La rue du Mont-Cenis est une voie du de Paris (France).
Situation vignette|gauche|La rue du Mont-Cenis au croisement de la rue Lamarck. Voie en forte déclivité, longue de et large de 12« Rue du Mont-Cenis »., la rue du Mont-Cenis débute au croisement de la rue Saint-Éleuthère et de la rue Azaïs dans le quartier de Montmartre, longe l'église Saint-Pierre de Montmartre à proximité de la place du Tertre, traverse la rue Saint-Vincent, la rue Lamarck, la place Jules-Joffrin, la rue Marcadet, la rue Ordener, la rue Championnet et le boulevard Ornano pour se terminer rue Belliard.
Elle comprend de nombreux escaliers : 52 marches entre les rues Custine et Lamarck, 54 entre les rues Paul-Féval et Saint-Vincent, 81 entre cette dernière et la rue Cortot.
Accès Elle est desservie par les lignes de mėtro 12 à la station Jules Joffrin et 4 à la station Porte de Clignancourt.
Origine du nom
Autrefois dénommée « petite rue Saint-Denis » sur sa partie sud et « chaussée Saint-Denis » sur sa partie nord car ancien chemin du pèlerinage de Saint-Denis, la voie, très abrupte, a pris le nom du Mont-Cenis, massif des Alpes du Nord<ref>Rue du Mont-Cenis, 'Mairie de Paris.</ref>.
Historique
Cette rue est une voie ancienne du village, puis de la commune, de Montmartre.
Elle apparaît déjà sur le plan d'Albert Jouvin de Rochefort, dessiné en 1672. L'emplacement de l'ancienne ferme de la seigneurie de Clignancourt serait actuellement situé dans l'îlot compris entre les rues du Mont-Cenis, Marcadet et Hermel, tandis que le manoir de cette seigneurie se trouvait en face.
Ancien chemin du pèlerinage de Saint-Denis« Promenade sur la butte Montmartre », www.parisrevolutionnaire.org.jusqu'en 1784, la rue se situe, plus au nord, dans le prolongement exact de la rue Adrien-Lesesne à Saint-Ouen« Saint-Ouen, site officiel de l'office de tourisme ».« Une partie de Montmartre devint le quartier Debain ». qui rejoint le chemin des Poissonniers au niveau du cimetière parisien de Saint-Ouen. Cette continuité fut interrompue avec l'aménagement du boulevard périphérique.
Tous les sept ans, à l'emplacement de l’actuelle station de métro Jules Joffrin, des représentants de l’abbesse de Montmartre venaient à la rencontre des moines de l'abbaye de Saint-Denis, pour les accompagner jusqu’au sommet de la butteMontmartre : Golgotha-sur-Seine.. Ce chemin fut appelé « chemin de la Procession », puis « petite rue Saint-Denis » entre les rues Norvins et Marcadet, et « chaussée Saint-Denis » au-delà.
Après le rattachement de Montmartre à Paris en 1859, la rue Saint-Denis est classée officiellement dans la voirie parisienne le . et prend son nom actuel par décret du .
Bombardement du 21 avril 1944
Dans la nuit du 20 au 21 avril 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'Occupation, le dépôt ferroviaire voisin de La Chapelle est bombardé par l'aviation alliée, qui prend aussi pour cible un appareil de la DCA allemande installé sur la butte Montmartre. Le quartier alentour est touché. Un témoin raconte : « La nuit du 20 au 21 avril annonçait le 6 juin », Le Vieux Montmartre, nouvelle série, fascicule n°73, juillet 2004, 118 année, Société d'histoire et d'archéologie des IX et XVIII arrondissements fondée en 1886 (Paris), p. 19-21. Via Gallica..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au , l'église Saint-Pierre de Montmartre, ancienne église abbatiale construite entre 1133 et 1147 sur un ancien lieu de dévotion du . Au vécut le peintre Roland Irolla. Au , le château d'eau de Montmartre au centre d'un petit square, le square Claude-Charpentier. Au , l'ancien emplacement du cabaret de Patachou. Au , l'emplacement supposé du domicile de Mimi Pinson. Au vécurent à partir de 1934 le couple d'artistes peintres Bernard Lorjou et Yvonne Mottet, ainsi que le peintre Jean d'Esparbès qui y mourut en 1944. Au se situe une maison où demeura Hector Berlioz« Berlioz à Paris ».. Plaque. Au , école élémentaire publique du Mont-Cenis. Aux 28, rue du Mont-Cenis et 22, rue Lamarck, dispensaire édifié en 1896 par l'architecte William Hémet pour le comte Chambon de Brailles. Aux 65, rue du Mont-Cenis et 108, rue Marcadet, ancien immeuble Louis-Philippe remarquablement conservé, bâti avant le rattachement du village de Clignancourt à la ville de Paris. Au , emplacement de l’ancienne chapelle de la Trinité, bâtie en 1579 par Jacques Liger ou Legier, trésorier de Charles de BourbonDictionnaire historique de la Ville de Paris et de ses environs, Hurtaut et Magny, 1779 .. Elle servait, pendant les processions septennalesLa chapelle de la Trinité, rue du Mont-Cenis (vers 1870), www.hervedavid.fr., à assister à la messe les jours d'intempéries« Claude François Panet (1733-1801) », jacques.colliard.pagesperso-orange.fr.. Elle fut fermée en 1783, abrita ensuite un poste de pompiers en 1860, puis un débit de vins, puis se transforma en cabaret à l'enseigne de La Belle Gabrielle'', et fut finalement détruite vers 1920. On disait que c'était l'ancienne bergerie de Gabrielle d'Estrées« Cartes postales anciennes. Rue du Mont-Cenis à Montmartre », www.cparama.com.. Au naquit en 1946 le peintre Jean-Pierre Ceytaire. Aux 75, rue du Mont-Cenis et 2-6, rue Duc, immeuble HBM de la ville de Paris, construit entre 1922 et 1925, par l'architecte Léon Besnard. Au , école maternelle publique du Mont-Cenis. À hauteur de la place Jules-Joffrin, la rue longe la mairie du et l'église Notre-Dame de Clignancourt. Au , Eugène Dabit vécut quelques années de son enfance.
Références
Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Arrondissements de Paris
Mont-Cenis Mont-Cenis Catégorie:Lieu lié à l'impressionnisme