Laurence Ferrari, née le à Aix-les-Bains (Savoie), est une journaliste et animatrice de télévision française.
Présentatrice du journal de 20 heures de TF1 du au , elle a aussi animé des émissions politiques ou de société, comme Dimanche + (2006-2008) sur Canal+, Le Grand 8 (2012-2016) et Punchline sur D8, ou Tirs Croisés (2013-2016) sur I-Télé.
Depuis , elle anime les émissions politiques Punchline sur CNews et Le Grand rendez-vous, en partenariat avec Europe 1. Elle anime aussi La Playlist CNews. La même année, Laurence Ferrari est retenue sur Canal +, pour être le joker officiel d'Yves Calvi dans L'Info du vrai, assurant de surcroît l'animation de l'émission du vendredi. Au sein des médias du groupe Bolloré, elle opère un basculement à l'extrême droite.
Depuis , elle est rédactrice en chef politique de Paris Match.
Biographie Enfance et formation Laurence Ferrari est la fille de Gratien Ferrari, principal de collège, homme politique et ancien député-maire UDF d’Aix-les-Bains et de Bernadette Simonato, tous les deux d'origine italienne. La famille Ferrari vient de la commune de Scandiano, dans la province de Reggio d'Émilie. Elle a deux sœurs dont elle est l'aînée.. Sa mère se suicide en se jetant sous un train en 1989, lorsque Laurence Ferrari a 22 ans.
Elle suit des études de communication à l’École française des attachés de presse - EFAP à Lyon durant deux ans, après avoir échoué en première année de médecine. Elle obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de communication politique et sociale de l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
Carrière Débuts Laurence Ferrari débute comme pigiste à l’Agence France-Presse et à l’édition Rhône-Alpes du Figaro Magazine en 1986, puis à Europe 2 à Lyon et traite ensuite la rubrique « santé » sur Europe 1 entre 1986 et 1997.
Pigiste à l'hebdomadaire Le Point à partir de 1994, elle devient chroniqueuse « santé » sur France 2 dans Studio Gabriel, animé par Michel Drucker, puis dans Combien ça coûte ?, émission produite par Christophe Dechavanne et présentée par Jean-Pierre Pernaut.
En 1997, elle présente les journaux de LCI de à et intègre l’année suivante France Info comme journaliste « médias et communication ».
2000-2006 : TF1 Entre et , Laurence Ferrari présente en duo avec son époux de l'époque Thomas Hugues, le magazine Sept à huit, une émission dominicale de reportages, diffusée en access prime-time sur TF1.
De 2001 à 2006, elle anime Vis ma vie, un magazine diffusé en deuxième partie de soirée. Enfin, de à , elle est la remplaçante de Claire Chazal aux journaux du week-end de TF1Voici..
2006-2008 : Canal+ En , Laurence Ferrari rejoint Canal+ pour présenter Dimanche +, une émission politique diffusée le dimanche à en lieu et place du Vrai Journal de Karl Zéro. Laurence Ferrari est aussi la coproductrice de cette émission à travers sa société de production Story Box Press avec ses associés Thomas Hugues et Lorraine Willems.
En 2007 et en 2008, elle présente les soirées électorales de Canal+ en alternance avec des sketches animés par Les Guignols de l'info.
Elle présente parallèlement Le journal inattendu tous les samedis de à sur la station de radio RTL,
2008-2012 : retour sur TF1 vignette|upright=0.8|Laurence Ferrari au festival de Cannes 2008.
À l'été 2008, Laurence Ferrari quitte Canal+ et RTL et revient sur TF1 pour présenter à partir du le journal de 20 heures en semaine ; elle succède ainsi à Patrick Poivre d'Arvor, débarqué du journal le , dans un contexte de remaniements majeurs visant à redresser l’audience de TF1, devenant la première femme, depuis Marie-France Cubadda, à présenter le premier journal télévisé de France. Selon certains médias, comme L'Express, le président de la République française Nicolas Sarkozy , Patrick Poivre d'Arvor, qui .
