Radio FG est une station de radio musicale française diffusant principalement house et techno.
Elle est gérée par la société FG Concept 51SIREN 388 865 669 rue de Rivoli Paris
Historique Les débuts : Fréquence Gaie Il s'agit, historiquement, de la première radio FM homosexuelle du monde à être autorisée à émettre en continu.. Plusieurs de ses fondateurs viennent de la radio pirate appelée Radio Fil Rose (1978).Tom Umdenstock, « Histoire — Fréquence Gaie : en 1981, la radio sort du placard », in: Têtu, 6 mars 2014 — extraits en ligne..
Le , l'association Fréquence Gaie est créée à Paris par Patrick Oger, en vue de l'exploitation d'une fréquence FM à Paris, compte-tenu de la fin du monopole d'Etat en cours de préparation. L'association a pour projet de mettre en place une radio dénommée « Fréquence Gaie », depuis un studio situé sur les hauts de Belleville. Elle n'a pourtant pas obtenu un véritable feu vert de la commission dirigée par André Holleaux (1921-1997)Le Monde, 23 juillet 1982., dans le cadre de la future Haute Autorité, régulatrice de l'audiovisuel à cette époque. Une manifestation est organisée afin de soutenir l'association Fréquence Gaie et obtenir l'autorisation d'émettre, cette manifestation était à l'initiative de Jonathan B., célèbre nez dans le secteur de la parfumerie.
Le ., Fréquence Gaie présidée par Geneviève Pastre, finit par obtenir une autorisation de diffusion sur la bande FM parisienne sur ou . En définitive, la radio émet pour la première fois le sur . Elle propose alors un programme destiné à la communauté homosexuelle, mélangeant musique, informations diverses. L'émission de petites annonces de rencontres animée par Jean-Luc Hennig, ancien rédacteur en chef du supplément de Libération, Sandwich. Plusieurs personnalités comme Alex Taylor, Philippe Guérin, Lorrain de Saint Affrique et Jean-Luc Roméro sont animateurs ou journalistes aux débuts de Fréquence Gaie. La grille de programmation 1981-1982 laisse apparaître d'autres collaborations..
Un tournant a lieu en 1983 avec la commission Galabert.. La fréquence FM occupée par la radio débridée et libertaire Carbone 14 et dont le matériel venait d'être saisi par le gouvernement est immédiatement réattribuée par ce dernier le .. Fréquence Gaie obtient alors cette fréquence 97.2..
De Fréquence Gaie à Future Génération En 1987, la Commission nationale de la communication et des libertés, chargée de la régulation du paysage audiovisuel français, ne renouvelle qu'une demi-fréquence pour l'association Fréquence Gaie. La fréquence 97,2 est partagée entre FG et une autre radio. Parallèlement, l'exploitation de la radio est déléguée à une société commerciale, SARL 97.2, contrôlée par le magazine Gai Pied Hebdo, l'association titulaire de la demi-fréquence étant minoritaire. La radio change de nom pour devenir , ambitionnant de devenir le média de référence des musiques électroniques, et déménage rue Sedaine dans les locaux du magazine. Le format évolue vers un format généraliste local.
Au milieu des années 1980, plusieurs émissions de libre antenne apparaissent à l’antenne, permettant aux auditeurs d’intervenir directement et de partager témoignages, expériences ou préoccupations liées à la vie homosexuelle dans la France de l’époqueDominique Wuillemin, travaux et témoignages sur l’histoire de Fréquence Gaie et des radios LGBT en France.. Parmi ces programmes figure notamment Lune de fiel, libre antenne animée par David Girard, diffusée de à sur Fréquence Gaie puis Future Génération et coanimée notamment par Zaza Diors. L’émission mêlait humour, confidences d’auditeurs et discussions autour de la vie homosexuelle et des transformations sociales de l’époque et remporta un franc succès. Lune de fiel a également inspiré la pièce de théâtre Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid de Julien Lewkowicz (2026), qui revisite cette libre antenne emblématique des radios communautaires. Le spectacle rend hommage à « une folle époque » et à la liberté de ton de cette émission nocturne consacrée à la sexualité, à la vie communautaire et aux contradictions de la période marquée à la fois par la libération sexuelle et l’arrivée du sida."Luc Biecq, « Fréquence Gaie de retour sur les planches », Strobo MAG, n°45, janvier-février 2026, p. 70-71.
