Frédéric Chevillon, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort pour la France le aux Éparges (Meuse), est un homme politique français.
Biographie
Il est le fils de Joseph Chevillon, député des Bouches-du-Rhône et maire d'Allauch, étudiant en Histoire de 1898 à 1900 à Marseille, licencié en Lettres. Il est attaché au cabinet du ministre de la Marine, Camille PelletanLe Petit Parisien du 23 février 1915. Il est élu, comme son père, maire d'Allauch le . Durant son court séjour en tant que maire, il continue l'œuvre de son père en améliorant les trajets en tramways en les rendant directs jusqu'à Marseille. Il fait des avancées sociales dans les écoles ou encore la construction de nouveaux bâtiments. Il entre en 1912 à la Chambre, où il siège au sein de la Gauche radicale. Il est nommé secrétaire de la Chambre.
Parti comme simple soldat de l'armée territoriale, au R.I.T, en 1914, il y côtoie notamment André Maginot et Léon Abrami. Il écrit : Livre d'Or de l'Université de Marseille..
Caporal, puis sergent, il est nommé sous-lieutenant, au bout d'un mois, dans l'infanterie. Il demande à passer dans l'armée d'active et est affecté le , au d'infanterie de ReimsJournal de Marche et des Opérations du 132 R.I. . Il est cité deux fois pour des faits de guerre, la deuxième fois, à l'ordre du jour de l'armée et proposé pour la Légion d'honneur : , dit le Journal officiel.
Sorti de la tranchée en criant Jean-Yves Le Naour, historien, auteur de plusieurs ouvrages sur la Grande guerre., il meurt au champ d'honneur à l'âge de le au cours de la bataille des Eparges.
C'est le cinquième député mort pour la France, mais sa disparition eut un retentissement national. La mort de Frédéric Chevillon a eu pour effet de retourner totalement l’opinion publique en faveur des combattants méridionaux, injustement soupçonnés de faiblesse. Alexandre Millerand, ministre de la Guerre et Paul Deschanel, président de la Chambre, ont d'ailleurs en cette occasion solennellement réhabilité le d'armée à travers le sacrifice du jeune député-maireLe Temps du 27 février 1915.
Son corps ne sera jamais identifié : le nom du jeune député-maire figure sur une plaque funéraire solennellement dévoilée en 2015 sur l'un des monuments funéraires des Éparges par le Président en fonction de l'Assemblée Nationale. Le nom de Frédéric Chevillon figurait déjà sur le monument en marbre dédié aux députés morts pour la France durant la Grande Guerre, placé dans la Salle des Quatre Colonnes de l'Assemblée nationale.
Décorations
Hommages Son nom a été donné à une rue par plusieurs communes : Allauch, Plan-de-Cuques, Marseille ou Arles.
Un monument commémoratif sculpté par Henri-Charles Raybaud, représentant Frédéric Chevillon en pied recevant de la France un sabre pour la défendre, est édifié en 1922 à Marseille, place de la Corderie (13001).
Bibliographie
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Allauch Liste des députés des Bouches-du-Rhône Liste des maires d'Allauch Liste de parlementaires français morts à la Première Guerre mondiale
Liens externes
Statue de Frédéric Chevillon 21 février - Hommage à Frédéric Chevillon
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