Jumilhac-le-Grand est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Jumilhac-le-Grand.
Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin. La commune est notoirement connue pour son château.
Géographie Généralités Avec plus de , Jumilhac-le-Grand est la septième commune la plus étendue du département de la Dordogne. Dans le quart nord-est du département, en Nontronnais, elle est limitrophe de la Haute-Vienne. C'est une commune rurale Arrêté fixant la liste des communes rurales 2023, Recueil des actes administratifs normal , Préfecture de la Dordogne, , . qui fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Yrieix-la-PercheAire d'attraction des villes 2020 de Saint-Yrieix-la-Perche (388), Insee, consulté le .. Elle est arrosée par l'Isle et son affluent le Périgord.
Le bourg de Jumilhac-le-Grand, à l'intersection des routes départementales , se situe, en distances orthodromiques, onze kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Saint-Yrieix-la-Perche et quatorze kilomètres au nord-est de Thiviers. Il est établi en rive gauche de l'Isle qui le contourne dans des gorges à l'ouest.
Le territoire communal est également desservi au nord par la et au sud par la .
Communes limitrophes La commune est limitrophe de huit autres communes, dont quatre dans le département de la Haute-Vienne. Au nord, Bussière-Galant n'est limitrophe que sur une soixantaine de mètres.
Géologie et relief Géologie Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Jumilhac-le-Grand est dans le gradin extrême nord-est que constitue le dernier contrefort du Massif central, avec des roches cristallines formées à l'ère primaire, antérieurement au Carbonifère..
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire, de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque et du Paléozoïque, ainsi que de roches métamorphiques et magmatiques. La formation la plus ancienne, notée ξ1, se compose de micaschistes lamelleux à deux micas, parfois grenats et silicates d'alumine (groupe de la Dronne, Néoprotérozoïque à Cambrien). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « - Châlus » et « - Nexon » de la carte géologique au 1/ de la France métropolitaine. et leurs notices associées...
vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de Jumilhac-le-Grand.
Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - ) Holocène
Pléistocène non présent Néogène( - ) non présent Paléogène( - ) Oligocène
Éocène non présent Paléocène non présent Mésozoïque( - ) Crétacé ( - ) Supérieur
inférieur non présent. Jurassique( - ) non présent Trias( - ) non présent Paléozoïque( - ) Permien( - ) non présent Carbonifère( - ) Pennsylvanien
Mississippien
Dévonien( - ) non présent Silurien( - ) non présent Ordovicien( - ) non présent Cambrien( - )
Relief et paysages Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest ( à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre au sud-ouest, là où l'Isle quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Paul-la-Roche et Sarrazac, et en limite nord-est du territoire communal, en bordure de Saint-Yrieix-la-Perche, au lieu-dit la Croix de Teulet..
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en .. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagèresUne unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres. et 14 sous-unités.. La commune est dans l'unité paysagère du « Périgord limousin » qui correspond à la région naturelle du Nontronnais. Ce territoire forme un plateau collinaire aux pentes douces et sommets arasés, d’altitude moyenne autour des dont le point culminant est également celui de la Dordogne. Ce plateau cristallin est vallonné et dominé par les prairies aux horizons boisés. Il est entaillé de vallées profondes aux versants forestiers...
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de .
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par l'Isle, la Rochille, le Périgord, le Roulet, la Fouillarge, le Galet, le Grand Gaulier, le ruisseau de Combeyrol, le ruisseau du Ruchalait et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale.
L'Isle, d'une longueur totale de , prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne.. Elle traverse la commune sur plus de vingt kilomètres, marquant sa limite sur sept kilomètres au nord-est, face au Chalard, et sur trois kilomètres et demi au sud-ouest, face à Saint-Paul-la-Roche.
La Rochille, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Saint-Priest-les-Fougères et se jette dans la Valouse en rive gauche à Saint-Paul-la-Roche, en amont de la confluence Valouse-Isle. Elle sert de limite territoriale à l'ouest sur un kilomètre, face à Saint-Paul-la-Roche et à Saint-Priest-les-Fougères.
Le Périgord, d'une longueur totale de , prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Bussière-Galant et se jette dans l'Isle en rive gauche sur la commune, à au nord du bourg, au lieu-dit la Faye. Il arrose la commune depuis le nord-est sur près de trois kilomètres et demi.
Le Roulet, ou Laveau dans sa partie amont, d'une longueur totale de , prend sa source dans l'est de la commune, au lieu-dit Fayemendie, et se jette dans le Boucheron en rive droite à Sarrazac, au sud-est du bourg. Il sert de limite communale à l'est sur face à Saint-Yrieix-la-Perche puis sur trois kilomètres au sud, face à Sarrazac.
Cinq autres affluents de l'Isle arrosent le territoire communal : en rive droite, à l'ouest le Grand Gaulier sur près de deux kilomètres et demi en limite de Saint-Paul-la-Roche, et au nord le Galet qui borde la commune sur trois kilomètres et demi face à Ladignac-le-Long et Le Chalard ; en rive gauche, la Fouillarge sur plus de trois kilomètres et demi, le ruisseau du Ruchalait sur près de cinq kilomètres et demi et le ruisseau de Combeyrol sur plus de trois kilomètres dont en limite de Sarrazac.
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Yrieix-la-Perche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Jumilhac-le-Grand est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Yrieix-la-Perche, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (37,5 %), forêts (33,4 %), prairies (19 %), terres arables (6,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), cultures permanentes (0,8 %), zones urbanisées (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Prévention des risques