Sept-Îles ( ; en innu-aimun : ) est une ville de la municipalité régionale de comté de Sept-Rivières, dans la région administrative de la Côte-Nord, au Québec, et un très important port de commerce en eau profonde.

Histoire Lieu de rassemblement des Innus vignette|gauche|Sept-Îles vers 1863.

Les premiers humains à fréquenter le territoire de Sept-Îles sont les Innus, il y a environ . La baie de Sept-Îles est alors désignée Uashat, « la grande baie ». Les Micmacs désignent quant à eux l'endroit , un nom ancestral de la rivière Moisie.

Les Innus y tiennent leur grand rassemblement d'été, moment de festivités, de commerce et de préparatifs pour le retour dans l'arrière-pays.

Le Regroupement Mamit Innuat (avec plus de ) tient, encore, son siège social dans la ville.

Finalement la bande Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-Utenam (avec plus de ) est basée à la réserve de Uashat, située à la limite ouest de Sept-Îles.

Poste de traite Au , des pêcheurs européens mènent des expéditions de pêche sur le littoral de la Côte-Nord C'est cependant à Jacques Cartier que l'on attribue officiellement la découverte de la baie, le . Le toponyme Sept-Îles est présent sur la carte de 1597 de Cornelius WytflietBibliothèque nationale de France,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53171178v/f1.item.

vignette|gauche|Cartographie de Sept-Îles aux .

À partir des années 1650, les Français installent plusieurs postes de traite le long du littoral dans le cadre du commerce de la fourrure. Durant cette période, Sept-Îles se trouve à l'intérieur du Domaine du roy, un espace interdit au peuplement et réservé au commerce. Le , le père jésuite Jean de Quen y célèbre une première messe.. Il fonde alors la mission de l'Ange Gardien. Dix ans plus tard, le commerçant François Bissot installe à cet endroit le poste de Sept-Îles. Son exploitation débute vers 1676.. Louis Jolliet installe un autre poste à l'embouchure de la rivière Moisie en 1679. De la Première Guerre intercoloniale jusqu'à la Guerre de la Conquête, les Britanniques détruisent le poste à quelques reprises. Il est cependant reconstruit en 1761. Sous le Régime britannique, il est la possession de la Compagnie du Nord-Ouest, de 1802 à 1821, puis de la Compagnie de la Baie d'Hudson..

Activités commerciales et industrialisation vignette|gauche|Fabrique d'huile de baleine, en 1910. Alors que Sept-Îles n'était qu'un lieu d'échange et d'évangélisation avec les Amérindiens, l'endroit commence à être habité de façon permanente par les Blancs vers 1860.. Les premières familles sont originaires des îles de la Madeleine et d'ailleurs en Minganie. Elles sont attirées par l'abondance en produits de la mer et le havre naturel que présente la baie. En 1870, un phare est érigé sur l'île du Corossol. Une première école est ouverte en 1878. et une église en 1898.

Avec l'arrivée du , Sept-Îles connaît alors un premier essor économique. Les frères George et William Clarke y établissent une scierie et une centrale hydroélectrique. La municipalité de Clarke City est incorporée en 1908.. En 1905, une société norvégienne installe une fabrique d'huile de baleine à la Pointe-Noire. Un chemin de fer est construit pour relier les deux endroits. En 1906, le village devient le siège du vicariat apostolique du golfe Saint-Laurent. Un quai est construit en 1911 et un chantier maritime livre ses premiers navires en 1921. L'exploitation minière débute dans les années 1940.

vignette|280px|Dépôt de minerai de fer de la compagnie Iron Ore, à Sept-Îles, vers 1950.

Essor économique et capitale régionale La ville de Sept-Îles est fondée le . De , la ville passe à environ au début des années 1960 puis atteint un sommet à , vers 1980. L'exploitation minière propulse l'économie locale et le secteur tertiaire se développe rapidement. Sept-Îles devient alors une capitale régionale, passage obligé pour accéder aux exploitations minières de Labrador City et de Schefferville plus au nord. La ville est dorénavant reliée avec le reste du Québec via la route 138.

