La mosquée al-Aqsa ou al-AksaCette mosquée est appelée en arabe « al-jamaâ al-Qibli » , le terme , al-masjid al-Aqsa « la plus lointaine » étant réservé à l'esplanade des Mosquées. est la plus grande mosquée de Jérusalem-Est. Elle a été construite au sur l'esplanade des Mosquées (Haram al-Sharif en arabe ou le mont du Temple du judaïsme), à proximité du dôme du Rocher. Selon la tradition musulmane, le deuxième calife Omar ibn al-Khattâb« Les premières étapes de la construction remontent au calife Omar bin al-Khattab (r. 13-23 AH / 634-647 ap. J.-C.) qui éleva un mihrab et une petite mosquée sur le site de l'édifice actuel. Moujir al-Din (m. 928 H / 1521 J.-C.), historien qui fait autorité sur l'histoire de l'architecture à Jérusalem, mentionne que c'est le calife Omar qui, en dégageant le Haram de divers vestiges, découvrit le rocher sacré. Il prit plusieurs avis sur la position idéale de la mosquée et reçut le conseil de la construire au nord du rocher, ce qu'il refusa en disant : “Mais c'est sa façade qui doit servir de qibla, comme le prophète de Dieu a fait qibla les façades de nos mosquée.” » Article mosquée al-Aqsa sur le site Discover Islamic Art. a commencé à bâtir la mosquée en 637 à l'emplacement sacré d'où le prophète Mahomet se serait élevé au ciel lors du voyage nocturne selon le premier verset de la sourate Al-Isra dans le Coran
Présentation Le premier bâtiment de prière d'al-Aqsa, érigé en 637, est reconstruit et agrandi par le calife omeyyade Abd al-Malik puis achevé par son fils al-Walid en 705.
La mosquée est détruite par un tremblement de terre en 746 et reconstruite par le calife abbasside al-Mansur en 754 puis est reconstruite à nouveau en 780. Un autre tremblement de terre détruit la plus grande partie du bâtiment en 1033 et le calife fatimide Ali az- Zahir construit une nouvelle mosquée.
Par la suite, le bâtiment est rénové et des constructions sont ajoutées, telles que son dôme, sa façade, son minbar, ses minarets et la structure intérieure.
En 1099, les croisés utilisent la mosquée comme palais et le dôme du Rocher comme église, jusqu'à la prise de la ville par Saladin en 1187. Des reconstructions sont entreprises dans les siècles suivants jusqu'à l'administration jordanienne qui dure jusqu'en 1967.
Aujourd'hui, la mosquée est sous l'administration du Waqf dirigé par les Jordaniens (avec participation des Palestiniens).
Bien que la mosquée ne soit pas associée à l'Isra et Miraj au Moyen Âge, elle y est progressivement associée à partir de 1920..
La mosquée a une capacité de fidèles et l'esplanade dans sa totalité peut accueillir près de Palestinians riot at Jerusalem checkpoints.. Le décor de la mosquée Les bois sculptés du plafond de l'édifice datent sans doute de la période omeyyade. Ils constituent donc l'un des seuls témoignages de l'art du bois à cette époque, avec ceux du Khirbat al-Mafjar à Jéricho. Constitués de motifs végétaux traités avec naturalisme, ils rappellent notamment les mosaïques voisines du dôme du Rocher, et les sculptures du château de Mshatta en Jordanie.
Les bois sculptés participaient sans doute d'un décor bien plus vaste, avec des mosaïques et du marbre, comme on en voit encore au dôme du Rocher ou à Damas. Néanmoins, ceux-ci n'ont pas été conservés.
Les mosaïques anciennes ont été étudiées par Henri Stern..
