Lucien Linard (1881-1914) est un imprimeur français.
Biographie Lucien Eugène Linard est né à Charenton-le-Pont, au sud-est de Paris, le Son acte de naissance (n° 106) dans le registre des naissances de Charenton-le-Pont pour l'année 1881., d’un père employé de commerce et d’une mère couturière. Il quitte l’école sans passer son brevet d’école primaire et intègre un atelier d’imprimerie en qualité d’apprenti. Il subit entre 1898 et 1901, quinze condamnations en correctionnelle, dans diverses villes de France (Paris, Lyon, Angers…), essentiellement pour vagabondage et infraction à la police des chemins de fer. Ces condamnations lui valent d’effectuer de nombreux – et parfois assez longs – séjours en maison de correction.
En 1902, Lucien Linard est appelé avec sa classe d’âge pour effectuer son service militaire. En raison de ses antécédents judiciaires, il est incorporé, en , dans une unité disciplinaire : le d’infanterie légère d’Afrique, stationné dans le désert algérien. En , il est versé, en raison de sa bonne conduite, au d’infanterie, stationné à Amiens, où il fait la connaissance du peintre Albert Gleizes Christian Briend, « Chronologie d'Albert Gleizes » : année 1904, Paris, Fondation Albert Gleizes, 2007, .. Après sa libération, Linard accepte de tenter l’aventure de L’Abbaye de Créteil, dans laquelle il s’investit beaucoup, ainsi qu’en témoignent Georges Duhamel et Alexandre Mercereau, puisqu'il imprimera une partie des publications du groupe rue du Moulin où il monte un atelier typographique et une presse. Il invite les membres à s'occuper quelques heures par jour à cette imprimerie et leur apprend le métier d'imprimeur.
En , après la dissolution du phalanstère de Créteil et le départ des membres de L’Abbaye vers Paris, Linard reste à la tête d'un nouvel atelier d’impression qu'il avait ouvert 7 rue Blainville (Paris). En , il imprime à 122 exemplairesTirage annoncé par le justificatif. Tirage réel selon une lettre de Pierre Jean Jouve à Guillaume Apollinaire (6 juin 1909) : 7 exemplaires. le dernier ouvrage connu portant sa marque : Artificiel, le premier ouvrage du poète Pierre Jean Jouve.
En , il est mobilisé au sein du d'infanterie, et est mortellement blessé le 19 ou le lors de la bataille de Morhange, en Lorraine. Il succombe le , à Pont-Saint-Vincent, où il est toujours enterré.
Bibliographie Nicolas Leroux, « Un zéphyr à L'Abbaye : Lucien Linard (1881-1914) », in L'Œil bleu, n°6, , p. 5-30.
Nicolas Leroux, « La Minerve et l'elzévir (L'atelier d'impression des éditions de l'Abbaye de Créteil [1907-1908]) », in L'Œil bleu, n°14-15, , p. 34-66.
Références
Catégorie:Naissance à Charenton-le-Pont Catégorie:Naissance dans le département de la Seine Catégorie:Naissance en juin 1881 Catégorie:Décès en Meurthe-et-Moselle Catégorie:Décès en septembre 1914 Catégorie:Décès à 33 ans Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Personnalité liée à Créteil Catégorie:Groupe de l'Abbaye Catégorie:Imprimeur français du XXe siècle Catégorie:Personnalité inhumée en Meurthe-et-Moselle