, le SIAURC devient un syndicat intercommunal sous le nom de Syndicat intercommunal de l’agglomération chambérienne (SIAC)p.68.

1979 : la création du Stac gauche|vignette|Une ligne pilote entre Chambéry-le-Haut et Le Biollay est mise en service en septembre 1979 et assurée avec une flotte de 7 Berliet PR 100 neufs. En 1979, deux communes rejoignent le SIAC pour la seule compétence transport : Le Bourget-du-Lac et Vimines. À partir de ce moment, la population devient supérieure à , ce qui permet l’instauration du versement transport et la création du Service de transport de l’agglomération chambérienne (Stac).

Un nouvel arrêté préfectoral instaure un périmètre urbain pour la desserte des transports en commun couvrant le territoire des 15 communes partenaires : Barberaz, Barby, Bassens, Challes-les-Eaux, Chambéry, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Le Bourget-du-Lac, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Jeoire-Prieuré, Sonnaz et Vimines.

Un contrat est passé avec la compagnie générale française des transports et entreprises (CGFTE). et, le , le réseau préexistant composé de 10 lignes est remplacé par un nouveau, organisé autour de 6 lignes diamétralesp.44.

En , afin de compenser un retard dans la livraison des véhicules commandés, Renault Véhicules industriels met à disposition du réseau un autobus articulé de de long pouvant embarquer jusqu’à 136 personnes : le Saviem SG 220. L’essai permet également de tester le comportement et la maniabilité du véhicule dans les rues de la ville. Le SIAC fait l’acquisition du véhicule en 1980, qui prend le et devient de fait le premier autobus articulé du réseau.

Années 1980 : un essor rapide du Stac vignette|droite|alt=Photographie en couleurs du centre d’échange en août 2016, quelques jours avant sa suppression (29 août 2016).|Plusieurs bus au centre d’échanges du Boulevard de la Colonne, quelques jours avant sa suppression à l’été 2016. Un premier centre d’échanges des bus est alors installé sur la Place du , puis transféré le sur le Boulevard de la Colonne, où il reste jusqu’en p.45. Dans le même temps, un kiosque d’informations est construit sur le boulevard. Il est inauguré en 1981.

