Alès (prononcé ) est une commune française située dans le nord du département du Gard, en région Occitanie. Souvent considérée comme la « capitale » des Cévennes, elle est le siège d'une des deux sous-préfectures du Gard.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Gardon d'Alès, l'Avène, l'Alzon, le Grabieux et le ruisseau de Bruèges.
Alès est une commune urbaine qui compte en . Elle est ville-centre de l'agglomération d'Alès et fait partie de l'aire d'attraction d'Alès. Ses habitants sont appelés les Alésiens et Alésiennes.
Avec une densité de population de Alès est la seule commune du département à dépasser . Par sa population, elle est la deuxième commune du Gard et la neuvième de la région Occitanie. Son agglomération classe Alès cinquième ville d'Occitanie en nombre d'habitants après Toulouse, Montpellier, Perpignan et Nîmes.
Géographie Localisation Située à au nord-nord-ouest de Nîmes, la ville d'Alès est édifiée dans une boucle du Gardon d'Alès dans la plaine, au pied des Cévennes dont elle est souvent considérée comme la « capitale ». régionale.. La ville connaît une extension géographique orientée vers le sud de son agglomération.
Communes limitrophes
Climat
Le climat à Alès est méditerranéen, c’est-à-dire de type Csa selon la classification de Köppen-Geiger. L'ensoleillement est important toute l'année. Les étés sont chauds et secs et les hivers sont doux.
Les précipitations sont concentrées en automne et au printemps. En automne (octobre/novembre) des épisodes cévenols peuvent avoir lieu à Alès : Il s'agit d'orages violents causant des inondations. En quelques heures, des centaines de millimètres d'eau peuvent tomber, soit l'équivalent de plusieurs mois de pluie.
Le climat de la région d'Alès est mesuré depuis 2014 à l'aide des relevés de la station météorologique de Saint-Hilaire-de-Brethmas qui se situe dans Alès Agglomération..
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole.. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents..
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température : Nombre de jours avec une température inférieure à : 2 j Nombre de jours avec une température supérieure à : 18 j Amplitude thermique annuelleL'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux. : Cumuls annuels de précipitation : Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,2 j Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,4 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat. complétée par des études régionales. prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Salindres », sur le territoire de la commune de Salindres, mise en service en 1915. et qui se trouve à à vol d'oiseau.La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune., où la température moyenne annuelle est de et la hauteur de précipitations de pour la période 1981-2010..
Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nimes-Courbessac », située à Nîmes, mise en service en 1922 et à ., la température moyenne annuelle évolue de pour la période 1971-2000., à pour 1981-2010., puis à pour 1991-2020..
Hydrographie Alès est traversée par le Gardon d'Alès ainsi que Grabieux et le Ruisseau de Bruèges qui rejoignent le Gardon en rive gauche à l'amont du centre-ville. Des cours d'eau intermittents rejoignent le Gardon en rive droite à Alès. Deux rivières forment la limite de la commune d'Alès : l'Avène à l'est et l'Alzon au sud.
« Épisodes cévenols » et inondations La ville a connu de nombreuses inondations. Le Gardon d'Alès déborde à la suite des pluies torrentielles qui tombent sur les Cévennes. La plus ancienne mention de crue à Alès date de 1312 date à laquelle le Pont de Brouzen qui permettait de traverser le Gardon pour ensuite se rendre vers le Gévaudan a été emporté.
D'autres inondations ont marqué l'histoire de la ville : 1471, 1551, 1604, 1605, 1739, 1741, 1768, 1795, 1801, 1808, 1815, 1827, 1834, 1840, 1846, 1907, 1933, 1958, 1998, 2002 et 2014..
Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur le territoire de la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....
Urbanisme Typologie Au , Alès est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'AlèsUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine d'Alès, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (76,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (71,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (64,3 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,7 %), forêts (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), cultures permanentes (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Transport aérien La commune dispose de deux aérodromes à proximité : l'aérodrome d'Alès Cévennes situé à Deaux et l'aérodrome de La Grand'Combe à Champclauson, commune de La Grand-Combe.
