vignette|Illustration. Peredur ab Evrawc (Peredur, fils d'Evrawc) est un conte qui fait partie des Trois romances galloises (Y Tair Rhamant – les deux autres titres sont : Gereint ac Enid et Owein). C’est en partie l’équivalent du roman de chevalerie Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes, écrit vers 1181. Les trois contes sont contenus dans le Livre Blanc de Rhydderch et dans le Livre Rouge de Hergest, deux manuscrits du .
Contexte Depuis leur traduction en anglais par Lady Guest au , ils sont généralement associés aux Mabinogion. Dans ce récit, Peredur est le plus jeune des sept fils d'Evrawc, un comte du nord. Il convient de ne pas confondre ce personnage avec le Peredur, roi de Bretagne dans l'Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth.
Étymologie
Le nom Peredur provient d'un emprunt latin, le nom d'agent *parator, « (celui) qui veille à, qui met en ordre, qui restaure »Philippe Jouët, L’Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Yoran embanner, Fouesnant, 2007, .
Synopsis Le personnage central du récit est Peredur, fils d'Efrawg (York). Comme dans le Perceval de Chrétien, le père du héros meurt jeune, et sa mère l'emmène dans les bois et l'élève isolé.
Finalement, il rencontre un groupe de chevaliers et, déterminé à leur ressembler, il se rend à la cour du roi Arthur. Là, ridiculisé par Cei (Keu), il se lance dans de nouvelles aventures, promettant de venger les insultes infligées à lui, ainsi qu'à ceux qui l'ont défendu. Au cours de son voyage, il rencontre deux de ses oncles. Le premier (jouant le rôle du Gornemant de Perceval) l'instruit au maniement des armes et l'avertit de ne pas s'interroger sur la signification de ce qu'il voit. Le second (équivalent du Roi Pêcheur de Chrétien) révèle un plateau contenant la tête coupée d'un homme. Le jeune chevalier ne pose aucune question et poursuit ses aventures, notamment un séjour chez les Neuf Sorcières de Gloucester (Caer Loyw) et la rencontre avec celle qui allait devenir son véritable amour, Angharad Main-d'Or.
Peredur retourne à la cour d'Arthur, mais se lance bientôt dans une nouvelle série d'aventures qui ne correspondent pas au récit de Perceval (les exploits de Gauvain occupent cette partie de l'œuvre française). À la fin, le héros apprend que la tête coupée à la cour de son oncle appartenait à son cousin, tué par les Neuf Sorcières. Peredur venge sa famille en aidant Arthur et d'autres à détruire les Sorcières, et est célébré en héros.
Notes et références
Source
Bibliographie Les Mabinogion, contes bardiques gallois, traduction de Joseph Loth (1889), Les Presses d'Aujourd'hui, Paris, 1979.
Voir aussi
Traduction en anglais du conte par Charlotte Guest, sur Wikisource.
Liens externes
Catégorie:Littérature galloise Catégorie:Œuvre de la matière de Bretagne Catégorie:Mabinogion