Cette rivière du département français des Bouches-du-Rhône présente une caractéristique, elle change de nom au milieu de son parcours. Elle se nomme l’Infernet sur son cours supérieur et la Cause sur son cours inférieur Le Tholonet & la Cause, Paulin Cheilan, Le Mémorial d'Aix du jeudi .Chroniques de la Cose et du Tholonet, Roger De Morant, Société du Canal de Provence, reprographie, Le Tholonet, 1989.L’or bleu du Tholonet, Philippe F. Bernascolle, Les Presses du Midi, Toulon, 2019..
L’Infernet L’Infernet, ou ruisseau des Infernets, est le nom du cours supérieur d’une rivière du département français des Bouches-du-Rhône. Au Tholonet elle change de nom pour devenir la Cause. Elle prend sa source sur le flanc Nord-Est de la montagne Sainte-Victoire et se jette dans l'Arc à Palette (Masse d'eau : FRDR10255).
Cours de l’Infernet L’Infernet prend sa source sur la commune de Vauvenargues, sur le versant Nord de la montagne Sainte-Victoire entre le hameau de Claps et le pic des Mouches. Il se dirige vers l'ouest, longeant le village de Vauvenargues, jusqu'à la retenue du barrage de Bimont. Il s'oriente ensuite au sud-ouest et entre dans des gorges très étroites, Il se jette alors dans la retenue du barrage Zola, ancien bassin d'alimentation en eau de la ville d'Aix-en-Provence. L’Infernet descend ensuite vers le sud et passe sous le barrage de La Petite Mer, ancienne réserve d’eau du château du Tholonet.
C’est, selon différents auteurs, à la sortie de la gorge de La Petite Mer ou au niveau de la cascade sous les ruines du pont aqueduc romain sur les hauteurs du Tholonet, que l’Infernet change de nom pour devenir la Cause.
La Cause se jette dans l’Arc à Palette.
Communes traversées Vauvenargues Saint-Marc-Jaumegarde Le Tholonet
Affluents Rive droite : Ruisseau du Sambuc La source de Vauvenargues Rive gauche : Vallat des Rayols Ruisseau du Delubre Jas de Bimont
Eaux de l’Infernet Les eaux de l’Infernet sont de bonne qualité chimique et écologique grâce à un apport externe d’eau brute continue (les fuites du barrage Bimont, lui-même alimenté par le Verdon via le canal de Provence)Plan d’Aménagement et de Gestion Durable (PAGD) du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du bassin versant de l’Arc – « Etat des lieux, partie 2/4 » – Page : 87..
Régime Hydraulique
À l’amont du barrage Bimont Pluvial méditerranéen.
Le régime pluvial méditerranéen présente un minimum très profond en été, les assecs sont fréquents, avec un seul maximum en hiver.
À l’aval du barrage Zola
Les deux grands barrages présents sur cette rivière, écrêtent les crues, et à l’aval du barrage Zola le débit est pérenne et quasiment constant.
Débits
À l’amont du barrage Bimont En amont du barrage Bimont, le débit de l’Infernet est typique du régime pluvial méditerranéen, les assecs sont fréquents en été. Le débit moyen annuel est de .
Comme pour toutes les rivières de Provence, les crues sont rapides et violentes. La crue avec une période de retour de présente un débit maximal estimé de . La plus grosse crue connue, depuis la construction de barrage Bimont, date du , le débit a été évalué à environ Paul Royet & Robert Chauvet, Etablissement du Plan Particulier d’Intervention du barrage Bimont et information de la population, Colloque du Comité Français des Grands Barrages, Mai 2001, à Aix-en-Provence..
La station de mesures hydrauliques des Gaudinettes (code station Y4105210« L'Infernet à Vauvenargues (Gaudinettes) ».) mesure les débits de l’Infernet à l’endroit où il se jette dans la retenue du barrage Bimont, altitude , le bassin versant est ici d’environ P. Brigode, B. Génot, Fl. Lobligeois & O. Delaigue, « L'Infernet à Vauvenargues, station des Gaudinettes »..
À l’aval du barrage Zola En aval du barrage Zola, grâce aux infiltrations des deux barrages qui écrêtent les crues, le débit est pérenne et quasiment constant, il est d’environ par secondePAGD du SAGE de l’Arc – « Etat des lieux, partie 3/4 » – Page : 122..
