thumb|right|Bellérophon et Pégase selon le Nordisk familjebok.
Le mythe de Pégase est omniprésent dans la littérature dite classique et dans la poésie, à tel point qu'on ne compte plus les célèbres auteurs qui lui ont dédié un ou plusieurs textes, en particulier des poèmes où il fait référence à l'appel de l'inspiration. Voltaire, Honoré de Balzac, Friedrich Schiller, Heinrich Heine, Victor Hugo, Alice de Chambrier, José-Maria de Heredia ou encore Jean Cocteau ont ainsi rendu hommage au cheval ailé de la mythologie grecque, chacun à sa façon, à travers une ou plusieurs de leurs œuvres.
Pégase en poésie thumb|left|Le Poète voyageur, peinture de Gustave Moreau créée à la fin du . C'est après l'Antiquité classique, à partir du . et principalement au que Pégase devient le symbole de la poésie. et par extension de l'inspiration poétique. Dans cette fonction où le cheval ailé est alliés des poètes, probablement popularisée par Boiardo., ses ailes sont symbole d'un appel de l'inspiration, du besoin de s'élever dans les solitudes célestes, du bondissement de l'âme que la pensée arrache au sol..
Cette symbolique a donné naissance à des expressions littéraires liées à la poésie, mentionnées par l'Académie française au . ou signifie « avoir de l'inspiration » et faire des vers, c'est-à-dire écrire de la poésie. ou désigne les mauvais poètes.. Le lien entre cette fonction d'allié des poètes et la symbolique originelle de Pégase dans la geste de Bellérophon semble découler du fait qu'en exerçant leur art, les poètes .. En effet, écrire de la poésie demande, entre autres qualités, d'avoir de l'intuition et de l'imagination. Il s'agit là d'une qualité indispensable au poète : il aurait beau manier les mots avec la plus grande habileté, s'il n'a pas d'imagination, il ne peut pas être poète..
Voltaire Voltaire est l'auteur d'un Dialogue de Pégase et du vieillard dans lequel le coursier ailé rencontre un paysan travaillant la terre, et lui demande de le monter.. Cette œuvre a donné lieu à une poésie anonyme en réponse..
Friedrich Schiller
Friedrich Schiller est l'auteur de Pégase mis au joug, un poème à morale dans lequel un paysan achète Pégase à un poète affamé, et tente de lui faire exécuter divers travaux de ferme sans succès, avant de le confier à un autre poète. Il a fait l'objet de traductions par Gérard de Nerval en 1830, Xavier Marmier en 1854 et William Chapman en 1912, dans son recueil Les Fleurs de givre.
Heinrich Heine L'Allemand Heinrich Heine nommait sa Muse « Pégase » et lui consacra forcément quelques poèmes :
Victor Hugo
L’écrivain et poète français Victor Hugo consacra deux poèmes entiers à Pégase dans Les Chansons des rues et des bois : Le Cheval, qui ouvre le recueil, et « Au cheval », qui le clôture :
+ Deux poèmes de Victor Hugo Le cheval (extrait) Au cheval (extrait, ) Moi, sans quitter la plate-longe, Sans le lâcher, je lui montrais Le pré charmant, couleur de songe, Où le vers rit sous l'antre frais.
Je lui montrais le champ, l'ombrage, Les gazons par juin attiédis ; Je lui montrais le pâturage Que nous appelons paradis.
– Que fais-tu là ? me dit Virgile. Et je répondis, tout couvert De l'écume du monstre agile : – Maître, je mets Pégase au vert. Si le passé se reconstruit Dans toute son horreur première, Si l'abîme fait de la nuit, Ô cheval, fais de la lumière.
Tu n'as pas pour rien quatre fers. Galope sur l'ombre insondable ; Qu'un rejaillissement d'éclairs Sois ton annonce formidable.
Traverse tout, enfers, tombeaux, Précipices, néants, mensonges, Et qu'on entende tes sabots Sonner sur le plafond des songes.
Comme sur l'enclume un forgeur, Sur les brumes universelles, Abats-toi, fauve voyageur, Ô puissant faiseur d'étincelles !
Sers les hommes en les fuyant. Au-dessus de leurs fronts funèbres, Si le zénith reste effrayant, Si le ciel s'obstine aux ténèbres,
Si l'espace est une forêt, S'il fait nuit comme dans les Bibles, Si pas un rayon ne paraît, Toi, de tes quatre pieds terribles,
Faisant subitement tout voir, Malgré l'ombre, malgré les voiles, Envoie à ce fatal ciel noir Une éclaboussure d'étoiles.
Alice de Chambrier
La poétesse suisse Alice de Chambrier est l'auteure de Pégase attelé, dans son recueil posthume Au delà :
Alice de Chambrier, Pégase attelé (extrait) 1883Oh ! qui dira jamais la douleur impuissante De Pégase arrêté dans son essor divin Et qui sent tressaillir son aile frémissante Sous le harnais pesant qu’il veut briser en vain !
José-Maria de Heredia
Le poète français d'origine cubaine José-Maria de Heredia a lui aussi dédié l'un de ses poèmes parnassiens à Pégase, dans
José-Maria de Heredia, Pégase (extrait) 1902Voici le Monstre ailé, mon fils, lui dit la Muse. Sous son poil rose court le beau sang de Méduse ; Son œil réfléchit tout l’azur du ciel natal, Les sources ont lavé ses sabots de cristal, À ses larges naseaux fume une brume bleue Et l’Aurore a doré sa crinière et sa queue…
Jean Cocteau Pégase apparaît aussi régulièrement dans les œuvres de Jean CocteauPégase dans les poèmes de Jean Cocteau sur la Librairie Loliée, site web consulté le 17 février 2009..
Pégase en littérature Honoré de Balzac Honoré de Balzac cite Pégase dans La Peau de chagrin : . Dans Illusions perdues : , dans Physiologie du mariage : , et dans de nombreux romans de La Comédie humaine.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Cheval ailé
Liens externes The Pegasus Symbol in the Childhood Stories of Sinclair Ross
Bibliographie
Sources primaires . .
Sources secondaires . . . .
Dictionnaires . .
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