Albert est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
Il s'agit de la troisième ville du département par sa population après Amiens et AbbevilleLa population est de () et se classe après celles d'Amiens ( en ) et d'Abbeville ( en )..
Albert est le siège de la communauté de communes du Pays du Coquelicot et la principale ville industrielle de la vallée de l'Ancre.
Géographie Localisation Albert est une ville picarde de l'Amiénois.
À vol d'oiseauDu centre du chef-lieu de la commune., la commune est située à au nord-est de Corbie, au nord-ouest de Péronne, au nord-ouest d'Amiens, au sud-ouest d'Arras et à au nord-ouest de Saint-Quentin.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Albert est située sur un terrain marécageux. La tourbe noire recouvre le tuf de formation aqueuse par pétrification. Les versants de la vallée reposent sur un massif calcaireNotice géographique et historique sur la commune d'Albert, rédigée par Monsieur Lecocq, instituteur, 1898 (Archives départementales de la Somme).
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Ancre et divers autres petits cours d'eau.
Albert se trouve sur un terrain marécageux traversé par plusieurs bras de l'Ancre, affluent droit du fleuve côtier la Somme, et avec une chute de sept mètres dans le jardin public. L'Ancre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Miraumont et se jette dans la Somme canalisée à Aubigny, après avoir traversé .
L'Ancre est séparé du ruisseau de Méaulte dit le Fossé. par un talus qui domine à au-dessus de la vallée de l'Ancre, c'est le Montalot sur lequel les premières habitations et le château se sont construits.
On y trouve également des étangs, dits du Vélodrome, au nord du territoire communal.
À la fin du , certaines nappes phréatiques contenaient de l'eau séléniteuse et du carbonate de chaux.
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang du Vélodrome () et Nouvel étang ()..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA).
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méaulte à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). vignette|redresse=1.4|Carte topographique de la commune en 2021
Typologie Au , Albert est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine d'AlbertUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée..
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,8 %), zones urbanisées (29,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,4 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Morphologie urbaine Après 1918, la reconstruction de la ville a profondément transformé sa physionomie. Le viaire a été remodelé en respectant grosso modo l'ancien tracé de la voirie mais en élargissant les rues. La ville a été entièrement reconstruite en brique avec un alignement des trois monuments phares de la ville, la gare, la basilique, l'hôtel de ville. L'habitat est très majoritairement constitué de maisons individuelles. Quelques immeubles divisés en appartements ont été construits dans les années 1960.
Lieux-dits et écarts Belle Entrée, Brebière, Étangs du Vélodrome, Falaises du chemin d'Amiens, Ferme du Vivier, Fief de la Prée, l'Ancre, la Croisette, la Grande Prairie, la Justice, la Petite Vitesse, le Bosquet, le Champ des Baillets, le Champ Roland, le Champ Tassin, le Chemin Croisé, le Chemin de Mailly, le Cul Éventé, le Dessus des Vignes, le Fief Taulvoy, le Vivier, les Bernamonts, les Caraïbes, les Cinquante de Boulant, Montalot, Nouvel Étang, Pont d'Aveluy, Rouillon Bulté, Vallée des Pauvres, Vallée Sellier.
Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..
Parmi ces logements, 88,3 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 10,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Albert en 2021 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (8,4 %) et à la France entière (9,7 %). + Le logement à Albert en 2021. Typologie Albert. Somme. France entière. Résidences principales (en %)88,383,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)18,49,7 Logements vacants (en %)10,78,58,1
Voies de communication et transport La route départementale 929 relie Amiens à Bapaume en passant par Albert (tronçon de l'ancienne route nationale 29 qui reliait Yvetot à la Belgique). La route contourne la ville pour éviter d'en traverser le centre. Albert est également située à proximité de l'autoroute A 1, entre Paris et Lille, qui la dessert par le biais des sorties 13 et 14.
La ville est desservie par les lignes d'autocars (Albert - Péronne) et (Albert - Bray-sur-Somme - Péronne) du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés..
La commune dispose de la gare d'Albert sur la ligne de Paris-Nord à Lille, desservie par des missions TER Hauts-de-France.
L'aéroport Albert-Picardie développé et inauguré en 2007, succède à l'aérodrome d'Albert-Bray, publié au JORF du ., lui-même évolution de l'aérodrome privé des Usines .. Il dispose d'une piste de sur de large orientée est-ouest..
Toponymie vignette|gauche|redresse=1| vignette|Une entrée de la commune. Le nom de la localité est attesté sous les formes Incra en 860 (Dans un manuscrit décrivant les nombreux miracles de saint Riquier) ; Encra en 870Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, (lire en ligne sur DicoTopo) . ; Enchrias en 1115 ; Encres en 1136 ; Enchra en 1144 ; Ancora en 1150 ; Ecrembatis en 1160 (lire sans doute *Ecrembacis) ; Encre en 1186 ; Ekrembacis au (rôle des fieffés de l'abbaye Saint-Pierre de Corbie)Henry Daussy, Histoire de la ville d'Albert (autrefois Encre) jusqu'à la Révolution de 1789, 1895, réédition, Woignarue, La Vague verte, 2002 . ; Incra en 1219Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844, réédition Paris, Rassorts Lorisse, 1999, ., on trouve aussi Encra et Anchora, puis Ancre en 1265 (Dans un arrêté du parlement de Paris) ; Ancre en 1314 ; Encre jusqu'au ; Albert en 1620 ; Encre dit Albert en 1733.
Albèrte ou aussi Inque qui s'est aussi maintenu en picard.
Au , lorsque Concino Concini, favori de la reine Marie de Médicis, devint marquis d'Encre. Il signait « Marquis d'Ancre » et prit le titre de maréchal d'Ancre, nom sous lequel il est connu dans l'histoire, lorsqu'il devint maréchal de FranceHenry Daussy, Histoire de la ville d'Albert (autrefois Encre) jusqu'à la Révolution de 1789, Woignarue, La Vague verte, 2002 ( éd. 1895) .. Après la chute de Concini en 1617, la seigneurie d'Ancre fut donnée à Charles d'Albert de Luynes, favori de Louis XIII, et cheville ouvrière de l'assassinat de Concini. Charles d'Albert de Luynes obtint du roi que la commune d'Ancre prît le nom d'Albert en 1620. Le toponyme Albert pourrait venir des Alberti, une famille florentine..
avenue Charles-Lomont, Charles-Quéret, du Général-Faidherbe, du Général-Leclerc, Georges-Clemenceau, Henry-Dunant, du Parc, de la République chemin d'Aïn TémouchentVille marraine de guerre d'Albert, d'Authuille, de Bois-le-Comte, de Bouzincourt, de Corbie, croisé de la Justice, croisé de Bellevue, des Flammes, de Mailly, de la Mauresse, de Méaulte, du Vélodrome, de Warloy-Baillon impasse d'Austerlitz, Leriche, Louis-Crétel, de Mailly, lotissement "les Baillets" place d'Armes, des Frères-WilgosRésistant albertin., du Général-de Gaulle, d'Hédouville, Paul-Doumer, Verville route d'Aveluy, de Millencourt, rue