En , FG connaît de nouvelles difficultés financières. La SARL 97.2 dépose le bilan, une procédure de retrait de fréquence en Conseil d'État est alors engagée. Sur l'intervention d'Henri Maurel, ancien directeur adjoint du cabinet d'Yvette Roudy et administrateur bénévole de l'Association Fréquence Gaie depuis 1988, le CSA accorde au président de l'association, Pablo Rouy, animateur sur FG et journaliste à Gai Pied Hebdo, un dernier délai de grâce pour engager un plan de relance et sauver l'attribution de fréquence. Future Génération cesse d'émettre en 1990 pendant un an laissant la fréquence totalement inoccupée. C'est finalement Henri Maurel qui conduira à bien ce processus et sera élu président de l'association en . Malgré les réticences d'une partie de Gai Pied, il propose un projet radio rénové et professionnel autour d'une équipe rajeunie, le CSA lui attribue alors une fréquence (94,4) à part entière. La radio est alors hébergée dans une toute petite partie des locaux de Gai Pied au 45 de la rue Sedaine ().
De 1991 à 2001 : un format exclusivement techno à Paris « Radio FG » En 1991, les studios de la radio déménagent rue Rébeval dans le de Paris. En 1992, Futur Génération devient Radio FG sur le 98.2 avec Henri Maurel comme président. Des DJ mixent en direct à l'antenne ou donnent les informations concernant les prochaines raves. En , le dernier numéro de Gai Pied sort, Henri Maurel confie à Eric Kaiser la création d'une nouvelle émission : « Rage ». Totalement militante et orientée gay, « Rage » en quelques semaines rassemble une dizaine de bénévoles qui alimentent l'information communautaire sur la radio. Les dernières émissions thématiques de la radio disparaissent peu à peu et l'antenne se dote d'une culture musicale marquée qui correspond aux attentes d'un large public à cette époque. vignette|Immeuble du 51 rue de Rivoli (Paris) : les locaux de FG depuis 1994.
Avec le déménagement de la radio au 51 de la rue de Rivoli, l'équipe de l'émission « Rage » se retrouve dans quelques mètres carrés et éprouve de grandes difficultés à produire une émission de qualité. Elle décide donc que l'anniversaire de la centième sera aussi la dernière. Henri Maurel charge alors l'un de ses collaborateurs de monter une nouvelle émission, « Outrage », qui disparut en quelques semaines par manque de « nourriture militante », remplacée par des « pastilles d'information » qui vont faire long feu. La radio qui a obtenu pour cinq ans une fréquence à Paris, se dote d'une identité musicale centrée sur la musique électronique, et devient une des radios pionnières dans le genre, avec Galaxie et Contact FM. Plusieurs DJs se succèdent à l'antenne : Laurent Garnier, Carl Cox, Underground Resistance, MC Adrian, Jeff Mills, Richie Hawtin, Erik Rug, DJ Deep.
Issus (plan capitaux de la capitale). L'aspect homosexuel est gommé, y compris les petites annonces de rencontres à l'antenne.
En 1993, Radio FG devient un organisateur associé à certaines nuits parisiennes qui compte des personnalités aujourd'hui reconnues, même du grand public. Antoine Baduel, Didier Sinclair et David Guetta organisent une soirée hebdomadaire : « Club House » au Queen . La soirée devient culte, notamment au moment des fashion week. David Guetta mixe chaque semaine avec Didier Sinclair. Les Daft Punk, Carl Cox, Laurent Garnier sont invités.
et organise Global Tekno, festival des créations numériques, et Rave UP, la plus grande rave organisée en région parisienne à l'abbaye du Moncel (Oise).
C'est une période où Radio FG prend clairement position contre la campagne de diabolisation médiatique et politique auxquelles la musique électronique doit faire face à cette époque.
