thumb|upright=1.2|L'encadrement technique du club comprend à l'été 2009 un entraîneur principal (Gilbert Gress, au centre), un adjoint (Pascal Janin, à gauche) et un entraîneur des gardiens (Alexander Vencel, à droite).
L'encadrement technique du Racing Club de Strasbourg regroupe l'ensemble des techniciens chargés d'encadrer et de diriger sportivement l'équipe de football du Racing Club de Strasbourg et ses joueurs. Dans les premières années du club au début du , le joueur qui exerce la fonction de capitaine est le chef de l'équipe et décide de la formation de l'équipe et du placement des joueurs. À partir de la fin des années 1920, le rôle du capitaine devient moins important. Les aspects tactiques et la conduite des entraînements sont alors pris en charge par un entraîneur qui ne fait pas partie de l'effectif. Le poste d'entraîneur adjoint apparaît au RC Strasbourg dans les années 1980. Ce technicien est au service de l'entraîneur principal et l'aide à diriger l'entraînement. L'encadrement technique du club s'agrandit encore à partir des années 1990 avec la création des postes d'entraîneur des gardiens et de préparateur physique notamment.
Le premier entraîneur du RC Strasbourg est le Français Oscar Bongard en 1928. À l'époque de la , l'équipe nationale autrichienne à succès des années 1930, le Racing se dote essentiellement de techniciens autrichiens. Dans les années 1950, les premiers anciens joueurs du club exercent la fonction d'entraîneur, dont Pépi Humpal, Oscar Heisserer puis Robert Jonquet à partir de 1961. Les années 1964-1976 sont marquées par l'influence de Paul Frantz, un professeur étranger au monde du football professionnel, qui est entraîneur du RC Strasbourg sur quatre périodes différentes. Il insiste sur l'aspect tactique et sur la préparation physique des joueurs et, sous ses ordres, le club joue les premiers rôles. Le titre de champion de France 1979 est obtenu sous la houlette de Gilbert Gress, entraîneur emblématique du club alsacien, qui axe le jeu de son équipe sur les passes, la conservation du ballon et sa progression vers l'avant. L'instabilité du club strasbourgeois dans les années 1980 se traduit par une succession de treize entraîneurs durant cette décennie. C'est ensuite Jacky Duguépéroux qui laisse son empreinte au club en remportant trois coupes dans les années 1990 et 2000.
Entraîneurs
Historique
Débuts du club et rôle prépondérant du capitaine (1906-1928) thumb|L'équipe 1922-1923 du capitaine Frédéric Schaeffer (debout, premier de la droite). Le capitaine de 1927 Maurice Weber est debout, troisième de la droite.|alt=Photo de groupe de l'équipe 1922-1923
Après la création de l'équipe de football en 1906, le club enchaîne ses premiers matchs amicaux et les . Conscients d'avoir une équipe inexpérimentée, les membres de l'équipe décident de faire appel à des personnes extérieures. Ils s'entourent d'un directeur technique au cours d'une assemblée générale ayant lieu au début de l'année 1909.
Sur le terrain c'est néanmoins le capitaine qui dirige l'équipe. Le « Bulletin Mensuel », une publication mensuelle éditée par le club à partir de , précise ainsi dans son édition d' :
Un peu plus tard ce même périodique confirme ce rôle du capitaine dans son édition de en y publiant les , la règle numéro quatre proclamant . Le capitaine est lors de la saison du titre de champion d'Alsace 1923 Frédéric Schaeffer, dit « Fritz » Schaeffer, qui joue dans l'équipe depuis 1920. Le titre de champion d'Alsace 1927 est obtenu sous la direction du capitaine et défenseur Maurice Weber, au club depuis 1922.