L’année 1981 débute de manière tragique pour le réseau. Le au soir, un Berliet PR 100 assurant la ligne B percute une Renault 4 sur la Route d’Apremont à La Ravoire, à hauteur des locaux des Imprimeries Réunies. Le flanc gauche de la voiture est pulvérisé par la violence du choc, tuant sur le coup le conducteur âgé de 45 ans, tandis que le bus finit sa course contre un arbre sur le bord de la route. Cet accident reste, encore , le seul accident mortel impliquant un bus du réseau. gauche|vignette|L’un des deux bus articulés mis en service en octobre 1982. En , la rue de Boigne est mise en sens unique pour les voitures, permettant de créer une voie réservée aux bus entre la place Octogone (aujourd’hui Place Pierre Dumas) et celle du Château, prolongeant ainsi la voie de bus déjà existante entre le Boulevard de la Colonne et la Place Octogone. Dans le même temps, afin de faire face à l’explosion de la fréquentation, qui est multipliée par 3 en trois ans, le SIAC commande deux bus articulés. Le Renault PR 180, version articulé des véhicules déjà en exploitation sur le réseau, est retenu. Les deux exemplaires, livrés en octobre, sont exposés devant la Fontaine des éléphants toute la journée du , avant d’être mis en service le surlendemain. vignette|Après plusieurs déménagements, un dépôt est construit pour le Stac en 1982/83 sur un terrain acquis par la Ville de Chambéry en 1979. Le stockage des autobus reste toutefois un problème pour le réseau. En , ils sont stationnés dans le garage des autocars Franchiolo, situé dans la Rue de la Digue à Cognin. L’achat du dépôt, comprenant un terrain de et un hangar d’une surface de , auxquels s’ajoutent des bureaux, une station de lavage et des pompes à carburant, est évoqué, mais les négociations n’aboutissent pas. Le , les véhicules sont transférés vers les locaux de la SATM, situé Avenue de la Houille Blanche à Bissy, au terme de la signature d’un contrat de location d’un an pour une valeur de . Toutefois, cette situation est jugée insatisfaisante, et les recherches se poursuivent pour trouver un terrain afin d’y installer un dépôt. Celui-ci est finalement trouvé sur le site de l’Allobroge, racheté par la ville de Chambéry en 1979 et situé Avenue des Chevaliers Tireurs à Chambéry. Un appel d’offres est publié en afin de construire en 8 mois, sur un terrain de , un dépôt non couvert pouvant accueillir une cinquantaine de véhicules, mais également un atelier et un bâtiment administratif d’une surface respective de et . Les travaux débutent en et s’achève à l’été 1983 par l’inauguration des locaux. gauche|vignette|Le logo utilisé à partir de 1987. Le SIAC poursuit le développement de l’offre en instaurant la correspondance gratuite dès 1984, puis en créant un abonnement mensuel scolaire en 1987. Cette même année est marquée par la mise en service d’une nouvelle identité visuelle. Le logo passe du noir à l’orange et rouge, et les six véhicules mis en service, arborent une livrée plus moderne. Dans le même temps, le kiosque d’informations situé au boulevard de la Colonne est détruit afin d’être remplacé par un nouveau, plus fonctionnel, tandis que plusieurs voies réservées aux bus sont aménagées dans le centre-ville de Chambéry. En 1988, le STAC se dote d’un espace sur le minitel : 36 15 STAC. alt=Photographie en noir et blanc du prototype du Mégabus en 1988.|vignette|Le prototype du Mégabus, ici lors d’essais aux Pays-Bas en 1988. Cette même année, la société confie l’un de ses véhicules, un Renault PR 100 MI, à un artiste de la région, Marc Chopy.. Celui-ci repeint le bus dans le cadre d’une opération de réflexion sur l’art contemporain, baptisée Artbus’89, menée conjointement par le Stac et le Musée savoisien de Chambéry.. Le véhicule est remis en service en . Au même moment, le prototype du Mégabus., un bus bi-articulé pouvant embarquer 206 passagers, est prêté au SIAC par la société Renault Véhicules Industriels dans le cadre d’essais. Il circule alors sur différentes lignes du réseau à la rentrée de septembre, mais l’essai reste sans suiteSeuls 10 Mégabus (en plus du prototype) sont construits pour le réseau TBC de Bordeaux, qui les utilise de 1986 à 2004, lorsqu’ils sont réformés à la suite de la mise en service du tramway.. L’année 1989 coïncide également avec les 10 ans du Stac, qui embauche alors 105 agents et dispose de 53 bus circulant quotidiennement sur les 16 lignes du réseau.

Années 1990 : innovation et adaptation du réseau gauche|vignette|Un Renault R312 équipé d’un ascenseur pour les UFR est testé en 1993, avant d’être racheté en 1994. En , à l’occasion des Jeux olympiques d’Albertville, le SIAC prête sept bus au Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) afin de réaliser des navettes entre les différents lieux de compétition. En 1993, le SIAC teste un nouveau véhicule de démonstration, un Renault R312 qui a la particularité d’être équipé d’un ascenseur pour les fauteils roulants au niveau de sa porte arrière. Le véhicule est racheté l’année suivante et prend le . Entièrement peint en vert, il est alors le seul bus accessible aux PMR du réseau. L’année suivante, un service spécialisé dans le transport de personnes à mobilité réduite est créé et délégué à la société GIHP.

En 1995, le SIAC devient le District urbain de la Cluse de Chambéry (DUCC)p.72. En mars, quatre bus du Stac adaptés pour rouler à l’aquazole sont mis en service.. Cette même année, des journées de découverte du comportement à adopter dans les bus sont instaurées dans toutes les écoles de l’agglomérationLe projet perdure et ces journées de découverte ont encore lieu en 2018, sous le nom de Civibus..

vignette|droite|alt=Photographie en couleurs d’une navette électrique du réseau Stac en 2002.|Une des navettes électriques Citel dans le centre-ville de Chambéry en 2002.