Napoléon Joseph Curial ( à Paris - à Paris) est un homme politique français du .
Il doit son prénom de Napoléon au titre de filleul de l'Empereur.
Biographie
Fils du général-comte Curial, Napoléon Joseph est admis dans les pages de Louis XVIII, entre, à seize ans, à l'École de Saint-Cyr (1825), et en sort, deux ans après, sous-lieutenant dans les grenadiers à cheval de la garde royale. Il fait partie de l'expédition d'Alger (1830), s'y distingue, et y gagne les épaulettes de lieutenant et la croix de la Légion d'honneur.
Démissionnaire après les journées de juillet 1830, il se retire dans ses propriétés aux environs d'Alençon, où il se livre à des travaux d'agriculture. Il dirige surtout ses soins vers le perfectionnement de la race chevaline, et encourage les comices et les concours annuels.
Après son mariage célébré en 1832, il achète, en 1836, la propriété, dite de Berthaux, à Saint-Germain-du-Corbéis, commune dont il est le maire de 1837 à 1843.
Le , il est admis à titre héréditaire à la Chambre des pairs.
thumb|left|180px|La mairie d'Alençon. Installé à Alençon, il est l'un des trois fondateurs, en 1843, de la Banque de l'Orne. Nommé maire de la ville la même année, il exerce ses fonctions avec zèle. Alençon lui doit la fondation de plusieurs établissements utiles aux classes ouvrières et indigentes. Du 4 au , le duc de Nemours et son épouse visitent Alençon. À cette occasion, Napoléon Curial demande et obtient que leur premier héritier soit titré duc d'Alençon : Ferdinand d'Orléans sera le dernier personnage à porter ce titre de 1844 à 1910.
Conseiller général du canton d'Alençon-Ouest en 1846, il est réélu en 1848, 1852 et 1855 devenant président du conseil général de l'Orne de 1848 à 1861.
Révoqué de ses fonctions de maire par le gouvernement provisoire de 1848, il est éluLe sur 11, par voix (le chiffre des votants et des inscrits manque au procès-verbal des élections)., le , représentant de l'Orne à l'Assemblée constituante. Il siège à droite, fait partie des comités de la guerre et de l’administration départementale et communale.
RééluLe sur 9, par voix sur votants et inscrits. par le même département, le , à l'Assemblée législative, il soutient fidèlement la politique du Prince-président, vote pour les lois sur l'enseignement, contre le suffrage universel, pour l'expédition de Rome.
Après le coup d'État du 2 décembre 1851, il fait partie de la commission consultative, et figure, le , sur la première liste des nouveaux sénateurs. Le gouvernement le nomme, le suivant, membre du Conseil supérieur des haras. À la Chambre haute, il fait partie de la commission du sénatus-consulte de la liste civile, de la commission des pétitions, etc., mais l'état de sa santé le tient souvent éloigné des activités du Sénat.
Fonctions
Officier de cavalerie ; Pair de France (à titre héréditaire, ) ; Conseiller général de l'Orne ; Maire d'Alençon (1843-1848) ; Député de l'Orne : à l'Assemblée constituante () ; à l'Assemblée législative () ; Sénateur du Second Empire ().
Publications
Précis sur la demande en défrichement de la garenne de Monchy, 1843 ; Assemblée nationale. Proposition relative à l'ouverture par anticipation et sur les fonds qui seront alloués par le budget de 1849, d'un crédit de quatre millions, applicable à l'achat des chevaux nécessaires pour la remonte générale de l'armée, présentée le , par les citoyens de Corcelle et Napoléon Curial ; Assemblée législative. Rapport fait sur la proposition de loi tendant à distraire la commune de Blaziert du canton de Valence, pour la réunir au canton de Condom, Séance du ; Assemblée législative. Rapport fait sur le projet de loi tendant à ériger en commune, sous le nom de Fontaines-sur-Saône, la section de Saint-Louis, distraite à cet effet de la commune de Fontaine-Saint-Martin, Séance du ;
Titres comte Curial (1829).
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur ().
Armoiries Figure Blasonnement Armes du comte Curial, pair de France,
D’or au bouclier de sable, orlé d’argent, chargé d’un foudre d’or et d’argent, traversé par deux lances passées en sautoir d’aregent, accompagné de quatre étoiles du même en orle; ledit bouclier adextré en chef d’une tête de Borée au naturel soufflant d’argent et soutenu d’une rivière d’azur, avec un crocodile au naturel contourné enchaîné au bouclier par une chaîne de sable. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org
Vie familiale Fils de Philibert Jean-Baptiste Curial, général d'Empire, et de Clémentine Marie Amélie Beugnot ( - Bar-sur-Aube ✝ - Montpellier), fille de Jacques Claude, comte Beugnot, Napoléon Joseph épousa, le à Alençon, Louise Félicie Gérard ( ✝ - Alençon), fille d'un ancien capitaine du génie militaire. Ensemble, ils eurent : Henri Napoléon Claude Philibert ( ✝ 1904), Curial (1861), zouave pontifical (1860-1861), marié avec Gabrielle Delahaye, dont 2 fils.
Annexes Bibliographie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des maires d'Alençon
Liens externes
Curial (Napoléon) sur alencon-histoire.chez-alice.fr
Catégorie:Naissance en janvier 1809 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Membre de la Chambre des pairs à titre héréditaire Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Maire d'Alençon Catégorie:Conseiller général de l'Orne Catégorie:Président du conseil général de l'Orne Catégorie:Député de l'Orne Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Catégorie:Député de la Deuxième République française Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1847 Catégorie:Sénateur du Second Empire Catégorie:Décès en septembre 1861 Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 52 ans