Jean Marie Alexandre Vérines (), est un militaire, officier de gendarmerie et résistant français.

Biographie Né à Brive-la-Gaillarde dans la Corrèze, il est le fils d'un comptable, Germain Antoine Vérines, et de Jeanne Marie Émilie TournierActe de naissance de la commune de Brive-la-Gaillarde..

Première Guerre mondiale Mobilisé le comme soldat au régiment d'infanterie (RI), il est promu sergent, puis affecté au RI le Registre matricule de Brive-la-Gaillarde .. Il est blessé une première fois le à la jambe droite.

Promu aspirant le , puis sous-lieutenant le suivant, Vérines est nommé chevalier de la Légion d’honneur le avec la citation suivante. :

Officier de gendarmerie En , il intègre l'école des officiers de la Gendarmerie nationale. Lieutenant, il sert en métropole, puis dans le corps d'occupation de Constantinople en 1921. Il se marie à Constantinople, le avec Émilie Jeanne Fernande Laure Oscarine Ghislaine du Cormez.

Le , il est affecté en Syrie, alors sous mandat français. Rapatrié en France en 1922, le lieutenant Vérines est affecté à la section de gendarmerie de Saint-Pierre (La Réunion), le . Capitaine le , Vérines est promu au grade d'officier de la Légion d’honneur le .

Chef d'escadron le , il prend le commandement du de la Garde républicaine de Paris.

Résistance intérieure Jean Vérines intègre en un réseau de résistance, qui deviendra en août sous l’impulsion de Maurice Duclos, son fondateur, émissaire du général de Gaulle, le premier réseau en France occupée sous le nom de réseau Saint-Jacques. Son réseau est en grande partie démantelé en .

Le , il est nommé commandant militaire de l'hôtel des Invalides.

Arrêté le , Jean Vérines est interné au secret pendant 2 mois au centre pénitentiaire de Fresnes puis déporté en Allemagne le à la prison de Düsseldorf.

Condamné à mort en par le Tribunal du peuple de Berlin, il est fusillé le à Cologne.

En 1945 il est promu lieutenant-colonel à titre posthume, avec effet rétroactif à compter du .

Décorations Jean Vérines est récipiendaire des décorations suivantes : ; chevalier du

() à titre posthume 50px Insigne des blessés militaires (2 blessures de guerre : le et le )

Plusieurs autres décorations

Postérité Son nom a été donné, en 1947, à la caserne Prince-Eugène située au 12, place de la République à Paris (là où il a été arrêté en 1941) et à celle de Saint-Denis de La Réunion.

Il est le parrain de la promotion (1947-1948) de l'école des officiers de gendarmerie de Melun. Une salle particulière lui est consacrée dans la salle des traditions du régiment de cavalerie, à l'état-major de la Garde républicaine à Paris.

Bibliographie Patrick de Gmeline, Le Lieutenant-colonel Jean Vérines : Gendarme, garde républicain, soldat de l'ombre, 1984, 180 pages .

Notes et références

Liens externes

« Jean Marie Alexandre Vérines », base MémorialGenWeb, association des contributeurs et administrateurs de MémorialGenWeb. Le réseau Saint-Jacques sur www.Francelibre.net Pierre Accoce, Les gendarmes dans la Résistance, 2001. Jean Vérines combattant de l'ombre 1894-1943.

Catégorie:Naissance à Brive-la-Gaillarde Catégorie:Naissance en avril 1894 Catégorie:Décès en octobre 1943 Catégorie:Décès à Cologne Catégorie:Décès à 49 ans Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Mutilé de guerre Catégorie:Borgne français Catégorie:Résistant français Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1936 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Prisonnier au centre pénitentiaire de Fresnes Catégorie:Personne fusillée en Allemagne Catégorie:Condamné à mort exécuté en Allemagne au XXe siècle Catégorie:Officier de la gendarmerie nationale française Catégorie:Personnalité liée à Brive-la-Gaillarde