Jaron Zepel Lanier est un compositeur, essayiste et chercheur en informatique américain né le à New York. Considéré comme l'un des pionniers de la réalité virtuelle, Lanier est également connu pour ses analyses de l'utilisation d'internet, sa critique virulente du concept de La Sagesse des foules, et sa critique des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook

Biographie Il est né en à New York sous le nom de Jaron Zepel Lanier. Sa mère, Lilly, est une artiste (pianiste, peintre et danseuse), qui a émigré, de Vienne vers les États-Unis, à quinze ans, après avoir survécu à un camp de concentration. Son père, Ellery, est descendant de Juifs ukrainiens qui ont fui les pogroms, et a exercé divers métiers, architecte, peintre, écrivain, enseignant d'école primaire et animateur radio. Il grandit à Mesilla, au Nouveau-Mexique. Quand il a neuf ans, sa mère meurt dans un accident de voiture. Il vit longtemps sous la tente avec son père avant de se lancer dans un projet de sept ans de construction d'une maison à dôme géodésique qu'il a aidé à concevoir. À l'âge de 13 ans, il réussit à convaincre l'Université du Nouveau-Mexique de lui permettre de s'inscrire. Il fréquente aussi une école d'art à New York à la fin des années 1970. Il retourne ensuite au Nouveau-Mexique, puis en Californie, où il travaille pour Atari et où il rencontre Thomas G. Zimmerman, le futur inventeur du gant électronique. Après la scission d'Atari Inc. en deux entreprises en 1984, il se retrouve au chômage. Le temps libre lui permet de se concentrer sur ses propres projets, dont le VPL, un langage de programmation visuel post-symbolique. Avec Thomas Zimmerman, il fonde l'entreprise , en se concentrant sur la commercialisation des technologies de réalité virtuelle. L'entreprise fait faillite en 1990. En 1999, Sun Microsystems achète les brevets de VPL sur la réalité virtuelle et sur les graphiques.

De 1997 à 2001, il devient l'expert scientifique en chef de (ANS), une organisation à but non lucratif constituée par un ensemble d'universités et de centres de recherche pour explorer les applications avancées pour le réseau à haut débit exploité par l (UCAID, alias Internet2). De 2001 à 2004, il est chercheur invité chez Silicon Graphics Inc. où il met au point des solutions sur la téléprésence et la téléimmersion. Il est également chercheur invité au département d'informatique de l'Université Columbia de 1997 à 2001, artiste invité au Programme de télécommunications interactives de l'Université de New York et membre fondateur de lInternational Institute for Evolution and the Brain.

Idées philosophiques et technologiques Spéculations philosophiques Un exemple de spéculations est celle qu’il nomme « communication post-symbolique ». Un exemple est tiré de la parution d’ du magazine Discover, dans son éditorial sur les céphalopodes (c'est-à-dire les différentes espèces de pieuvres, calamars, et mollusques apparentés). De nombreux céphalopodes sont capables de transformer leur corps y compris de changer la pigmentation et la texture de leur peau ou même d’imiter des formes complexes avec leurs membres. Lanier voit dans ce comportement, en particulier quand il est échangé entre deux octopodes, l’expression de la pensée.

Critique des paradigmes simplistes et unique de la connaissance Dans son essai intitulé Le Maoïsme numérique : les risques du nouveau collectivisme en ligne paru dans le magazine Edge de , Lanier critique la prétendue omniscience de la sagesse collective (incluant des exemples comme celui de l’article de Wikipédia sur lui-même), décrivant cette approche comme étant du « Maoïsme numérique» ". Il écrit : .

Critique de l'utilisation des données personnelles des internautes Dans son livre Who Owns the Future?, il s'intéresse à la façon dont des entreprises accumulent des données personnelles d'internaute et en tirent des rémunérations. En convainquant les utilisateurs de donner des informations précieuses sur eux-mêmes en échange de services gratuits, les entreprises peuvent accumuler de grandes quantités de données à peu près gratuitement. Lanier appelle ces entreprises Siren Servers, faisant allusion aux sirènes d'Ulysse. Au lieu de payer chaque individu pour sa contribution à cette accumulation de données, ces serveurs Siren concentrent la richesse entre les mains des quelques personnes qui contrôlent les centres de données. Par exemple, il cite l'algorithme de traduction de Google, qui regroupe les traductions précédentes téléchargées en ligne par des personnes, donnant ainsi à l'utilisateur sa meilleure réponse. Les personnes à l'origine des traductions source ne reçoivent aucune rémunération pour leur travail, tandis que Google bénéficie d'une visibilité publicitaire accrue en tant que puissant serveur Siren. Dans un autre exemple, il souligne qu'en 1988, Kodak employait alors qu'elle dirigeait l'industrie de l'imagerie numérique. En 2012, Kodak a fait faillite à cause de sites de partage de photos gratuits comme Instagram qui n'employait que treize personnes à l'époque. Pour résoudre ces problèmes, il propose une structure alternative au web basée sur le projet Xanadu de Ted Nelson. Il propose un système de liens bidirectionnels qui indiquerait la source de n'importe quelle information, créant ainsi une économie de micropaiements qui compense les gens pour le matériel original qu'ils affichent sur le Web.

Critique des réseaux sociaux Il publie en 2018 Ten Arguments for Deleting Your Social Media Accounts Right Now, expliquant : . À un journaliste qui s'entretient avec lui et qui hésite à fermer ou non son compte Twitter, il répond : .

Bibliographie Livres

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. Traduit et publié en français en 2014 sous le titre Internet :qui possède notre futur ?, éditions Le Pommier

Articles "One Half of a Manifesto", Edge, 11.11.00 "Digital Maoism: The Hazards of the New Online Collectivism", Edge, 5.30.06 "Beware the Online Collective", Edge, 12.25.06

Conférences thumb|250px| Jaron Lanier au Concert du Garden of Memory en juin, 2009 Finding Humanity in the Interface: Capacity Atrophy or Augmentation? Débat entre Jaron Lanier et Will Wright lors de la conférence Accelerating Change 2004.

Jaron Lanier parlant lors d'un Festival du film.

Conférences de Jaron Lanier : McLuhan Ramp.

Jaron Lanier avec Neal Stephenson, Neil Gershenfeld, Raymond Laflamme, et Tara Hunt, au festival Quantum to Cosmos.

Table ronde avec Jaron Lanier, Neal Stephenson et Lee Smolin, Seeing Science Through Fiction au Festival Quantum to Cosmos.

Table ronde avec Jaron Lanier, Hod Lipson, Wilson da Silva et Eliezer Yudkowsky: So We're All Gonna be Robots, Now?.

Conférence de Jaron Lanier : Staying Human in a Tech-Driven World au quartier Zócalo, le 28 janvier 2010.

Conférence de Jaron Lanier à la London School of Economics.

Interviews

Interview de l'Australian Broadcasting Corporation Lanier y critique fermement Wikipédia et le singularitarianisme

Conversation avec Jaron Lanier Jaron Lanier et Bob McChesney, Dimanche 28 mars 2010.

Liens externes

Site officiel Blog de Francis Pisani

Articles connexes Réalité virtuelle

Notes et références

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