Salins-les-Bains (prononcé ) est une commune française du département du Jura, en Bourgogne-Franche-Comté. Située dans le cœur du Jura, elle fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté. La ville s'étend au fond de la vallée de la Furieuse, un affluent de la Loue, et est dominée par deux forts, le fort Saint-André à l'est et le fort Belin à l'ouest.

Salins-les-Bains possède une histoire glorieuse due à un passé industriel florissant de production du sel, l'« or blanc », remontant au Elle est ainsi la deuxième ville de Franche-Comté au Moyen Âge et compte environ à la veille de la Révolution française.. À partir du , son activité industrielle s'étend grâce au développement de plâtrières, de scieries, et surtout de faïenceries. La ville s'engage parallèlement dans le tertiaire avec la création d’un établissement thermal en 1854, modernisé par son maire Jean-Marie de Grimaldi, alors que la seconde moitié du voit la disparition progressive des industries : la plâtrière ferme en 1958, la saline en 1962 et les faïenceries en 1995.

Salins-les-Bains compte aujourd'hui un peu moins de . Elle fonde sa reconversion économique sur les services, en particulier à travers trois secteurs : la santé, le thermalisme et le tourisme. Ce dernier s'appuie notamment sur la restauration et la valorisation d’un patrimoine historique riche et prestigieux marqué par l'inscription de la grande saline de Salins-les-Bains sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco le , en extension de la saline royale d'Arc-et-Senans sur la liste depuis 1982. Géographie Localisation La ville de Salins-les-Bains se trouve dans le nord-est du département du Jura, à à vol d'oiseau de la capitale Paris.. Elle jouit d'une situation géographique privilégiée sur les plans national et européen de par son appartenance à l'axe Rhin-Rhône., carrefour des voies de communication entre mer du Nord et Méditerranée, Europe du Nord et Europe du Sud, ainsi qu'au niveau régional, puisqu'elle est à quasi-équidistance de toutes les grandes villes de la région : Dole (.), Besançon (.), Pontarlier (.) et Lons-le-Saunier (.).

La commune appartient au massif du Jura dont elle occupe l'un des faisceaux internes.

Communes limitrophes

Géologie et relief left|vignette|redresse=1.3|alt=Photographie en couleurs prise en altitude au-dessus d'un village|Salins-les-Bains. Salins-les-Bains se situe au sein du bassin salifère comtois, au cœur d'une reculée creusée par la Furieuse, un affluent de la Loue. Le soubassement de la vallée est constitué de marnes à sel gemme, formées par l'évaporation d'une mer chaude et peu profonde lors du Keuper inférieur et moyen, il y a environ . La couche d'évaporites y atteint d'épaisseur. Le sel des couches supérieures, dissous par les eaux d'infiltration, est épuisé. Ce sont les couches inférieures traversées par des exsurgences alpines se chargeant en sel au contact de la roche qui alimentent les sources salées auxquelles la ville doit sa prospérité...

Salins-les-Bains est dominée à l'est et à l'ouest par le plateau où se trouvent deux ensembles fortifiés, le fort Saint-André () à l'ouest, et le fort Belin () à l'est, ainsi que par le mont Poupet au nord, qui culmine à d'altitude. Ces hauteurs sont composées de marnes à gypse du Keuper supérieur, de marnes du Lias et de calcaires du Bajocien..

La superficie de la commune est de ; l'altitude varie entre Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Hydrographie