En , Anne-Sophie Lapix, jusqu'alors joker de Claire Chazal sur TF1, lui succède sur Canal+ à la présentation de Dimanche + tandis que Christophe Hondelatte reprend Le journal inattendu chaque samedi sur RTL.
En , Laurence Ferrari, enceinte, quitte pour quelques mois la présentation du , remplacée par Harry Roselmack. À partir de , elle présente un jeudi par mois avec François Bachy Parole Directe, une émission politique mensuelle au journal de 20 heures de TF1.
Lors de l'élection présidentielle de 2012, elle présente Parole de candidat, une émission politique diffusée en première partie de soirée pendant trois lundis consécutifs au cours de laquelle les principaux candidats sont interrogés par un panel de Français. Le , elle anime avec David Pujadas le débat télévisé de l'élection présidentielle entre le président de la République sortant Nicolas Sarkozy et son adversaire François Hollande. 2012 Le Débat est diffusé en direct sur plusieurs chaînes de télévision.
En , Laurence Ferrari annonce son départ de TF1 pour rejoindre Direct 8. Elle présente son dernier journal le , Gilles Bouleau lui succède le . , explique-t-elle alors. . Plusieurs médias, tel Libération, soulignent le caractère inéluctable de ce départ, en évoquant les audiences déclinantes du journal de et une mésentente entre la journaliste et la rédaction de TF1.
Depuis 2012 : retour dans le Groupe Canal (C8, CNews, Canal +) À partir du , Laurence Ferrari présente le talk-show Le Grand 8 diffusé du lundi au vendredi de jusqu'à sur D8. Elle est accompagnée de chroniqueuses telles que la journaliste Audrey Pulvar, l'ancienne ministre Roselyne Bachelot, la cheffe d'entreprise Hapsatou Sy et la journaliste Élisabeth Bost. À la rentrée 2015, la chroniqueuse Audrey Pulvar quitte l'émission et est remplacée par la journaliste Aïda Touihri.
En , Serge Llado, chroniqueur radio à Europe 1, accuse un chroniqueur de l'émission de Laurence Ferrari d'avoir plagié un de ses programmes sur la proximité entre le jingle du journal de de TF1 et la bande-son du film Les Dents de la mer« Le Grand 8 : un chroniqueur de Laurence Ferrari accusé de plagiat », Première.fr, 25 février 2013.« Une chronique de l'émission de Laurence Ferrari sur D8 inspirée d'un chroniqueur d'Europe 1 ? », The Huffington Post.fr, 20 février 2013..
En 2013, Laurence Ferrari se voit refuser sa carte de presse, Le Grand 8, qu'elle anime sur D8 depuis , étant qualifié de « divertissement » par la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels..
À partir du , la journaliste présente Tirs croisés de à sur i-Télé. Cette émission porte sur la politique ainsi que sur l'actualité au sens large. Durant la première heure de l'émission consacrée exclusivement à la politique, elle reçoit avec ses deux acolytes Audrey Pulvar (également chroniqueuse du Grand 8) et Jean-Claude Dassier (son ex-patron de TF1), un ou plusieurs invités. La demi-heure restante est consacrée à l'actualité en général et est présentée seule par Laurence Ferrari. L'émission est élargie de à à la rentrée 2016 sur CNews.. L'émission est par conséquent renommée Le Direct Ferrari.
En 2016, Le Grand 8 ne fait pas partie de la grille de rentrée de C8 (nouveau nom de D8) ; l'émission est arrêtée le , faute d'audiences. Laurence Ferrari conserve Tirs croisés sur I-Télé. Elle anime également une nouvelle émission d'analyse et d'interview politique, Punchline, diffusée tous les dimanches en direct à sur C8 à partir du . Cette émission est produite par la société d'Emmanuel Chain, Elephant.. En , l'audience « catastrophique » de l'émission pose la question de sa déprogrammation, la part d'audience de seulement 0.6 % de l'ensemble du public plaçant C8 devant Arte et France Ô, mais derrière l'ensemble de la concurrenceBenjamin Lopes, Punchline : audiences catastrophiques pour Laurence Ferrari sur C8, vers une déprogrammation ?, toutelatele.com, 21 novembre 2016.