En 1970, Clarke City et Sept-Îles sont administrativement fusionnés. Au début des années 1980, la ville ressent les impacts de la crise du fer qui affecte toute la région. L'arrivée de l'Aluminerie Alouette, en 1989, donne toutefois un coup de main à l'économie locale. Les municipalités de Moisie et de Gallix sont fusionnées à Sept-Îles en 2003. De nos jours, Sept-Îles est le principal centre économique et social de la Côte-Nord.

Héraldique

Géographie La ville de Sept-Îles se trouve juste au-dessus du , sur le littoral nord de l'estuaire du Saint-Laurent, approximativement à à l'est de Baie-Comeau. À la suite d'une fusion le , la ville actuelle de Sept-Îles rassemble les anciennes municipalités de Gallix et de Moisie.

Le territoire de Sept-Îles s'étend le long des rivages de la baie des Sept Îles, une profonde ouverture de à l'entrée de laquelle se dresse l'archipel des Sept Îles. Parmi les nombreux cours d'eau qui sillonnent le territoire, on compte la rivière Sainte-Marguerite (à l'ouest) et la rivière Moisie (à l'est). Ces deux rivières traversent Sept-Îles depuis le nord et terminent leur course dans l'estuaire.

vignette|gauche|Vue satellite de Sept-Îles.

On retrouve plusieurs plages sablonneuses à Sept-Îles : plage de Gallix; plage de Val-Marguerite; plage Monaghan; plage Ferguson; plage Routhier; plage Lévesque, plage de Moisie, etc.

La région du lac Kachiwiss a fait l'objet d'explorations minières par la société Terra Ventures en raison de la présence d'oxyde d'uranium dans son solTerra Ventures, Lac Kachiwiss Overview.

Municipalités limitrophes

Climat vignette|Aurores boréales au lac des Rapides. vignette|gauche|Parc à Sept-Îles.

Sept-îles possède un climat maritime froid. Le maximum moyen de juin à septembre est de alors que celui de décembre à février est . Ceci est dû à deux faits : la ville se situe au nord et elle est en bordure de l'estuaire du Saint-Laurent dont les eaux ne dépassent que rarement . Du printemps à l'automne, la terre se réchauffe avant les eaux et le phénomène de brise de mer oriente les vents du large vers la terre au cours de la journée, soit du secteur est, ce qui limite la hausse du mercure. En hiver, les vents sont surtout du nord grâce à de fréquents anticyclones froids qui se stationnent sur le centre du Québec et des dépressions passant à l'est. Le golfe se couvre de glace également.

La température peut quand même varier fortement quand les vents proviennent de l'intérieur des terres et coupent l'influence maritime. Ainsi, le maximum est de et le minimum est de . Les plus hauts taux d’ensoleillement surviennent de décembre à février alors que la température moyenne est de , ainsi qu'en avril où elle monte à . Cela permet les activités extérieures à condition de bien se vêtir et que le refroidissement éolien ne soit pas trop grand.

Sur son site web, la ville de Sept-Îles affirme qu'elle se classe au troisième rang parmi les villes les plus ensoleillées du Québec (après Rigaud et Brébeuf), avec 45,8 % de temps sans nuage.. Les statistiques ci-dessous montrent qu'il pleut ou neige un jour sur deux et que Sept-Îles compte avec précipitations annuellement, contre 163 à Montréal.. De plus, les eaux froides sont très propices à la formation de brouillard alors que des masses d'air plus chaudes et humides passent à leur surface. La brise de mer va donc souvent amener ces brumes sur la ville.

Démographie

Langues En 2011, sur une population de , Sept-Îles comptait 95,7 % de francophones, 2,3 % d'anglophones et 2 % d'allophones (innu-aimun)Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison. Recensement de 2011 dans les municipalités et la MRC de la Côte-Nord..

Administration vignette|droite|Rue Principale de Sept-Îles en 1959. Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les dix conseillers.

