Le (graphie également acceptée : lockout), ou la grève patronale, est la fermeture provisoire d'une entreprise, décidée par l'employeur pour répondre à un conflit collectif (grève). Un est généralement utilisé lorsqu'une grève est partielle, afin de faire pression sur les grévistes, les salariés non grévistes n'étant alors plus rémunérés. Le permet notamment de contrer une grève de quelques employés stratégiques bloquant l'entreprise, ces salariés étant soutenus financièrement par les non-grévistes.

Histoire

La grève patronale apparait dans les années 1850 en Grande-Bretagne et a raison des mouvements ouvriers embryonnaires. Sous l'ère Thatcher, elle y est de nouveau utilisée pour briser les mouvements sociaux et le .

En France, comme dans la plupart des pays européens, cette pratique est interdite, sauf cas de force majeure résultant de l'impossibilité matérielle d'assurer la continuité du travail. Par exemple, dans le cas d'une « grève totale du secteur de production ayant entrainé progressivement la paralysie des autres secteurs d'activité de l'entreprise, dès lors que l'employeur a attendu que le fonctionnement de l'entreprise soit bloqué pour recourir à la mise au chômage technique » (Cour de cassation ).

Au Canada et au Québec, le est permis et légal durant les périodes de négociation d'une convention collective. Cependant, au Québec, les dispositions antibriseurs de grève du Code du travail empêchent l'employeur d'engager d'autres travailleurs pour effectuer les tâches accomplies par les syndiqués en .

En Suisse, l'article 28 alinéa 3 de la Constitution fédérale prévoit que .

Traductions proposées

Le terme cadenas a été employé au Canada en 2002, lors du plus récent conflit de travail à la Société Radio-Canada pour décrire le décrété par la direction. Il faisait référence à la loi du cadenas sous le gouvernement Duplessis[http://radcan.blogspot.ca/2002_04_14_archive.html Sur le blogue mis en ligne durant le conflit, des employés faisaient valoir que le mot permettait également de décrire par cadenassés les employés mis en lock-out.. L'Office québécois de la langue française propose également les termes condamnation d'accès, contregrève ou cadenas, mais reconnait que ces termes ne sont jamais entrés dans l'usage et que le terme anglais est répandu et accepté dans la francophonie.

La constitution du Canton de Neuchâtel (Suisse) a « traduit » le terme de par « mise à pied collective »Article 27 de la Constitution du Canton de Neuchâtel..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Grève Boycott Briseur de grève, Syndicalisme jaune

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