La Race des seigneurs est un film français réalisé par Pierre Granier-Deferre et sorti le Une courte description du tournage de scènes du film aux Studios de Boulogne à Boulogne-Billancourt et en extérieur près du tombeau de Napoléon à Paris est donnée par un des figurants du film dans "Cinéma vérité: on location in Paris" in Adamson et Jackson, Footloose in France, Cambridge : John Adamson, 2023 , p. 63–66.. Il s'agit d'une adaptation du roman de Félicien Marceau Creezy, prix Goncourt 1969.

Synopsis Député du Parti républicain unifié (PRU), Julien Dandieu est susceptible de prendre part au gouvernement qui se met en place. À sa carrière, il sacrifie sa famille tout comme sa maîtresse, la jeune mannequin Creezy. Ainsi, son épouse est internée pour dépression, alors que son fils de dix-sept ans ne parvient jamais à le joindre. Dandieu va jusqu'à trahir ses amis pour accéder au pouvoir. Mais une fois obtenu le poste tant convoité, il apprend que Creezy s'est donné la mort par sa faute.

Fiche technique Titre : La Race des seigneurs Réalisation : Pierre Granier-Deferre Scénario : Pierre Granier-Deferre et Pascal Jardin d'après le roman de Félicien Marceau, Creezy Assistants réalisateur : Philippe Lefebvre, Denys Granier-Deferre Production : Les Films de La Boétie Musique : Philippe Sarde Photographie : Walter Wottitz Pays de production : Montage : Jean Ravel Son : Jean Labussière Décors : Pierre Guffroy Format : couleur Genre : drame Durée : 90 minutes Dates de sortie : France : Italie : Affiche : René Ferracci (France)

Distribution Alain Delon : Julien Dandieu Sydne Rome : Creezy Jeanne Moreau : Renée Vibert, veuve d'un dirigeant du PRU Claude Rich : Dominique, le conseiller de Dandieu Jean-Marc Bory : Savarin Jean-Pierre Castaldi : Collard, membre du PRU Louis Seigner : Robert Renard Bernard Jeantet : Alain Dandieu, le fils Jacques Maury : membre du PRU Pierre Leproux : membre du PRU Robert Favart : membre du PRU Pierre Asso : membre du PRU Monique Mélinand : Simone, belle-sœur de Dandieu Madeleine Ozeray : Dandieu, mère de Julien Dandieu Dominique de Keuchel : un manifestant Edgar Givry : un copain de Alain Dandieu Monique Morisi : Betty Dorval, femme de Julien Ibrahim Seck : l'agent d'accueil au téléphone Dominique Zardi : le concierge de l'immeuble Alice Reichen : Jeanne, la bonne de Renée Vibert Lucienne Legrand : une invitée de Creezy Solange Pradel : une invitée de Creezy Nadia Samir : l'employée de Creezy Dominique Delpierre : l'amie de Creezy Jacqueline Clément : la fleuriste Jean-Pierre Moreux : l'employé de Julien Dandieu Ermanno Casanova : le patron du café Marie-Jo Simenon : membre du PRU Maïténa Galli : la compagne de Robert Renard

Production Sous la direction de Pierre Granier-Deferre, Alain Delon avait joué dans accepte de jouer dans La Veuve Couderc, adaptation d'un roman de Georges Simenon, avec Simone Signoret. Le film avait rassemblé plus de deux millions de spectateurs en France. Granier-Deferre s'attèle ensuite à une adaptation de Creezy, roman de Félicien Marceau. Il modifie en profondeur le récit pour privilégier un portrait incisif des hommes politiques. Le personnage principal, Dandieu, devient sous sa plume un homme politique de gauche, ambitieux, intelligent et calculateur. Granier-Deferre à propos du rôle : . L'acteur accepte le rôle et s'offre ainsi la possibilité de jouer aux côtés de Jeanne Moreau.

Le nom du héros joué par Alain Delon – Julien Dandieu – a été repris l'année suivante pour celui du film Le Vieux Fusil (Robert Enrico, 1975), incarné par Philippe Noiret. Ce nom est souvent choisi par Pascal Jardin, qui a travaillé sur le scénario des deux œuvres et qui avait déjà nommé ainsi Alain Delon dans Madly.

Inspirations Le personnage interprété par Alain Delon n'est pas sans évoquer un homme politique de cette époque, Jean-Jacques Servan-Schreiber, issu lui aussi des rangs d'un parti centriste (Parti radical) déchiré par l'idée de s'allier à la droite au pouvoir pour tenter d'infléchir la politique sociale de cette dernière. La scission possible du PRU est réellement arrivée dans le cas du Parti radical.

Il est évoqué dans le film le fait que la majorité a remporté de peu les élections législatives et qu'elle a besoin de s'ouvrir au centre pour conserver une majorité claire. C'est ce qui s'est passé lors des élections législatives françaises de 1973 où la majorité l'emporta d'une courte tête et tenta de rallier à elle le « Mouvement réformateur » de JJSS et Jean Lecanuet, dont le parti radical faisait partie.

De plus JJSS mettait en avant des idées novatrices qui bousculaient les habitudes radicales.

C'est encore un parallèle avec certaines scènes du film où l'on voit de vieux cadres du PRU reprocher à Julien Dandieu son arrivisme.

Il faut ajouter à cela le fait que JJSS eut de nombreuses conquêtes féminines.

Le personnage de Renée Vibert évoque Marie-France Garaud, qui a influencé de nombreux hommes politiques des années 1970, dont Jacques Chirac.

Exploitation et accueil Par pure coïncidence, ce film au thème politique sort une semaine après la mort de Georges Pompidou, le . La critique est divisée et Granier-Deferre finira par rejeter le film.

Notes et références

Annexes Bibliographie .

Liens externes

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