Ouvrages hydrauliques
vignette|droite|Barrage de la Petite Mer.
Comme pour toutes les rivières de Provence de nombreux ouvrages hydrauliques ont été construits le long de son cours. Mais les trois plus importants sont les trois barrages voûtes : Le barrage Bimont (Cote 351, w3w : croire.clôturer.augmentons). Barrage voûte mis en service en 1952 sur la commune de Saint-Marc-Jaumegarde. Il est alimenté principalement par l'eau du canal de Provence, amenée par une galerie souterraine. Le barrage Zola (cote 242, w3w : infliger.ligament.groupage). C'est le tout premier barrage voûte de l'ère industrielle. À ce titre, il constitue une innovation technique de premier ordre dans le domaine des ouvrages hydrauliques. Mis en service en 1854 il restera le plus grand barrage de France jusqu’en 1866 Le barrage de La Petite Mer (cote 205, w3w : piqueter.chanter.conifère). Petit barrage voûte construit au Moyen Âge, en 1475, pour alimenter le nouveau château du Tholonet. L'Infernet passe actuellement librement par la vidange. Subsiste une roue dentée de commande sur ce qui passe maintenant pour un simple pont. Le "barrage Romain" est en fait composé d'un aqueduc (cote 195, w3w : aucun.brodeuse.criant), avec en partie basse un petit barrage (cote 186) servant de départ au bief alimentant les bassins du château cachant un autre barrage plus ancien (voir ci dessous).
La Cause
La Cause, ou Cose selon sa forme ancienne"La Cause et ses richesses", in Sainte-Victoire, éd. Édisud / Association pour le reboisement et la protection du Cengle-Sainte-Victoire, Aix-en-Provence, 1998, p. 24, 25., est le nom de cette rivière sur la partie finale de son cours.
Cours de la Cause
La Cause démarre à la sortie de la très étroite gorge de La Petite Mer. Ce lieu se nomme, dans la tradition orale du Tholonet, « Le bout du monde ». La Cause descend vers le sud, passe à d'altitude à l'emplacement des ruines de l'aqueduc romain conduisant les eaux de Saint-Antonin-sur-Bayon à Aquae Sextiae. C’est aussi ici que se cache sous les tufs de la cascade un barrage voûte romain. Nous avons donc à cet endroit deux vestiges romains différents le pont aqueduc et le barrage. Ensuite, la Cause descend en pente légère jusqu'au hameau de Palette, où elle rejoint l'Arc, son fleuve collecteur, à d'altitude.
Commune traversée Le Tholonet
Affluents
Rive droite : Ruisseau de la Risante Ruisseau de Saint Jacques Rive gauche : Le Camp Long
Eaux de la Cause
Les eaux de la Cause sont d’aussi bonne qualité chimique et écologique que celles de l’Infernet.
Régime hydraulique et débits Nous sommes en aval du barrage Zola, le régime hydraulique est non naturel. Les deux grands barrages présents en amont, écrêtent les crues, et le débit est pérenne et quasiment constant. Il représente environ par seconde.
Ouvrages hydrauliques
Comme pour toutes les rivières de Provence de nombreux ouvrages hydrauliques, pour l’irrigation agricole, ont été construits le long de son cours. L’alimentation du château du Tholonet, ou l’eau avait une grande importance, assurait l’irrigation des prairies et des jardins, alimentation de plusieurs fontaines et des bassins. Mais surtout, trois moulins utilisaient la force motrice de la Cause pour moudre les grains, écraser les olives et couper les blocs de marbre du Tholonet. Plusieurs points de captages pour l’irrigation sont encore visibles dans le plaine de Palette.
Barrages voûtes L’Infernet / la Cause aura été, durant une zone privilégiée pour les hydrauliciens. Nous avons quatre barrages voûtes, sur seulement de rivière, construits à quatre époques de l’histoire des techniques : L’Antiquité avec le barrage romain du Tholonet ; Le Moyen Âge avec le barrage de La Petite Mer ; Le avec le barrage Zola ; Le avec le barrage Bimont.
Notes
Références
Catégorie:Cours d'eau dans les Bouches-du-Rhône Catégorie:Système hydrologique de l'Arc