Les premières compilations Rave Action et Rave Action 2 sont réalisées en 1993 et 1994. Didier Sinclair les mixe. Elles sont coproduites avec la société Polygram.
Afin de démocratiser le courant musical « techno en France », Radio FG crée en 1995 l'événement « Global Tekno » qui vise à faire comprendre au grand public que la musique électronique soit un mouvement musical à part entière, et qu'au-delà, elle est également source d'inspiration pour de nombreux artistes et influe sur leurs créationsChristophe Vix / Henri Maurel - http://www.global-tekno.com/archives/global%20tekno%202000/expos.html. Le succès de la première édition en 1995 amènera Radio FG à en produire trois autres, la dernière ayant lieu en 2000. Pourtant, cet événement s'adresse à un public averti et n'a pas une incidence suffisamment importante auprès de l'opinion qui continue jusqu'en 1998 à diaboliser cette musique et les personnes qui l'écoutent. Toujours en 1995, FG {fait jouer les Daft Punk, alors inconnus du grand publiclors d’un grand concert gratuit à l’American Center, Pelouse de Bercy.
En 1997, lancement de l'émission "Happy Hour" animée du lundi au vendredi par Antoine Baduel qui reçoit des DJs de la French Touch dont certains sont révélés au grand public, . L'émission sera animée par Xavier Faltot en 1999.
En 1997/1998, l'audience de Radio FG continue de croître. Sa diffusion est désormais assurée sur le câble, le satellite et sur Internet. Antoine Baduel est promu directeur d'antenne et du marketing, Henri Maurel continuant à assurer la présidence de la radio, sa direction générale et éditoriale, Jean-Yves Leloup étant rédacteur en chef. Radio FG radios à se doter, sous l'impulsion de Sylvain Ferey, d'une exploitation entièrement numérisée et d'un site internet (dès 1997). L'antenne s'ouvre aux hétérosexuels. Animé par Olivier Schmitt, réalisé par Thomas Plessy et chahuté par Xavier Faltot: Get Up ! Le matin freestyle invite le tout Paris urbain et techno, queer ou straight.
« On s’est rendu compte que la radio attirait un type d’auditeurs et Thomas Plessis, Olivier Schmitt et Xavier Faltot, animateurs de .Get Up, ils incarnent les «hétéros-flexibles» de FG. d’interlocuteurs, journalistes et autres, qui étaient des hétéros basiques et qui circulaient, parfaitement à l’aise, dans la confusion des signes du système gay. Ils viennent vivre une liberté beaucoup plus grande, qui est celle du mode de vie homo. Ils y trouvent leur plaisir, s’épanouissent. » Henri Maurel, grand tentateur, les a-t-il attirés ? Fait-il du prosélytisme gay ? « C’est eux qui sont venus parce qu’ils se sentaient accueillis. Grâce à la radio. Elle a quelque chose de contemporain : elle n’impose pas un système sémantique fermé et contraignant. La radio invente un mode de vie et des relations sociales et culturelles différentes qui sont liées à notre ville, Paris.»
En 1999, Antoine Baduel devient directeur général de Radio FG, le format musical et éditorial de celle-ci est centré autour des musiques électroniques. Christophe Vix déjà directeur d'antenne, devient directeur artistique de la station et Thomas Plessis chef d'antenne. La publicité devient plus présente à l'antenne.
En 2001, Radio FG change de statut et de catégorie et devient une radio nationale de catégorie D exploitée par la société SAS FG Concept. Cette nouvelle société a pour président-fondateur Henri Maurel et pour président directeur général Antoine Baduel. . La même année, au mois de juin, sort le premier volume de la collection Dancefloor FG, compilation reprenant l'essentiel de la playlist diffusée sur l'antenne agrémentée de morceaux inédits. Des résultats d'audience en progrès et une gestion rigoureuse vont permettre à la radio d'être indépendante et de s'autofinancer.
De 2001 à 2009 : un réseau multivilles DJ et électro « FG DJ Radio »