Jean-Baptiste Marat, né Mara, est un chimisteParfois mentionné comme médecin., peintre, dessinateur et pédagogue genevois d'origine italo-espagnole, né à Cagliari (Sardaigne) le et mort à Genève le , des suites d'une maladie inflammatoire. Il est le père du conventionnel montagnard Jean-Paul Marat et du professeur russe David de Boudry.

Biographie Jean-Baptiste Mara est le fils d'Antoine Mara et de Miliana Trogu. Élève brillant, il étudie en Espagne puis en Sardaigne pour entrer dans les ordres (Ordre de la Merci).

Idéaliste, le capucin finit par se défroquer et quitter son couvent pour s'installer à Genève, et s'y convertit au calvinisme. Il y étudie le français et le dessin, signe d'abord sa correspondance « Maxa-Bonfils »Marat inconnu, 1891, Augustin Cabanès, p.18 puis francise son patronyme en « Marat »Certains attribuent cette « francisation » plus tardivement, au conventionnel. Les actes de naissance du conventionnel et de ses frères et sœurs mentionnent le nom italien de Mara. et épouse le , au Petit-Saconnex, une genevoise, Louise Cabrol (née peut-être dans l'été 1724, décédée le , fille de Louis Cabrol, perruquier d'origine française, et de Pauline-Catherine Molinier, qui lui donne de nombreux enfants«...M. Marat le père, après avoir été professeur en Sardaigne sa patrie puis en Espagne, vint changer de religion à Neuchâtel, y prit femme et en eut un fils qui est le docteur que vous connaissez. Cette femme mourut et il épousa une Genevoise dont il eut un second fils et trois filles après quoi il vint se fixer à Genève. Cette deuxième femme mourut il y a deux ou trois ans et le veuf lui-même est mort l'année dernière extrêmement pauvre. Le fils cadet est proposant depuis longtemps (ayant été reculé par des voyages en France) et il a été le plus exalté des Natifs représentants. Les demoiselles enseignent la géographie, les ouvrages de mode etc., et sont très exaltées aussi...» Georges-Louis Le Sage, lettre à Salomon Reybaz, 10 août 1784, publiée par J.-B.-G. Galiffe dans D'un siècle à l'autre, vol. I, p. 165..

Dynamique et polyglotte, peu fortuné, Jean-Baptiste Marat exerce différents métiers dans sa nouvelle patrie : peintre, dessinateur (notamment d'indiennes), chimisteIl s'installe comme chimiste de la fabrique d'indiennes de Boudry en 1742 ; cette activité mit la famille dans une certaine aisance, et Marat fut admis bourgeois de la ville. Pour des raisons méconnues, il alla chercher fortune à Genève (vers 1768), laissant sa famille à Boudry. puis professeur de dessin, professeur et traducteur d'italien, d'espagnol et de portugaisNotamment pour le compte de la Société typograhique de Neuchâtel., professeur d'histoire et de géographie, médecin, etc.

Esprit moderne, passionné de pédagogie, il ouvre même à Genève, en 1774, à l'âge respectable de 70 ans, une pension pour jeunes filles et jeunes gens, institution très moderniste qui ne semble pas avoir rencontré le succès.

Il a laissé quelques écrits, notamment des lettres fertiles en renseignements sur la jeunesse de l'Ami du Peuple.

Source

Société d'histoire du canton de Neuchâtel, Musée neuchâtelois, 1864. , tome I : Sardaigne-Suisse, tome II : Suisse-Grande-Bretagne-Hollande-France-Russie.

Notes

Catégorie:Naissance en août 1704 Catégorie:Naissance à Cagliari Catégorie:Pédagogue de la république de Genève Catégorie:Pédagogue du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité liée à l'éducation Catégorie:Dessinateur du XVIIIe siècle Catégorie:Chimiste de la république de Genève Catégorie:Scientifique de la république de Genève au XVIIIe siècle Catégorie:Peintre de la république de Genève au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en janvier 1783 Catégorie:Décès dans la république de Genève Catégorie:Décès à 78 ans