Jeanne de Vergy († peut-être apr. ). Il s'appuie sur la date du testament de Jeanne (22 mai 1428) telle que rapportée par des auteurs du , le père Anselme () et Duchesne (). Toutefois, son mariage avec Geoffroy Ier de Charny datant de la décennie 1340, avec une telle date, elle serait morte presque centenaire et la date de novembre ou décembre 1410 est donnée par d'autres historiens, comme Andrea Nicolotti, The Shroud of Turin. The History and Legends of the World's Most Famous Relic, Waco, Baylor University Press, 2019, p. 118-119. est l'arrière-petite-fille d'Henri de Vergy (1205-1258) et, selon certains, d'Isabelle de RayMichel Bergeret, (Titre d'article non renseigné), in L'identification scientifique de l'Homme du linceul Jésus de Nazareth, actes du symposium etc, éditions F.-X. de Guibert, 1995, p. 347-348 ;. Voir aussi Ian Wilson, L'énigme du Suaire, Albin Michel, 2010, p. 271. (mais A. Rousset affirme qu'Henri de Vergy a épousé Elisabeth de Chalon, fille de Jean de Chalon l'Antique et de sa première femme.).

Jeanne de Vergy épouse Geoffroi de Charny († 1356) après la mort de sa première épouse.

Elle est notamment connue en raison de l'apparition du Suaire de Turin dans la collégiale fondée par son mari en 1353, à Lirey, dans l'Aube ; son blason est présent sur une enseigne de pèlerinage retrouvée dans le dépôt du Pont au Change, à Paris. Le drap imprimé fait l'objet d'ostensions dans cette collégiale autour de 1355, d'après un récit de l'évêque de Troyes Pierre d'Arcis, en 1389, qui raconte comment son prédécesseur Henri de Poitiers a fait cesser ce culte. L'enseigne de pèlerinage porte son blason et celui de son mari et elle semble dater de ce temps des premières ostensions de l'objet, ce qui en fait la plus ancienne image connue du Suaire de Turin.

En 1389, son fils Geoffroy II de Charny reprend les ostensions du drap, nommé alors « figure ou représentation du Suaire du Christ », malgré l'interdiction de Pierre d'Arcis qui affirme que le Suaire est une image réalisée pour extorquer de l'argent aux fidèles. La famille de Charny obtient l'autorisation du pape Clément VII, parent du second mari de Jeanne, Aymon de Genève, fils de Hugues de Genève, seigneur d'Anthon et membre d'une branche cadette de la famille comtale de GenèveRobert Avezou, « Les possessions de la famille de Genève en Bas-Dauphiné aux », dans Collectif, Mélanges offerts à M. Paul-E. Martin par ses amis, ses collègues, ses élèves, t. XL, Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève, 1961, p. 375..

Notes et références

Jeanne de Vergy Vergy, Jeanne de