La période des techniciens autrichiens (1928-1944) Le premier entraîneur connu du RC Strasbourg est Oscar Bongard, qui occupe le poste de 1928 à 1930. Vient ensuite l'Autrichien Adolf Riebe de 1930 à 1932, qui se fait auparavant un nom en Allemagne en remportant le championnat d'Allemagne 1926 en tant qu'entraîneur du SpVgg Greuther Fürth et en dirigeant le Hambourg SV en 1926-1927 . Le troisième technicien est Louis Neureuther lors de la saison 1932–1933.
À l'intersaison 1933, le RC Strasbourg adopte le statut professionnel et nomme l'Autrichien Robert Fischer au poste d'entraîneur. Après neuf victoires et six défaites dans le championnat de Division 2 1933-1934, il est remplacé en par son compatriote Friedrich Kerr, entraîneur depuis une dizaine d'années notamment du SV Stuttgarter Kickers en Allemagne et de l'équipe d'Estonie. Sous la direction de celui-ci, le RCS améliore ses résultats - une seule défaite lors des onze dernières rencontres - et accroche la montée à l'issue des matchs de barrage en fin de saison. La deuxième saison de Friedrich Kerr est également une réussite : il mène le club à la deuxième place de la Division 1 1934-1935 à un point du champion le Football Club Sochaux-Montbéliard.
thumb|Josef Blum (debout, premier de la droite) est entraîneur de 1935 à 1938.|alt=Photo de groupe de l'équipe 1936-1937
À l'époque de la , l'équipe nationale autrichienne à succès des années 1930 menée par le sélectionneur Hugo Meisl, le Racing choisit un autre Autrichien comme successeur de Friedrich Kerr en la personne de Josef Blum. Celui-ci arrive en provenance du FK Austria Vienne qu'il mène à des victoires en Coupe d'Autriche et Coupe Mitropa en 1933. En trois saisons à la tête du RC Strasbourg, Josef Blum maintient le club dans le premier tiers du championnat de France et lui offre sa première finale de Coupe de France en 1937.
L'Autrichien Charles Rumbold reprend l'équipe en main en . Sous sa conduite, le club est dixième du championnat de France 1938-1939. Au début de la Seconde Guerre mondiale en , les habitants de la ville de Strasbourg incluant les joueurs du club sont évacués dans le Sud de la France. Le club est ainsi reformé l'espace d'une saison à Périgueux sous statut amateur et y remporte le titre de champion de Dordogne en 1940. En 1940, l'Alsace est annexée au Troisième Reich et le club est intégré dans la compétition allemande de la sous le nom germanisé de (« Club de sport sur pelouse de Strasbourg »). Durant ces années, c'est l'Allemand Karl Bostelaar qui dirige l'équipe.
Les premiers anciens joueurs aux commandes (1945-1964) En 1945, Émile Veinante est nommé entraîneur du RC Strasbourg. Cet ancien footballeur professionnel et international français effectue l'essentiel de sa carrière de joueur dans les années 1930 au Racing Club de Paris avant de diriger cette équipe l'espace de trois saisons jusqu'en 1943 dans le championnat de France dit « de guerre ». Après une première saison moyenne, le Racing se classant douzième en championnat, le club retrouve les sommets du football français grâce à Veinante en 1946-1947 : à la clé, une place sur le podium de la Division 1 derrière le Club olympique Roubaix-Tourcoing et le Stade de Reims et une finale de Coupe de France, la deuxième après celle de 1937, perdue face au Lille Olympique Sporting Club. Le Racing est pris en main en 1947-1948 par le Danois Kaj Andrup, qui a déjà une expérience de la Division 1 à la tête du Club français et du Football Club de Nancy en 1933 et 1947 respectivement. Il obtient une sixième place en championnat puis est remplacé par Émile Veinante, qui retourne au RC Strasbourg l'espace d'une saison en 1948–1949. Cette seconde expérience est plus décevante puisque le club ne se classe que et avant-dernier de la Division 1 1949, ne sauvant sa place dans l'élite qu'au bénéfice du forfait des Sports réunis Colmar.