Transports en commun
Le réseau Transports en commun du bassin d'Alès nommé « Ales'y », s'étend sur cent communes du bassin alésien. Il est divisé en deux zones tarifaires. La gare routière, située juste à côté de la gare SNCF en centre-ville, constitue le nœud du réseau urbain et suburbain. Alès est également desservie par plusieurs lignes régionales du réseau liO.
Routes N106 : Nîmes - Alès - Florac - Mende D6 : Alès - Bagnols-sur-Cèze D6110 : Alès - Montpellier, par Lédignan et Sommières D981 : Alès - Uzès - Avignon D904 : Alès - Saint-Ambroix - Aubenas D16 : Alès - Salindres - Barjac - Vallon-Pont-d'Arc D906 : Alès - Génolhac - Villefort - Langogne - Le Puy-en-Velay D60 : Rocade d'Alès
Rail vignette|La gare SNCF.
Reliée au réseau SNCF (ligne Saint-Germain-des-Fossés - Nîmes-Courbessac), le train « Le Cévenol » qui reliait Paris à Marseille par la ligne des Cévennes a été limité en 2007 à la partie entre Marseille et Clermont-Ferrand, puis en 2012 à la partie entre Nîmes et Clermont-Ferrand. Il est nécessaire d'effectuer une correspondance à Clermont-Ferrand pour rejoindre Paris depuis la ligne des Cévennes. Pour rejoindre Paris, il est aussi possible de passer par Nîmes puis d'emprunter un TGV. Le temps de parcours moyen est de / selon les correspondances.
Toponymie vignette|Extrait du Journal officiel du officialisant la nouvelle dénomination Alès.
Le nom d'Alès est attesté sous la forme Alesto (sans date) à l'époque mérovingienne., ensuite sous la forme latinisée Alestum en 1120M. Bruyère, Alès, capitale des Cévennes: vie politique, religieuse, intellectuelle, religieuse et sociale - Nîmes, 1948, puis Alest en 1190 et 1344, Alez ou Allès en 1435, Alais à partir de 1694. Le décret du , paru dans le Journal officiel le , change la graphie du toponyme de la ville, ainsi que des dénominations du canton et de l'arrondissement qui en découlent, en Alès..
Sous l'impulsion du professeur Artigues, Alais devient donc Alès. À la fin des années 1980, la municipalité essaie de renommer la ville Alès-en-Cévennes afin de bénéficier des retombées d'images positives liées aux Cévennes. Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent le radical Al- comme une racine pré-latine obscure. Ils identifient un suffixe pré-latin -estumA. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit.. Ils rapprochent ce nom d’Alles-sur-Dordogne (Alas 1228, Alès jusqu'au ).
Les habitants d'Alès sont nommés les Alésiens..
Histoire
Époque gallo-romaine .
Les fouilles sur la colline de l'Ermitage ont permis de mettre au jour des vestiges d'habitats gaulois du ., dont une mosaïque de l'époque de Jules César (première moitié du ). Ses dimensions () et la qualité de ses décors permettent de situer Alès comme un oppidum tirant profit de sa situation à la frontière de la Gaule indépendante et de la province romaine de Gaule transalpine pour établir un commerce fructueux..
Un premier état de sol avec de la chaux a été retrouvé sous la mosaïque, datant de quelques années auparavant, ce qui laisse à penser qu'un « premier » état mosaïqué a existé.
Moyen Âge Alès était une cité sur la voie Régordane entre Le Puy-en-Velay et Saint-Gilles.
La Maison d'Anduze puis sa descendante Narbonne-Pelet était suzeraine d'Alès. On retrouve Raymond Pelet., coseigneur d'Alès, participant à la première croisadePour la « liste des coseigneurs d'Alès ayant tenu la part "comtale" de la coseigneurie d'Alès » et la « liste des coseigneurs d'Alès ayant tenu la part "baronniale" de la coseigneurie d'Alès », voir Jean-Bernard Elzière et Nicolas Faucherre, in Congrès archéologique de France, 157 (1999), Paris, 2000, ..