Sept-ÎlesMaires depuis 2006 Élection Maire Qualité Résultat 2005 Élection reportée en 2006 Voir 2006 Ghislain Lévesque Voir 2009 Serge Lévesque Voir 2013 Réjean Porlier Voir 2017 Voir 2021 Steeve Beaupré Voir sept. 2023 Guylaine Lejeune Mairesse suppléante Voir nov. 2023 Denis Miousse Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Transport L'aéroport de Sept-Îles relie la municipalité avec plusieurs villes du Québec et du Labrador.

Économie vignette|Aluminerie Alouette.

À proximité d’un imposant réseau hydroélectrique, la municipalité dispose d’un port en eaux profondes et d’un bassin de ressources humaines et naturelles aux qualités remarquables. L'aéroport de Sept-Îles relie la municipalité à plusieurs villes du Québec.

Le port de Sept-Îles transborde le fer du Labrador et une importante quantité de lingots d'aluminium grâce à l'aluminerie Alouette.. Étant le plus important port de marchandises de vrac sec en Amérique du Nord, le port de Sept-Îles a un volume d'activité annuel de près de de tonnes.. À la suite d'investissements de de dollars canadiens pour un nouveau quai multi-usagers, le port de Sept-Îles sera en mesure d’accueillir des navires vraquiers de taille Chinamax à la suite de l'inauguration du quai en .

Les pêcheries sont un autre secteur important de l'économie : le crabe, la crevette, les mollusques y sont notamment exploités. L'industrie des petits fruits tels la chicouté, l'airelle, la framboise et le bleuet prend également de l'ampleur dans la région.

Statistiques Le taux de chômage y est de 5% (2021) et les secteurs d'activité de l'industrie primaire y sont : production d'aluminium de première fusion ; industrie minière (principalement l'expédition de minerai de fer extrait dans la fosse du Labrador) ; exploitation forestière et industrie de la pêche, dont voici les dix plus importants points de débarquement : Sept-Îles Havre-Saint-Pierre Rivière-au-Tonnerre Mingan Baie-Comeau Kégaska Harrington Harbour Natashquan Baie-Trinité Port-Cartier

Environnement vignette|Marais maritime dans la baie de Sept-Îles. vignette|La rivière Sainte-Marguerite, près de Sept-Îles.

En 1979, la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) a été la première corporation environnementale paramunicipale et sans but lucratif à voir le jour au Québec.

À son actif, la Corporation compte plusieurs réalisations : Collecte annuelle de résidus domestiques dangereux Récupération et recyclage Collecte des arbres de Noël Donation et plantation d’arbres Concours Sept-Îles plus Vert Étude sur les milieux humides Étude sur l’habitat du poisson dans la baie de Sept-Îles Étude des aires de reproduction de l’éperlan arc-en-ciel Protection d’une tourbière témoin Valorisation de la rivière du Poste Collaboration à des mesures de compensation de perte d’habitat Contribution à la création d’emplois par l’aménagement d’espaces verts et de pistes cyclables... sensibilisation dans les écoles primaires La Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles exerce son mandat de maintes façons : présence dans les écoles, tenue d’expositions et de salons, collaboration au bulletin La Côte-Nord Saine et Sauve, etc. Elle a également contribué à la fondation du Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord, à Stratégie Saint-Laurent, au comité ZIP de la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent et de la Côte-Nord du golfe du Saint-Laurent.

Le , un état d’urgence est déclaré et habitants sont évacués à cause d'un incendie de forêt hors de contrôle.

Tourisme vignette|Le MS Maasdam en visite à Sept-Îles.

La corporation Tourisme Sept-îles est responsable du développement de l'industrie touristique de la municipalité. Cet organisme s'occupe de divers sites comme le Centre de Plein-air du Lac des Rapides ainsi que des activités de camping reliées à lÎle Grande Basque..

Sept-îles accueille aussi plusieurs navires de croisière à chaque année. Ces escales sont dirigées par la corporation Destination Sept-Îles Nakauinanu''.

Éducation