C'est justement l'entraîneur du club colmarien Charles Nicolas qui rejoint le banc du RC Strasbourg à l'intersaison 1949. Il est le premier à offrir un titre national au club, la Coupe de France 1951 remporté face à l'US Valenciennes-Anzin 3-0 au stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes. Le championnat suivant est un dur retour sur terre pour Charles Nicolas dont l'équipe totalise quatre victoires et 19 défaites après 30 journées. Il est remplacé à quatre journées de la fin par Segundo Pascual, ancien défenseur du club à la fin des années 1940, qui ne peut empêcher la descente en deuxième division. Le club prend un nouveau départ en Division 2 sous la coupe de Pépi Humpal, qui cumule les postes de joueur et d'entraîneur pendant trois saisons. La première saison en 1952-1953 est celle de la remontée en Division 1. Le Racing de Humpal joue le haut du tableau les deux saisons suivantes en terminant respectivement sixième et quatrième.
L'entraîneur du Racing pendant la saison 1955–1956 s'appelle Oscar Heisserer. Il connaît le club pour y avoir joué en tant que milieu offensif de 1934 à 1938 puis de 1945 à 1949, avant d'entamer sa carrière d'entraîneur au sein de l'Olympique lyonnais pendant six saisons. Ses successeurs sont Jean Avellaneda en 1956–1957 et Ferdinand Faczinek en 1957-1958, avec comme résultat une descente et une remontée immédiate en D1. Pépi Humpal revient au club en 1958 mais ne réédite pas les bonnes performances obtenues quelques années plus tôt, terminant même son bail par une descente en D2 en 1960. Émile Veinante reprend alors les rênes du club strasbourgeois pour la troisième fois. L'équipe est en pleine restructuration et Veinante a comme objectif de pratiquer un jeu offensif et spectaculaire. Il réussit à faire remonter le club en première division dès sa première année en 1961 et à faire revenir le public au stade de la Meinau. La responsabilité de l'équipe lui est néanmoins retirée la saison suivante, le club peinant à trouver ses marques en Division 1. C'est alors Robert Jonquet, figure du Stade de Reims de l'après-guerre et recruté comme défenseur central en 1960, à qui les dirigeants demandent de prendre en charge l'équipe. Il reste en poste jusqu'en 1964 et parvient à maintenir le RC Strasbourg en milieu de tableau en D1.
Période marquée par Paul Frantz (1964-1977) Paul Frantz, un professeur au centre régional d'éducation populaire et de sport (CREPS), est nommé entraîneur en 1964. Il permet au club de jouer à nouveau les premiers rôles en insistant sur l'aspect tactique et sur la préparation physique des joueurs. La victoire en Coupe de France 1965-1966 face au FC Nantes se base ainsi sur l'« endurance » et la « volonté ». Paul Frantz prône le marquage individuel en défense avec un libero et quatre défenseurs au marquage, par opposition à la défense en zone qui est utilisé par le FC Nantes, champion de France 1965 et 1966 ou l'équipe de France. Les critiques l'accusent d'être le du football avec cette tactique. Sous sa direction, le RC Strasbourg obtient aussi ses premiers résultats en compétition européenne, avec l'élimination du Milan AC et du FC Barcelone en Coupe des villes de foires 1964-1965 puis une élimination par tirage au sort face au Milan AC la saison suivante.
Paul Frantz démissionne sur cette victoire en Coupe de France et retourne au CREPS. L'Autrichien Walter Presch assure l'intérim jusqu'à la nomination du joueur René Hauss au poste d'entraîneur en . René Hauss poursuit la tactique de marquage individuel mais assouplit la défense de fer mise en place par Paul Frantz en se limitant souvent à quatre défenseurs. Les résultats sont moins bons et, le président du club apprenant des contacts entre Hauss et le Standard de Liège, choisit de le démettre de sa fonction début 1968. René Hauss obtiendra par la suite d'excellents résultats notamment avec le Standard de Liège en remportant trois fois le championnat de Belgique entre 1969 et 1971.