La commune est traversée selon un axe nord-sud par la rivière, la Furieuse, en grande partie canalisée. Il s'agit d'une rivière très abondante, présentant de fortes variations saisonnières de débit. À l'étiage, le débit peut chuter sévèrement jusqu'à en période quinquennale sèche, la rivière étant alors réduite à quelques filets d'eau. À l'inverse, les crues peuvent être très importantes et très rapides, compte tenu de la petite taille du bassin versant de la rivière et de son débit moyen, ainsi que de la nature marneuse des sols. La Furieuse et le ruisseau de Gouaille ont ainsi connu de nombreuses crues au cours des siècles, notamment en 1512, 1599, 1608, 1728, 1767, 1840, 1841, 1889, 1935, 1953 et 1980[DDe du Jura, Commune de Salins-les-Bains Cartographie du risque « inondation » (PPRn de la Furieuse et du ruisseau de Gouaille), , , consulté le 21 février 2017.. Le régime torrentiel des cours d'eau et les fortes pentes entraînent une érosion importante, pouvant générer des glissements de terrainPPR Glissements de terrain, sur le site de la DDT du Jura. Consulté le 6 mai 2013., sur le site du Progrès.. Un précédent historique existe, avec la destruction de l'ensemble du village de Sarcenne (aujourd'hui Cercennes), à quelques kilomètres au sud de Salins, en Sarcenne, village disparu en 1649, sur racinescomtoises.net. Consulté le 6 mai 2013..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbois à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Située sur la route reliant le Bassin parisien et la Suisse par Dijon et Pontarlier, Salins-les-Bains est historiquement un important lieu de passage. Les transports y sont aujourd'hui dominés par l'automobile, la ville étant intégralement traversée par la route départementale 472, ce qui lui vaut parfois le qualificatif de , sur le site de l'Est républicain.. Elle est également au centre d'un dense réseau départemental, avec les RD 65, 94, 105, 345, 467 et 492Géoportail. Consulté le 6 mai 2013.. La route nationale la plus proche est la RN 83, à , tandis que l'autoroute A39 est à Mesuré sur Google Maps..

L'accès au réseau ferré est assuré par huit aller-retour quotidiens en autocar jusqu'à la gare de Mouchard, desservie par le TER Franche-Comté et le TGV LyriaAccès, sur le site de l'office de tourisme. Consulté le 6 mai 2013.. L'aéroport de Dole-Jura est situé à de Salins-les-BainsMesuré sur viamichelin.fr.

Urbanisme Typologie Au , Salins-les-Bains est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Salins-les-BainsUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Salins-les-Bains, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Salins-les-Bains, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,9 %), prairies (25,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %), zones urbanisées (6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), cultures permanentes (2,1 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine Limitée par le relief, la ville de Salins-les-Bains s'étend sur plus de , selon un axe nord-sud, entre les flancs de la vallée de la Furieuse. Son caractère de est la conséquence des choix d'urbanisme pris à la suite du grand incendie de 1825, et notamment de l'élargissement de la Grande-Rue et de la démolition des portes Oudin, Barbarine et Malpertuis., jusqu'à la percée de la rue Gambetta alors route nationale.

Le centre-ville de Salins-les-Bains s'organise autour de la rue de la République. On y trouve notamment l'hôtel de ville et le site de la Grande saline. À l'extrémité nord de la ville se trouve le faubourg Saint-Pierre organisé autour du site des anciennes faïenceries, tandis qu'au sud, le faubourg Pasteur se concentre autour de l'église Saint-Jean-Baptiste. On notera la continuité du bâti avec la commune de Bracon, avec laquelle Salins-les-Bains forme une unité urbaine, ainsi qu'avec la commune de Marnoz au niveau du hameau de Saint-Michel-le-Bas.

136 odonymes recensés à Salins-les-Bainsau 8 décembre 2013 Allée Avenue Chemin Cour Escalier Impasse Place Quai Rampe Route Rue Ruelle Sentier Villa Autres Total 1Allée Marcou. 2 Avenue Aristide Briand et Avenue du Général de Gaulle. 16 1 Cour des Halles. 10 3

11 1 Quai Valette (le long de la Furieuse). 1 Rampe Barbarine. 10 34 Dont la Rue du 19-Mars-1962 2 Ruelle du Gué et Ruelle Paillard. 1 Sentier du Fort Saint-André 1 Villa des Roses. 43 Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, quartiers, cités, parcs, etc. 136 Notes « N »Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Logement La ville comptait en 2013 un total de , un chiffre quasiment stable par rapport à 2008 sur le site de l'Insee.. étaient des résidences principales, 361 des logements vacants et 81 des logements occasionnels ou des résidences secondaires. On notera une forte augmentation du nombre de logements vacants, qui était de 260 en 2009Dossier local INSEE sur le site de l'INSEE. Consulté le 23 août 2013..