Léon Bertrand, né le à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), est un homme politique français.
De 1988 à 2002, il est député français pour la Guyane. Il est ensuite, entre 2002 et 2007, secrétaire d'État puis ministre du Tourisme sous la présidence de Jacques Chirac.
Il est condamné en 2017 à trois ans de prison ferme pour corruption passive et favoritisme dans le cadre de marchés publics. Il est également condamné en 2018, dans une autre affaire, pour abus de biens sociaux.
Biographie Origines Léon Bertrand est .
Parcours politique (Avant 2010) Professeur de sciences physiques et naturelles, il est maire de Saint-Laurent du au .
Membre de l'UMP, après avoir été membre du RPR, et proche de Jacques Chirac, ce dernier le nomme secrétaire d'État puis ministre délégué au Tourisme, poste qu'il occupe jusqu'au .
Candidat à sa réélection comme député dans la circonscription de la Guyane en , Léon Bertrand (UMP), qui a pourtant été élu sans discontinuer depuis 1988, est battu par Chantal Berthelot (Parti socialiste guyanais) par 52,9 % contre 47,1 %. En , il est cependant réélu maire de Saint-Laurent-du-Maroni dès le premier tour avec 62,44 % des voix.
Il est nommé, en 2008, inspecteur général de l'Éducation nationale au tour par Nicolas Sarkozy, président de la République. Il fait valoir ses droits à la retraite en 2010. Cette demande de mise à la retraite coïncide avec un rapport de la Cour des comptes qui pointe du doigt « des traces matérielles minimes » prouvant son activité effective, soit « "une dizaine de réunions" pour toute trace de son activité d’Inspecteur général »« "Les recasés de la République" : ces politiciens devenus "inspecteurs généraux" et qui se cachent dans des placards dorés », atlantico.fr, 26 avril 2015.
Affaires judiciaires et retrait de la vie politique (2010-2026) Mis en examen pour délit de favoritisme et corruption passive, il est placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos (Martinique) le , après avoir été en garde à vue à Cayenne. Il est soupçonné d'irrégularités dans les conditions d'attribution de marchés publics au sein de la communauté de communes de l'Ouest guyanais. Il est libéré le et placé alors sous contrôle judiciaireHebdomadaire "La semaine Guyanaise", 25 septembre 2010.
Le , soit quarante-huit heures après sa libération, la liste divers-droite menée par Roger Arel, sur laquelle il figure en troisième position, n'obtient que 4,24 % au premier tour des élections régionales.
Léon Bertrand est condamné en , par le tribunal correctionnel de Fort-de-France, à une peine de trois ans de prison, à une amende de euros et à la privation de ses droits civiques pour cinq ansFrance-Guyane, 04/07/13. Le , Léon Bertrand est condamné, en appel, à 20 mois de prison dont 16 fermes ainsi que de deux ans de privation de droits civiques, civils et de famille ainsi que de euros d'amende.
Le , la Cour de cassation rejette son recours dans le cadre de sa condamnation pour corruption passive et atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics, mais demande qu'il soit à nouveau statué sur leur peine, la Cour d'appel ayant omis de s'expliquer sur l'aménagement de la peine d’emprisonnement. Le , la cour d'appel de Basse-Terre le condamne à trois ans de prison ferme assorti d'un mandat de dépôtTrois ans de prison ferme pour Léon Bertrand, Le Figaro, 7 mars 2017. Néanmoins, Léon Bertrand se pourvoit en cassation. Il reste donc libre, sa peine n'étant pas définitiveLibération du 10 mars 2017.
Dans une autre affaire, en , Léon Bertrand est condamné en appel à 18 mois de prison ferme et euros d'amende pour complicité d'abus de biens sociauxGuyane : l'ex-ministre Léon Bertrand condamné en appel à 18 mois de prison ferme. Le , il est incarcéré en Guyane. Le , après que la Cour de cassation a demandé un nouveau jugement, la cour d'appel de Cayenne le condamne à nouveau à 18 mois d'emprisonnement ferme, euros d'amende mais aussi à cinq ans d'inéligibilité.. Libéré en mais maintenu sous bracelet électronique, il passe au total 11 mois en prison.
Retour en politique (2026)
En , alors qu'il avait annoncé son retrait définitif de la vie politique, il fait son retour avec sa candidature à la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni pour les élections municipales de 2026. Avec 2 403 voix, il peut se présenter au second tour lors duquel il récolte 28,64 % des voix et termine à la 3e place du scrutin dont il décide de « contester la sincérité » en déposant un recours.
Synthèse des fonctions et mandats
1982 - 1988 : conseiller général de la Guyane (canton de Saint-Laurent-du-Maroni) 1983 - 2018 : maire de Saint-Laurent-du-Maroni 1983 - 2004 : conseiller régional de Guyane 1987 - 2002 : président du Conseil d'administration de la Société Immobilière de Guyane (SIGUY) 1988 - 2002 : député RPR puis UMP pour la circonscription de la Guyane 1989 - 2002 : président du Conseil d'administration de la Société d'économie mixte du Nord-Ouest de la Guyane (SENOG) depuis 1993 : président du Conseil d’administration du centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Maroni 2001 - 2018 : président de la communauté de communes de l'Ouest guyanais (CCOG) 2002 - 2004 : secrétaire d’État au Tourisme auprès du Ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer 2004 - 2007 : ministre délégué au Tourisme auprès du Ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer
Décorations 40px médaille de la République orientale de l'UruguayResolución N° 939/997
Notes et références
Pour approfondir Articles connexes Liste des députés de la Guyane
Liens externes
Catégorie:Conseiller général de la Guyane Catégorie:Conseiller régional de la Guyane Catégorie:Député de la Guyane Catégorie:Ministre de la Cinquième République Catégorie:Député de la IXe législature de la Ve République Catégorie:Député de la Xe législature de la Ve République Catégorie:Député de la XIe législature de la Ve République Catégorie:Inspecteur général de l'Éducation nationale Catégorie:Maire de la Guyane Catégorie:Ministre français du Tourisme Catégorie:Naissance à Saint-Laurent-du-Maroni Catégorie:Naissance en mai 1951 Catégorie:Personnalité liée à la Guyane Catégorie:Maire membre de l'Union pour un mouvement populaire Catégorie:Personnalité du Rassemblement pour la République Catégorie:Président de communauté de communes Catégorie:Personnalité politique condamnée pour abus de biens sociaux Catégorie:Personnalité politique condamnée pour corruption Catégorie:Personnalité politique condamnée à une peine d'inéligibilité en France