Dénomination Haram vs. al-Aqsa Dans son sens restreint, et dans la plupart des sources scientifiques écrites en langues européennes, al-Aqsa désigne le seul bâtiment sur la partie sud de l'esplanade des mosquées. Néanmoins, en arabe, le terme « al-Aqsa » est souvent utilisé pour désigner l'ensemble de l'esplanade, incluant la mosquée, le dôme du Rocher, les portes du mont du Temple et les minarets. Al-Masjid al-Aqsa peut se référer ainsi à l'ensemble du sanctuaire, tandis que al-Jâmi‘ al-Aqṣa () désigne plus spécifiquement le bâtiment de la mosquée. Sous les Ottomans (deb. - 1917), l'esplanade a commencé à être dénommée aussi al-Ḥaram ash-Sharīf (, « le noble Sanctuaire »)Robert Schieck (2008) in Geographical Dimension of Islamic Jerusalem, Cambridge Scholars Publishing.Abdallah Omar (2009) al-Madkhal li-dirasat al-Masjid al-Aqsa al-Mubarak, Beirut, Dar al-Kotob al-Ilmiyaah.Abdallah Omar, Atlas of Al-Aqsa Mosque (2010).Jarrar 1998, ..
Al-Qibli vs. Al-Aqsa On utilise aussi le terme al-Qibli pour désigner le bâtiment de la mosquée, en référence à un édicule à l'intérieur, la chapelle al-Qibli (al-Jami' al-Aqsa or al-Qibli, or Masjid al-Jumah or al-Mughata).Mahdi Abdul Hadi: « Al-Aqsa Mosque, also referred to as Al-Haram Ash-Sharif (the Noble Sanctuary), comprises the entire area within the compound walls (a total area of ) - including all the mosques, prayer rooms, buildings, platforms and open courtyards located above or under the grounds - and exceeds 200 historical monuments pertaining to various Islamic eras. According to Islamic creed and jurisprudence, all these buildings and courtyards enjoy the same degree of sacredness since they are built on Al-Aqsa’s holy grounds. This sacredness is not exclusive to the physical structures allocated for prayer, like the Dome of the Rock or Al-Qibly Mosque (the mosque with the large silver dome)"Mahdi Abdul Hadi Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs; Tim Marshall: "Many people believe that the mosque depicted is called the Al-Aqsa; however, a visit to one of Palestine's most eminent intellectuals, Mahdi F. Abdul Hadi, clarified the issue. Hadi is chairman of the Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs, based in East Jerusalem. His offices are a treasure trove of old photographs, documents, and symbols. He was kind enough to spend several hours with me. He spread out maps of Jerusalem's Old City on a huge desk and homed in on the Al-Aqsa compound, which sits above the Western Wall. “The mosque in the Al- Aqsa [Brigades] flag is the Dome of the Rock. Everyone takes it for granted that it is the Al-Aqsa mosque, but no, the whole compound is Al-Aqsa, and on it are two mosques, the Qibla mosque and the Dome of the Rock, and on the flags of both Al-Aqsa Brigades and the Qassam Brigades, it is the Dome of the Rock shown”, he said. » ..
Emplacement symbolique La mosquée al-Aqsa est située sur un lieu très symbolique : le mont du Temple, site du temple de Jérusalem, reconstruit au et agrandi au par Hérode, avant d'être détruit en 70 par les Romains. Le mur des Lamentations témoigne de ce passé. La mosquée semble avoir été édifiée sur « le secteur ajouté au à l'époque d'Hérode pour permettre la construction d'une basilique royale et de sa colonnade, la stoa » ; elle prend place sur « une structure hérodienne en forme de basilique romaine classique »Rosen-Ayalon, M. Art et archéologie islamiques en Palestine, Paris : PUF, 2002, 31-34 ; Grafman, R. ; Rosen-Ayalon, M., « The Two Great Syrian Umayyad Mosques: Jerusalem and Damascus », in Muqarnas: An Annual on the Visual Culture of the Islamic World, XVI, 1-15. lisible sur archnet.org..