Le , elle anime avec Ruth Elkrief le second débat de la primaire présidentielle des Républicains, opposant les sept candidats, diffusé sur BFMTV et I-Télé.. Le , elle anime avec Ruth Elkrief et Laurent Neumann le second débat de la primaire présidentielle de la Belle Alliance Populaire, opposant les sept candidats, diffusé également sur BFMTV et I-Télé..
Le , elle anime avec Ruth Elkrief le débat opposant les onze candidats à l'élection présidentielle, diffusé sur BFM TV et CNews ainsi que sur RMC, Dailymotion. et Youtube. C'est la première fois dans une élection présidentielle en France qu'un débat télévisé rassemble l'ensemble des candidats.
En , l'émission Punchline n'est pas reconduite, faute d'audience. Par conséquent, après le départ d'Audrey Pulvar de CNews, elle reprend l'émission Le Grand Rendez-vous, diffusée en simultané sur Europe 1. À la rentrée d', L'émission Le Direct Ferrari est déplacée de à pour la partie politique et reprend la case du - , avec une nouvelle formule incluant une partie culture.
Depuis , Laurence Ferrari continue d'animer Le Grand rendez-vous chaque dimanche à .
Toujours sur CNews, elle anime également l'émission Punchline du lundi au jeudi de -, puis à partir d', du fait de la faible audience (0,5 % de part d'audience), de 18 à Médias : Zemmour dope CNews, lepoint.fr, publié le 15 octobre 2019, modifié le 16 octobre 2019"Face à l'info" : Quelle audience pour la première d'Eric Zemmour sur CNews ?, ozap.com, 15 octobre 2019.
En , elle est, sur Canal +, le joker d'Yves Calvi dans L'Info du vrai et anime l'émission du vendrediBenjamin Meffre, « "L'info du vrai" (Canal+) : Laurence Ferrari sera le joker d'Yves Calvi le vendredi » sur PureMédias, 16 août 2017.
Le , on apprend que Laurence Ferrari arrive sur Radio Classique. pour y animer dès , quotidiennement, en semaine, Entrée des artistes, émission dans laquelle elle fait découvrir de jeunes musiciens.
Depuis 2022 : Paris Match En , elle est nommée rédactrice en chef politique de Paris Match en remplacement de Bruno Jeudy... Sa nomination suscite des craintes au sein d'une partie de la rédaction, qui y voit une .
À la suite du rachat de Paris Match par Bernard Arnault via LVMH, elle prend la présidence de JDNews, un magazine du groupe Bolloré visant à concurrencer Paris Match..
Positionnement politique En 2011, L'Express indique que pour Laurence Ferrari : .
En 2021, Arrêt sur images relève un glissement vers l'extrême droite de Laurence Ferrari au cours de sa carrière, à l'image de la « droitisation du débat public, la lepénisation des esprits sur les questions de délinquance et d'immigration ». Sa préoccupation sur l'insécurité ou l'immigration est en phase avec la ligne éditoriale de CNews, et pourrait expliquer sa promotion au sein de cette chaîne de télévision.
La même année, Libération analyse également l'évolution du positionnement politique de Laurence Ferrari au fil de sa carrière et des contrats qui la lient avec les médias du groupe de Vincent Bolloré. Libération relève que dans le passé Ferrari et qu'elle était , mais qu'au fur et à mesure de sa carrière dans les médias de Vincent Bolloré, stimulée par la fidélité qu'elle affiche pour ce groupe de médias, elle n'aborde désormais dans ses émissions que . Le quotidien déplore également le fait que la journaliste et qu'elle ait accepté en affichant désormais dans le de CNews.