Des historiens de l'art affirment que durant la période chrétienne, le lieu fut laissé à l'abandon, sans doute pour marquer le triomphe du christianisme sur l'ancienne religionOleg Grabar, Le dôme du Rocher, joyau du monde islamique, 1997.. Selon eux, ce n'est qu'avec l'arrivée de l'islam que l'esplanade des Mosquées est à nouveau utilisée pour des édifices religieux. Ce fait est appuyé par l'étude d'Andreas Kaplony sur les sources textuelles historiques, qui indiquent que l'esplanade du Temple, sous les Byzantins, avait été négligée et qu'il s'agissait d'un lieu de non-architecture, où la nature avait repris ses droits. Pourtant, de 1938 a 1942, des fouilles sont entreprises par l'archéologue The Structural History of the Aqsa Mosque. A Record of Archaeological Gleanings from the Repairs of 1938-42, Government of Palestine, R.W. Hamilton, Jérusalem, 1949.. Les photographies prises à l'époque, présentées par l'archéologue lors d'une conférence en 2008New Studies on Jerusalem., montrent l'existence dans les soubassements de l'édifice, d'un mikvé datant de l'époque du deuxième Temple, et de mosaïques d'un bâtiment public, probablement une église.Temple Mount Mosaic, 5th-7th century.. Une opinion récurrente dans les ouvrages du est qu'une église avait été établie à cet emplacement en 530 par l'empereur Justinien« Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'Orient » par Adolphe Laurent Joanne, Émile Isambert Publié par Librairie de L. Hachette, 1861 1104 pages, ; « Le Correspondant » Publié par, 1865, page 828, ; « Constantinople, Jerusalem et Rome » par François Pierre Publié par, 1860, ; « Bulletin de la Société de géographie » par Société de géographie (France) Publié par Société de géographie, 1860 Notes sur l'article: ser.4 v.19 1860, ; « En Orient ; souvenirs de voyage, 1858-1861 : souvenirs de voyage, 1858-1861 » par Fernand de Schickler Collaborateur Maurice Loignon, Alfredo Adolfo Camús Publié par M. Lévy, 1863, 390 pages, ; Voyage religieux en orient, Publié par, 1853, page 205, http://www.google.com/books?id=hF4BAAAAQAAJ&pg=RA2-PA205&dq=el+aksa+basilique+justinien&lr=&as_brr=3&hl=fr ; « Annales de philosophie chrétienne » par Charles Denis, Augustin Bonnetty, R. P. Laberthonnière Publié par Roger et Chernoviz, 1860 Notes sur l'article: 61e v.:[31e année]:5e ser.:t.2 (1860), ; « La Terre-Sainte : voyage dans l'Arabie Pétrée, la Judée, la Samaria, la Galilée, et la Syrie » par Jean Jacques Bourassé, Karl Girardet Edition : 2 Publié par Alfred Mame et fils, 1867 576 pages, ; « Voyages en Orient : Jérusalem » Par Damas (André), le r.p. de Damas Publié par Putois-Cretté, 1866. 508 pages, ; « Études sur l'histoire de l'art » par Louis Vitet Publié par M. Lévy frères, 1864 Notes sur l'article: v. 2, ; Michael Kohn, Israel & the Palestinian Territories, Lonely Planet, 2007, , 9781864502770, 448 p., 95 Sur google books.. Toujours selon cette étude d'Andreas Kaplony, il semble que les juifs de la ville aient tenté, sous Julien (règne de 361 - 363) puis lors de l'occupation sassanide de la ville (614 - 628) d'y reconstruire un temple, en vainKaplony, Andreas. The haram of Jerusalem, 324 - 1099. Temple, friday mosque, area of spiritual power. Stuttgart : Franz Steiner Verlag, 2002. voir notamment chapitres A.1, - 31 et B.1, 179-208..
Une tradition musulmane, à partir du milieu du environ, associe Jérusalem et le mont du Temple à la masjid al-Aqsa, que, lors du Isra et Miraj, Mahomet aurait atteint à la suite de son voyage nocturne depuis La Mecque, et depuis laquelle il aurait entrepris l'ascension jusqu'au septième ciel, comme l'indique le Coran (17, 1) : Le terme de masjid al-Aqsa fut donc le plus ancien nom donné à l'esplanade des Mosquées tout entière, avant que le sens ne soit restreint à la seule grande mosquée« al-Masjid al-Aqsâ », in Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige », Paris, 2007, .. C'est plutôt vers le dôme du Rocher que vers la mosquée en elle-même que s'est focalisée la tradition du miraj, le terme masjid ne désignant pas seulement la mosquée en tant qu'architecture mais aussi tout lieu saintGarbar, Oleg. La formation de l'art islamique. Paris : Flammarion, 2000, "Champs", 74-75..